Cette vente fera l’objet de deux vacations distinctes : la première rassemblera l’intégralité du mobilier et des oeuvres d’art issus de son appartement parisien de la rue de Grenelle (190 lots) ; la seconde présentera l’ensemble de ses bijoux personnels et ceux qu'elles défendait dans sa galerie (230 lots). Véritable cabinet de curiosités, l’appartement de Naïla de Monbrison réunit un ensemble dense et cohérent d’objets d’art africain et océanien, d'anitquités et de photographies ainsi que des créations d’art contemporain.
Certaines oeuvres provenant de la collection de son mari, Marc de Monbrison, prolongent ce dialogue subtil entre cultures, époques et sensibilités. En art océanien, les pièces les plus remarquables sont un collier Lei Niho Palaoa de l'archipel des iles Hawai et un important tapa de la baie d’Humboldt en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ces lots sont complétés par de précieux bijoux en or Baoulé.
Côté design, les lampadaires d’Alberto et Diego Giacometti accompagnent le mobilier de Garouste et Bonetti, entourés des photographies de Frank Horvat, Robert Doisneau, Piet Zwart, James Welling et Stéphane Couturier. Chaque objet reflète un goût affirmé, une curiosité sans hiérarchie et un esprit pionnier : un intérieur pensé comme une composition, où l’éclectisme devient signature et où chaque objet participe d’une vision profondément personnelle et novatrice.
Alberto Giacometti
Lampadaire modèle « osselet », deuxième version, conçu vers 1936
Bronze à patine brun-vert, Marqué AG 32 à l’intérieur du piètement
Hauteur : 148,4 cm
Estimation : 100 000 / 150 000 €
Sa collection de bijoux incarne une vision qu’elle a défendue pendant près de quarante ans : considérer le bijou comme une oeuvre d’art à part entière, une forme sculpturale pensée pour le corps. Chaque pièce dépasse la simple parure pour devenir une création autonome, porteuse d’un geste, d’une recherche et d’un langage artistique. Fondée en 1987 rue de Bourgogne, sa galerie s’est rapidement imposée comme une référence auprès des amateurs, des collectionneurs et des institutions muséales.
Parmi les premières en France à défendre exclusivement le bijou contemporain et le bijoux d’artiste, elle travaillait avec ses créateurs comme une galerie d’art : accompagnement sur la durée, expositions thématiques et mise en perspective des oeuvres. Parmi les artistes qu’elle a représentés figurent notamment Tina Chow, Giampaolo Babetto, Gilles Jonemann, Martial Berro, Giorgio Vigna, Florence Lehmann, Taher Chemirik, Alberto Guzman et Claude Boisselier. Ces noms reflètent la cohérence de son engagement et de sa vision du bijou, qu’elle a défendue avec détermination.
Giampaolo Babetto
Broche en méthacrylate or et pigments, 2001
Estimation : 10 000 - 15 000 €
Tina Chow
Collier cristal de roche et bambou
Estimation : 3 000 - 4 000 €