Cette vacation marquait le retour sur le marché du dernier grand corpus d’œuvres du baron Henry de Triqueti (1803–1874). Ses créations figurent aujourd’hui dans les collections du Musée du Louvre, dans la chapelle commémorative du prince Albert à Windsor et à l’Église de la Madeleine à Paris.
Les résultats ont confirmé l’engouement : 1,37 million d’euros au total, plus de 96 % des lots vendus et neuf préemptions institutionnelles. Deux records mondiaux ont été établis : 527 500 € pour La Miséricorde divine accueillant le Repentir d’Henry de Triqueti et 197 812 € pour la sculpture Ruth de Susan Durant.
L’importance patrimoniale de l’ensemble a suscité une forte mobilisation des institutions françaises, avec des préemptions de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, du Musée Girodet, du Musée des Arts Décoratifs, de l’Institut national d’histoire de l’art, du Musée des Beaux-Arts d’Orléans, des Archives municipales de Montargis et de la Bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence.
Au-delà de la performance du marché, cette vente réaffirme la stature d’Henry de Triqueti comme figure majeure de la sculpture française du XIXe siècle et souligne la vitalité d’un patrimoine dont l’écho demeure pleinement actuel.