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VENDREDI 5 DÉCEMBRE 2025

Cette semaine dans la Gazette - Un trompe-l’œil inédit du cabinet de minéralogie de Louis XVIII

A cquis sur ordre de la Maison du roi sur les crédits des musées royaux, Minéraux tirés du cabinet particulier du Roi, peints à l’aquarelle est l’unique témoignage visuel de la passion du souverain « minéralogiste » par le vicomte de Barde, artiste rarissime..
Par Carole Blumenfeld

Lire l'article "Un trompe-l’œil inédit du cabinet de minéralogie de Louis XVIII par un artiste rarissime, le vicomte de Barde" dans son intégralité sur le site de la Gazette Drouot
 
Le noyau du cabinet particulier de minéralogie de Louis XVIII prit forme lorsque le souverain n’était encore que comte de Provence, durant son exil britannique. Sous la Restauration, cet ensemble connut un essor remarquable, alimenté par des crédits bien plus généreux que ceux accordés au Muséum d’histoire naturelle et, pour une part décisive, par l’achat de la collection du cristallographe

Jacques-Louis de Bournon. Nommé directeur du cabinet minéralogique du souverain, Bournon fit paraître en 1817 un volumineux catalogue de plus de 550 pages, intitulé La Collection minéralogique particulière du roi, appartenant à l’auteur de ce même catalogue lorsque Sa Majesté en a fait l’acquisition.
 
Alexandre Isidore Leroy, vicomte de Barde (1777-1828), 
Minéraux tirés du cabinet particulier du Roi
Aquarelle et gouache sur papier
Signée et datée 1821 en bas à gauche
72,8 x 97 cm.
Estimation : 20 000/30 000 €


À l’instar de Bournon, le vicomte Alexandre-Isidore Leroy de Barde réunissait maints atouts propres à séduire Louis XVIII. Émigré en 1792 à l'âge de 15 ans, il gagna Londres, où il exposa dès 1797 aux Salons de la Royal Academy, qui conserve toujours deux de ses premières aquarelles. Durant la décennie suivante, il s’appliqua à une suite, gravée en 1814 pour la publication d’A Descriptive Catalogue of the Different Subjects Represented in Large Water Colour Drawings, by the Chevalier de Barde Now Exhibited at Mr Bullock’s Museum.

Rentré en France à l’avènement de Louis XVIII, il le suivit à Gand lors des Cent-Jours puis lui céda six feuilles, exposées à Londres en 1814 et aujourd’hui au musée du Louvre. Toutes, réalisées entre 1803 et 1814, furent présentées à nouveau au Salon de 1817, comme « tableaux [qui] appartiennent à Sa Majesté » : Vases grecs ou étrusques, Le Grand Tigre royal étouffé par le serpent, Choix de coquillages rangés sur des rayons, Caisses contenant des oiseaux, Minéraux en cristallisation et Réunion d’oiseaux étrangers placés dans différentes caisses. Rien n’était jusqu’à présent plus mystérieux que l’œuvre de l’artiste, dont nous ne connaissons outre les œuvres citées qu’une nature morte offerte au Louvre en 2010, une scène mythologique acquise par le musée de Boulogne-sur-Mer et un décor à Recques-sur-Course.

 

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