Bijoux

Sertis dans des bagues, boucles d’oreilles, bracelets, colliers, pendentifs, broches ou épingles, l’éclat de ces gemmes se révèle dans les ventes aux enchères en ligne de bijoux et pierres précieuses.
Tiffany’s, Cartier, Boucheron, Dior, Chaumet, Van Cleef & Arpels, Harry Winston ! … ces marques de luxe font rêver et “Diamonds are a girl’s best Friend” (Les diamants sont les meilleurs amis d’une femme) comme chantait Marylin Monroe. Emeraudes, saphirs et rubis le sont aussi.
Si les diamants sont éternels, colliers de perles et sautoirs s’offrent aujourd’hui dans ces ventes Live et ventes online lors d’enchères luxe de Bijoux & Pierres précieuses, et tout particulièrement les perles fines de plus en plus rares, qu’il s’agisse de créations de joailliers ou de bijoux vintage.
Ces billes nacrées aux irisations crémeuses et rosées le disputent aux pierres fines : améthystes pourpres, aigues-marines bleu lagon, grenats couleur rouge sang, pierre de lune azurées et opales iridescentes. Mais sur Drouot.com les ventes aux enchères de joaillerie ne font pas seulement le bonheur des dames. Allure et parure se conjuguent aussi au masculin, notamment avec d’élégants boutons de manchette. Retrouvez sur Drouot.com les plus belles ventes aux enchères en ligne de bijoux à Paris, dans toute la France et à l’étranger (Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie, Belgique, Suisse, Etats-Unis, etc.)

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ÉCOLE DE QUITO DU XVIIIe SIÈCLE - La demande en mariage Toile 77,7 x 96,5 cm - 30 9/16 x 38 in. The Wedding Proposal, oil on canvas PROVENANCE Collection Louis Hermann (1877 - 1959), présumé obtenu par sa soeur Amélie (1883 - 1954) et beau-frère Enrique Freymann (1888 - 1954), attaché culturel au Mexique, puis par descendance. Nous remercions Carlos Duarte Gaillard † directeur du musée d'Art colonial de Caracas et Gérard Priet pour leur aide précieuse à la rédaction de cette notice, sur la base des informations fournies. Sur un fond extrêmement sobre fait d’un ciel nuageux et d’un sol irrégulier, trois personnages se détachent : une jeune femme blanche, accompagnée de part et d’autre par deux Indiens. La peau pâle, très richement vêtue, tenant à la main une rose de Castille, celle que l’on peut identifier comme une femme noble en raison de sa luxueuse apparence, semble recevoir par sa gestuelle, les requêtes de l’homme venu se présenter à elle. Le lama accompagnant ce dernier l’identifie comme muletier tandis que les vêtements bordés de dentelle en-dessous de son habit noir, laissent entendre qu’il a porté un soin particulier à sa tenue. Cette attention fait écho au choix vestimentaire de l’autre femme à gauche, qui malgré un ensemble plus sobre que sa comparse, arbore divers bijoux dont une broche – un tupu (bijou inca) –, des parures dans ses cheveux, autour de ses poignets ainsi que de la dentelle, elle aussi. Il faut certainement voir dans cette représentation quasi théâtrale, une scène de demande en mariage. L’homme venu accompagné de son compagnon de labeur, vient demander à la riche maîtresse de la jeune servante de gauche, la main de cette dernière. Il est intéressant de noter qu’il ne s’agit sans doute pas d’un tableau de castes. En effet, dans la pinturas de castas – principalement mexicaine –, s’établit un rapport de domination entre le(s) personnage(s) à la peau particulièrement claire et le(s) personnage(s) à la peau particulièrement foncée (Fig. 1). Outre les couleurs de peau, les tailles diffèrent aussi et sur un même plan, les Européens apparaissent plus grands que les indigènes ; de même, les personnes blanches sont bien plus richement parées, renforçant le contraste de la modestie et de la sobriété des tenues locales. Cela peut ainsi se retrouver chez Vicente Albán, peintre actif à Quito à la fin du XVIIIe siècle (Fig. 1-2). Il n’est d’ailleurs pas question non plus dans notre tableau, de représenter la faune et la flore locales à dessein de satisfaire une certaine curiosité scientifique outre-Atlantique. Ici, si rapport de domination il y a, il relève davantage de la position sociale entre maître et servant, que d’une hiérarchie établie sur la base des origines ethniques. La femme blanche se fait ici receveuse de la requête du muletier, l’intercesseur de l’union souhaitée. Par ailleurs en cette fin de XVIIIe siècle, il est extrêmement rare de voir en Équateur des Indiens représentés. Quelques occurrences peuvent être signalées dans les collections du musée San Francisco de Quito (Fig. 3), représentant un franciscain baptisant des Indiens identifiables à leurs coiffes à plumes, tout comme dans les oeuvres citées d’Albán, ces exemples restants extrêmement ponctuels et surpassés en nombre par des oeuvres à thématique mariale. Très tôt, c’est le culte de la Vierge Marie qui s’était ancré durablement et profondément au cours de l’évangélisation des populations sudaméricaines par les conquistadors espagnols. Il est de plus intéressant de noter qu’à cette époque en Équateur, se développa une école de sculpture dont les réalisations sont parmi les plus prisées au sein du corpus de l’art colonial sud-américain. La singularité de la scène représentée, l’extrême attention portée aux divers éléments de représentation des personnages, des tissus et des parures, participent au caractère exceptionnel de l’oeuvre. D’une singularité sans conteste parmi les autres productions de l’art équatorien du XVIIIe siècle connues jusqu’à aujourd’hui, elle en est un merveilleux exemple dont toute la portée historique et symboliques restent à explorer.

Estim. 40 000 - 50 000 EUR