À l’instar de Bournon, le vicomte Alexandre-Isidore Leroy de Barde réunissait maints atouts propres à séduire Louis XVIII. Émigré en 1792 à l'âge de 15 ans, il gagna Londres, où il exposa dès 1797 aux Salons de la Royal Academy, qui conserve toujours deux de ses premières aquarelles. Durant la décennie suivante, il s’appliqua à une suite, gravée en 1814 pour la publication d’A Descriptive Catalogue of the Different Subjects Represented in Large Water Colour Drawings, by the Chevalier de Barde Now Exhibited at Mr Bullock’s Museum.
Rentré en France à l’avènement de Louis XVIII, il le suivit à Gand lors des Cent-Jours puis lui céda six feuilles, exposées à Londres en 1814 et aujourd’hui au musée du Louvre. Toutes, réalisées entre 1803 et 1814, furent présentées à nouveau au Salon de 1817, comme « tableaux [qui] appartiennent à Sa Majesté » : Vases grecs ou étrusques, Le Grand Tigre royal étouffé par le serpent, Choix de coquillages rangés sur des rayons, Caisses contenant des oiseaux, Minéraux en cristallisation et Réunion d’oiseaux étrangers placés dans différentes caisses. Rien n’était jusqu’à présent plus mystérieux que l’œuvre de l’artiste, dont nous ne connaissons outre les œuvres citées qu’une nature morte offerte au Louvre en 2010, une scène mythologique acquise par le musée de Boulogne-sur-Mer et un décor à Recques-sur-Course.
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