Intitulé
Chevaux au pâturage ou le cheval baie et le cheval blanc, ce dessin à la plume, encre noire et aquarelle provient de l’Ancienne collection C. du Soulier. Découverte lors d’un inventaire, cette aquarelle a été conservée au sein de la même famille transmise par descendance jusqu’à ce jour.
Ce motif puissant est omniprésent dans l’œuvre de l’artiste. Le peintre représente deux chevaux en liberté dans un champ, près de deux arbres. Centrée sur les animaux, la scène est illuminée par un éclairage subtil, et les nuages sombres font de ce décor champêtre une œuvre éminemment romantique. De cette scène nocturne empreinte de tendresse, à la palette chromatique bleutée, émane une inquiétante étrangeté (estimation : 20 000 - 30 000 €).
Théodore Géricault (1791 - 1824)
Chevaux au pâturage
Plume, encre noire et aquarelle.
Collé sur feuille (petit manque à gauche)
Signé en bas à droite à la plume et encre brune.
Est.20 000 € - 30 000 €
Cette étude est comparable au tableau conservé au musée des Beaux-Arts de Dijon, également intitulé
Chevaux au pâturage. Le tableau de Dijon a fait l’objet d’une lithographie en contrepartie, intitulée Chevaux flamands, et datée de 1822. On observe quelques différences dans la position de l’encolure du cheval blanc - redressée ici, baissée dans le tableau et la lithographie - ainsi que dans le motif des deux arbres.
Insaisissable et pourtant connu de tous, admirateur d’Ingres et de Raphaël avant d’être nommé chef de file de l’école romantique, Géricault est l’homme des contraires. Autour de son nom s’est forgée la légende de l’artiste incompris, dont le chef-d’œuvre
Le Radeau de la Méduse, exposé au Salon en 1819, fut rejeté en bloc par la critique. Pleuré par une large proportion d’artistes après sa mort, les éloges se multiplient : regretté par Delacroix, « homme de talent » selon Balzac, le peintre n’a jamais été témoin de son succès. Lions majestueux, portraits attachants et chevaux fougueux peuplent son œuvre peint et lithographié.