Sieges

Il suffit de faire le siège des ventes aux enchères en ligne pour se procurer bergères, canapés et banquettes, fauteuils, chaises et tabourets.
« Il y a autant de sièges que de modes de conversations », notait Philippe Jullian en 1961 dans sa petite encyclopédie érudite et pleine d’humour des « Styles ».
Causeuses pour converser à deux, chauffeuses pour bavarder au coin du feu et canapés pour chatter sur internet sont autant d’objets que l’on peut acheter dans les ventes aux enchères de Sièges. A moins que l’on ne préfère acquérir une méridienne pour s’isoler, ou encore une boudeuse, ce siège double du XIXe siècle dans lequel on s’assoit dos à dos. Sur le divan, le chineur fait sa psychanalyse. Si les sièges selon Philippe Jullian se sont « abaissés pour les galanteries et évasés pour (accueillir) les crinolines » sous le Second Empire, le XXe siècle a célébré des assises iconiques : chaise Harry Bertoia, chaise longue de Charlotte Perriand, fauteuil Charles Eames. Les addicts du design pourront les dénicher dans ces ventes onlines de Sièges, tout comme les canapés de Jean Royère, les chaises de Philippe Starck ou les fauteuils des frères Bouroullec.
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Lots recommandés

Jean Baptiste II Lelarge (Français, 1711-1771) et suiveur Partie de salon aux Fables de La Fontaine 11 pièces en hêtre mouluré, sculpté et laqué blanc. Deux fauteuils et six chaises à dossier à la Reine d'époque, complétés postérieurement d'un canapé et de deux fauteuils de style. L'amortissement du dossier mouvementé est décoré de coquilles et d'acanthes ; les accotoirs en retraits sont à manchettes. Les pieds galbés sont à décor de fleurettes. Estampillés "J.B.Lelarge" sur les six chaises et deux fauteuils. Lelarge, reçu maître à Paris, le 14 janvier 1738. Garniture en tapisserie, laine et soie, Aubusson, XIXe siècle, possiblement Braquenié, à décor d'enfants chasseurs et de scènes champêtres sur le dossier et des fables de La Fontaine sur l'assise de neuf sièges : Le lièvre et la tortue ; La brebis et le renard ; Les deux rats, le renard et l'oeuf ; Le chien, le coq et le renard ; Le cheval et le loup ; Le cerf voyant dans l'eau ; Le lion, le singe et les deux ânes ; Les deux pigeons ; Le renard et le bouc. Chaises : Haut. 91,5 Larg. 59 Prof. 47 cm. Fauteuils : Haut. 95 Larg. 69 Prof. 55 cm. Canapé : Haut. 96,5 Larg. 177 Prof. 61 cm. (deux des six chaises garnies de velours vert, traces de dorure, usures à la laque) Provenance: collection d'un château du Lochois. Jean Baptiste II Lelarge and followers. A set of two carved and lacquered beechwood flat-back armchairs and six chairs as well as a couch and two armchairs (later additions). Nine pieces of furniture upholstered with Aubusson tapestries depicting La Fontaine's Fables on the seats and pastoral scenes on the backs. Fils de Jean Baptiste I, Jean Baptiste II Lelarge s'établit en 1738 rue de Cléry, dans la maison du menuisier Etienne Saint-Georges, mort deux ans auparavant. Son fils Jean Baptiste III, qui lui succède en 1775, conserve son estampille, d'où une difficulté quant à l'attribution des sièges entre la fin du style Louis XV et du début du style Louis XVI. Il est traditionnellement d'usage d'attribuer à Jean Baptiste II les sièges Louis XV estampillés "Lelarge". Il réalise des modèles aux lignes souples et élégantes, moulurés ou ornés de sculptures de bonne qualité, bien réparties et sans surcharge (in Le mobilier français du XVIIIe siècle, Pierre Kjellberg, les Editions de l'Amateur, Paris, 1989, pp. 499 à 501). La garniture de ce salon, aux Fables de la Fontaine et aux enfants chasseurs, est typique du goût français du XVIIIe siècle, cultivant l’art de la conversation et de la citation. Jean de La Fontaine (1621-1695) s’inspire des fabulistes antiques tels qu’Esope, Babrius et Phèdre pour composer les « Fables » entre 1668 et 1694. Evocation pittoresque du monde animal et transposition légère et perspicace de la vie en société et de ses travers, ses vers offrent un répertoire décoratif inépuisable pour les artistes, qui continue de séduire. Les fables deviennent ainsi un « rituel », un jeu de références et de citations pour la société éclairée des Lumières. C’est dans ce contexte que Jean-Baptiste Oudry (1686-1755), membre de l’Académie Française et premier peintre animalier du roi, réalise une nouvelle version illustrée des Fables, mettant en scène son sujet de prédilection : les animaux. De 1729 à 1734, il dessine 275 compositions au crayon et à l’encre de Chine rehaussée de gouache. Devenu directeur de la Manufacture de tapisserie de Beauvais en 1734, il reprend ses dessins qu’il adapte sous forme de cartons pour ses lissiers. Quinze ans plus tard, Montenault décide de faire graver l’ensemble des dessins sous la supervision de Nicolas Cauchin. Le recueil est publié à compter de 1755, permettant à la Manufacture d’Aubusson de reprendre le thème qu’elle diversifie, pour créer, à son tour, les merveilleuses assises de ces sièges, parangons de l'Art de Vivre à la Française. La représentation des enfants chasseurs n’est pas sans rappeler les allégories des enfants jardiniers développées par François Boucher (1703-1770) pour la marquise de Pompadour (vente Rouillac, château d'Artigny, 10 juin 2018, n°64, aujourd'hui conservé au château de Sceaux) qui influenceront ensuite de nombreuses manufactures, dont celle d’Aubusson. Une combinaison des fables de La Fontaine pour l'assise et d’allégories enfantines sur le dossier se retrouve sur un fauteuil daté de 1765, conservé au musée des Arts Décoratifs de Bordeaux (numéro d'inventaire 11319).

Estim. 3 000 - 5 000 EUR

CHARLES EAMES (USA, 1907 - 1978) & RAY EAMES (USA, 1912 - 1988) pour VITRA Editor. "Lounge Chair & Ottoman", 1956. Placage de bois de rose, revêtement en cuir brun et base en aluminium noir poli. Avec plaque de l'éditeur Vitra. Nouvelles dimensions. Dimensions : 90 x 85 x 85 cm ; 40 x 66 x 54 cm (ottoman). L'ensemble fauteuil et repose-pieds "Lounge", en bois moulé avec revêtement en cuir, a été conçu par Charles et Ray Eames. Icône du design du XXe siècle, ce mobilier fait partie de collections importantes comme celle du MoMA de New York. Vitra fabrique la Charles and Ray Eames Lounge Chair selon les mêmes méthodes de fabrication depuis les années 1950. La raison pour laquelle la version XL a été créée est que, depuis la première production, la taille moyenne de la population a augmenté de près de 10 cm dans le monde entier. C'est pourquoi, en étroite collaboration avec le bureau des Eames, Vitra a développé une nouvelle version plus grande afin que les personnes plus grandes puissent également profiter du confort exceptionnel imaginé par Charles et Ray Eames pour leur design original de 1956. Charles et Ray Ames, un couple d'artistes, ont travaillé dans les domaines du design industriel et graphique, des beaux-arts et du cinéma, et sont à l'origine de nombreuses créations qui sont devenues des classiques du 20e siècle. Charles Eames a étudié l'architecture pendant deux ans à l'université de Washington, puis a commencé sa carrière en travaillant dans un studio sur des projets de logements résidentiels. En 1938, il s'installe à Cranbrook, dans le Michigan, pour poursuivre ses études d'architecture et de design à l'Académie d'art de la ville. Il y enseignera par la suite, à la tête du département de design industriel. Avec Eero Saarinen, le fils de son professeur Eliel Saarinen, il conçoit le trophée de l'Organic Design Award, décerné par le Museum of Modern Art de New York. En 1941, après avoir divorcé de sa première femme, il épouse son collègue de Cranbrook, Ray Kaiser. Ils s'installent à Los Angeles, où ils resteront jusqu'à la fin de leur vie. À la fin des années 1940, Ray et Charles conçoivent ensemble leur maison, connue sous le nom de "Eames House", aujourd'hui considérée comme un chef-d'œuvre de l'architecture moderne. Dans les années 1950, le couple a continué à travailler dans le domaine de l'architecture et de la conception de meubles, ouvrant la voie à l'utilisation de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, tels que la fibre de verre et la résine plastique, dans la fabrication de chaises. Ils sont actuellement représentés au Design Museum de Londres et au MoMA de New York, entre autres.

Estim. 5 000 - 6 000 EUR

Coiffeuse avec miroir basculant, ateliers royaux de Madrid, vers 1820 Bronze doré au mercure, acajou et plateau de marbre. Merci à Enric-Eduard Giménez pour son aide au catalogage. Il présente de légers défauts et des restaurations. Dimensions : 76 x 134 x 74 cm (table) ; 82 x 117 x 17 cm (miroir). Coiffeuse en deux parties. La partie supérieure est composée d'un miroir ovale inclinable articulé par une paire de chandeliers à deux bras réglables dans son tiers inférieur. L'ornementation comporte des motifs végétaux sur le plateau, qui est réintégré et manque de restauration, ainsi qu'une bordure de lierre sur le périmètre intérieur du cadre. Les chandeliers combinent une tige pyramidale tronquée cannelée avec des volutes, des acanthes, des feuilles de lotus, des guillochis ou des têtes de lion et des griffes sur le support en tant que monopodes. Le corps inférieur présente un plateau en marbre et deux tiroirs sur les côtés, ces derniers étant dotés d'une goupille dans la serrure qui coulisse pour s'insérer dans une serrure, et s'ouvrent à l'aide d'un mécanisme à ressort situé sous ces tiroirs, celui du côté droit étant manquant. L'ensemble repose sur quatre pieds en forme de H, flanqués d'une paire de coupes avec poignées. Les bronzes, en particulier les vases et les chandeliers, sont d'une finesse particulière, attribuable à Thomire, qui rappelle celle de certaines pièces réalisées par l'ébéniste français Félix Rémond (1779 - 1860) pour María Carolina de Borbón-Dos Sicilias, duchesse de Berry, en 1823. Le corps inférieur, avec ses pieds en H et son chanfrein, rappelle les pièces Empire de Jacob-Desmalter, d'une grande rigidité, tandis que les bronzes peuvent être datés d'environ 1820. Ces caractéristiques nous amènent à penser à une pièce de Fernandina avec des bronzes de fabrication française. La disposition du corps inférieur rappelle la table Thomire du Palais Pitti, en malachite. Une autre relation est celle des pièces de la table de toilette de la reine Isabel de Braganza (actuellement dans la Galerie des collections royales), en particulier la sculpture des pieds du tiers supérieur, tant des fauteuils que des canapés, réalisée par Mariano Pejón, qui a bénéficié de la collaboration des ouvriers Pedro Salvador, Manuel Ximénez, Fernando Granda et Antonio Domínguez. Les ornements sculptés du bois ont été confiés au sculpteur Valentín Urbano, dorés et polis par Ramón Lletguet, et les bronzes dorés ont été travaillés par Celestino Espinosa, en tant qu'artisan principal, avec la collaboration de Pedro Bellas, du ciseleur Lesmes Navas, de Regino Ruiz et de N.Gálvez. Merci à Enric-Eduard Giménez pour son aide dans le catalogage.

Estim. 21 000 - 23 000 EUR

Dans le goût de Jacob Frères et de Jacob-Desmalter, fin du XIXe siècle Fauteuil "aux sphinges" en acajou et placage d'acajou et riche ornementation en bronze doré. Le dossier droit est décoré en partie supérieure de cannelures cerclées de joncs et d'une applique losangée à la tête d'Apollon. Les accotoirs à enroulement et décor en bas-relief de feuilles d'eau sont soutenus par deux importantes têtes de sphinges ailées. Il repose sur quatre pieds, les antérieurs en gaine terminés par des griffes, les postérieurs sabre. Au revers la mention manuscrite à la craie "Sle 11 = M. Le Rick... Ville d'Avray". Garniture en velours rouge postérieure. Haut. 96 Larg. 58 Prof. 49 cm. (petits accidents, pieds arrières greffés) Provenance : collection parisienne. Inspired by the works of the Jacob family, late 19th C. An ormolu-mounted mahogany and mahogany veneer armchair with sphinxes. Red velvet upholstery (posterior). Ce fauteuil s'inspirant du style "Retour d'Egypte" n'est pas sans rappeler la production des Jacob. La tête de sphinge est proche des supports d'accotoirs d'une suite de quatre fauteuils achetée en 1806, pour la chambre à coucher de la princesse Murat à Fontainebleau (F2742 in "Egyptomania, cat. exp., Paris, Louvre, 1994, p. 281). Les grandes ailes s'inspirent quant à elles d'un riche modèle livré pour le deuxième grand salon de l'Impératrice aux Tuileries (Versailles in Arizzoli-Clémentel et Samoyault, Le mobilier de Versailles, chefs-d'oeuvre du XIXe siècle, p. 186). Ce siège est donc une inspiration des nombreuses formes rapportées lors de la Campagne d'Egypte. Les recueils de Percier et Fontaine comme de Vivant-Denon, ainsi que la publication de la "Description de l'Egypte" participent à "l'égyptomanie", dont la mode se prolonge jusqu'en 1815 et se renouvelle durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Estim. 500 - 800 EUR

CHARLES UND RAY EAMES FAUTEUIL MODÈLE 'LOUNGE CHAIR' '670' ET DEUX POUFS '671' - CHARLES AND RAY EAMES 1907 St. Louis, Missouri/1912 Sacramento - St. Louis, Missouri 1978/L.A. 1988 EASY CHAIR MODEL 'LOUNGE CHAIR' '670' AND PAIR OF OTTOMANS '671' USA, Herman Miller, designed in 1956, later version most likely Vitra Plywood shells, presumably ash, black lacquered, upholstered cushions with white leather cover, chrome-plated cast aluminum. Fauteuil : h. 82 cm, l. 85 cm, d. 85 cm, siège : h. 43 cm, l. 67 cm, d. 55 cm. Restes partiels de l'étiquette 'herman miller'. Signes d'utilisation, peinture légèrement usée, revêtement en cuir en partie frotté et patiné, légèrement jauni avec des rayures. Provenance : Propriété privée de la région de la Ruhr. Provenance : Private property Ruhr area.CHARLES UND RAY EAMES 1907 St. Louis, Missouri/1912 Sacramento - St. Louis, Missouri 1978/L.A. 1988 FAUTEUIL MODELE 'LOUNGE CHAIR' '670' ET PAIRES DE TABOURETS '671' USA, Herman Miller, projet 1956, exécution ultérieure probablement Vitra Coques en bois stratifié, probablement frêne, laqué noir, coussin rembourré recouvert de cuir blanc, fonte d'aluminium chromée. Fauteuil : h. 82 cm, l. 85 cm, p. 85 cm, tabouret : h. 43 cm, l. 67 cm, p. 55 cm. Partiellement restes de l'étiquette 'herman miller'. Traces d'utilisation, vernis min. endommagé, rembourrage en cuir partiellement usé et patiné, légèrement jauni avec traces de rayures. Provenance : propriété privée dans la région de la Ruhr.

Estim. 1 200 - 2 400 EUR