C’est une chance extraordinaire de s’appeler Drouot. Peu d’entreprises peuvent revendiquer une telle histoire. Nous avons une rue, une station de métro à notre nom… et surtout, une identité très forte. À sa création, au milieu du XIXe siècle, Drouot était tout simplement le centre du monde des ventes aux enchères : 80 % des ventes publiques s’y déroulaient. Aujourd’hui encore, ce passé est un héritage qui nous engage et nous pousse à innover. L’exemple le plus marquant est Drouot.com, notre plateforme en ligne développée en interne qui réunit jusqu’à 850 maisons de vente. Il faut savoir qu’aujourd’hui 60 % des adjudications en vente publique se font en ligne. Avec la généralisation des ventes en ligne et le succès de notre application mobile, la digitalisation a bouleversé nos pratiques.
Il y a un vrai retour du goût pour la seconde main, notamment chez les jeunes. Ma fille de 18 ans n’achète quasiment rien de neuf. Le mobilier, l’art de la table, les objets déco anciens ont un supplément d'âme. Acheter une table basse du XVIIIe, c’est éviter de couper un arbre en Suède, et souvent, c’est moins cher ! L’offre est large, les prix très accessibles, et certains objets s’achètent bien moins cher qu’en grande distribution. Encore faut-il le savoir. C’est aussi une question de transmission, d’éducation au goût.
Il faut voir, voir, voir. Commencer par se promener à Drouot, visiter les expositions avant les ventes, aller au musée. C’est à force d’observer qu’on apprend. Mais surtout, il faut casser les idées reçues : on trouve des objets dès 50 euros. Drouot est un lieu d’habitude, pas une forteresse. Les tendances changent, ce qui était délaissé hier revient en force aujourd’hui. On peut démarrer une collection avec peu de moyens, à condition d’être curieux et attentif.
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