En tête de ce cortège, un sabre d’officier général attribué au colonel général de l’artillerie et des marins de la garde, Alphonse Édouard Casimir Joseph Mortier, maréchal de l’Empire le 19 mai 1804 (lot 162, estimation : 60 000 - 80 000 €). Il incarne l’ascension fulgurante des élites militaires de la Révolution à l’Empire. Colonel général de l’artillerie et des marins de la Garde à la fin du Consulat, duc de Trévise et maréchal d’Empire, Mortier traverse les régimes sans jamais quitter le service actif. Son destin s’achève tragiquement en 1835, lors de l’attentat du 28 juillet 1835, alors qu’il était aux côtés du roi Louis-Philippe Ier.
Sabre d'officier général attribué au colonel général de l'artillerie
et des marins de la garde, Alphonse Édouard Casimir Joseph Mortier,
Modèle à la Marengo, d'inspiration orientale
Époque fin Consulat
Estimation : 60 000 - 80 000 €
L’arme qui lui est attribuée, de type « à la Marengo », séduit par son esthétique d’inspiration orientale : garde en laiton doré finement ciselé, quillons terminés par des têtes de lion, lame courbe en damas gravé. Elle porte la signature de la célèbre Manufacture d’armes blanches de Klingenthal, haut lieu de production militaire sous l’Empire.
Un rare sabre d’officier subalterne de grenadiers à cheval de la garde des Consuls, provient lui aussi de la Manufacture de Klingenthal à la même période (lot 254, estimation : 60 000 - 80 000 €). Ce sabre d’une grande élégance est probablement le plus beau sabre réglementaire de la grosse cavalerie française, dont il existe très peu d’exemplaires authentiques en mains privées.
Sabre de récompense nationale par Boutet, donné par le Premier Consul Bonaparte
pour les journées des 18 et 19 brumaire an VIII
Époque Consulat
Estimation : 35 000 - 45 000 €
La parade se poursuit avec deux sabres de récompense produits par la Manufacture de Versailles sous la direction de Nicolas Noël Boutet. Le premier a été donné par le Premier Consul Bonaparte pour les journées des 18 et 19 brumaire an VIII. Le second, offert par la Ville de Paris en 1811 à Sylvain Petiet, porte une dédicace gravée qui en précise la destination. Ils sont respectivement estimés entre 35 000 et 45 000 euros.
Parmi les autres lots remarquables, on retiendra un bonnet à poils de sous officier des grenadiers à pied de la garde impériale, modèle 1808-1815 (lot 183, estimation : 35 000 - 40 000 €), un habit de général de brigade, modèle de petit uniforme, d’après le règlement du 1er vendémiaire an XII (lot 196, estimation : 30 000 - 40 000 €) ou encore le Sabretache de grande tenue du chef d’escadron Félix Aimé Lasnon du régiment d’artillerie à cheval de la garde impériale (lot 203, estimation : 25 000 - 30 000 €).
Bonnet à poils de sous-officier des grenadiers à pied de la garde impériale,
modèle 1808/1815
Époque Premier Empire
Estimation : 35 000 - 40 000 €
Habit de général de brigade, modèle de petit uniforme, d'après le règlement du
1er vendémiaire an XII
Époque Premier Empire
Estimation : 30 000 - 40 000 €