Tout le monde connaît l’ours de François Pompon, mais sans doute un peu moins celui de François-Xavier Lalanne. C’est vers 1984-1985 que naît le Petit ours, haut de 50 cm, qui précède de plus de vingt ans le Très grand ours et ses trois mètres. Cette période est intense pour l’artiste, qui expose avec son épouse Claude à la galerie Daniel Templon et chez Artcurial, ainsi qu’aux États-Unis.
« Lalanne s’éloigne à ce moment-là des arts décoratifs et des ensembles meubliers qui faisaient sa réputation, à l’image du Rhinocrétaire, précise l’expert Alexandre Lacroix. Il décide de s’orienter vers les animaux, et de les représenter dans toute leur véracité ».
Outre l’ursidé, il enrichit son bestiaire poétique et fantastique de plusieurs membres tels le Wapiti, le Roitelet ou encore Bibi et Loulou, les deux chiens du couple. Dans le cas du Petit ours, « ce qui l’intéresse, c’est l’immobilité de l’animal, animé par une tension que l’on ressent très bien ».
Le petit mammifère se campe sur ses membres inférieurs, les oreilles dressées et la tête légèrement tournée, aux aguets. « C’est vraiment un très beau bronze, ajoute Alexandre Lacroix. Les ciselures profondes qui le parcourent, bien rendues par la cire perdue, mettent en évidence les volumes de l’animal ».
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