Null LIN Fengmian (Lin Fongmin) (1900-1991)
Belle dame, début des années 1950
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Description

LIN Fengmian (Lin Fongmin) (1900-1991) Belle dame, début des années 1950 Encre, gouache sur papier Xuan. 66 x 66 cm Légèrement coupée en haut. Provenance : Selon la propriétaire, acquis directement auprès de l’artiste dans les années 50. Exposition : Artistes chinois à Paris, 9 septembre - 31 décembre 2011, Musée Cernuschi. Reproduit au catalogue, p. 36. Le tableau représente une figure féminine stylisée assise au centre. Ses traits sont simplifiés et les membres allongés, rendus dans des nuances de blanc et de vert. L’arrière-plan est divisé en sections verticales sombres. Signée et cachet en haut à gauche. Ce sujet est récurrent dans l’œuvre de Lin Fengmian et considéré par les spécialistes de l’artiste comme une réminiscence de sa mère dont il fut séparé très tôt dans des conditions difficiles. Le type de papier utilisé par Lin Fengmian pendant la guerre, lorsqu’il ne pouvait pas peindre sur des toiles, s’appelait 宣紙 (xuān zhǐ), aussi connu sous le nom de papier xuan. Il s’agit d’un papier fin et absorbant fabriqué à partir de fibres de mûrier, traditionnellement utilisé pour la calligraphie et la peinture chinoises. Le xuanzhi est apprécié pour sa résistance à l’encre et sa capacité à capturer les nuances subtiles des traits de pinceau. Sa surface lisse et uniforme était idéale pour le style de peinture de Lin Fengmian, qui mettait l’accent sur les lignes fluides et les couleurs douces. De plus, le xuanzhi était relativement peu coûteux et facile à trouver, ce qui en faisait un choix pratique pour Lin Fengmian pendant la guerre, période de difficultés économiques. Lin Fengmian, artiste chinois majeur du XXe siècle, a façonné l’histoire de l’art de son pays en fusionnant les influences de la modernité européenne avec l’héritage artistique traditionnel chinois. Né dans une famille d’artisans pauvres en 1900 dans la province du Guangdong, il surmonte les obstacles financiers grâce à sa détermination et à une chance inattendue, gagnant à la loterie pour étudier en France. À Paris, il se forme à l’École Nationale des Beaux-Arts après un passage à l’école des beaux-arts de Dijon, et découvre une communauté artistique franco-chinoise dynamique. De retour en Chine, il devient une figure clé de la réforme artistique, promouvant un art moderne et fusionnant les techniques chinoises et occidentales. En tant que directeur de l’École nationale des Arts de Pékin, il joue un rôle essentiel dans la promotion de l’art contemporain. Cependant, les bouleversements politiques et l’instabilité sociale le forcent à quitter Pékin en 1927, mais il trouve refuge à Hangzhou où il fonde l’Académie nationale des arts. La Seconde Guerre mondiale et la Révolution culturelle chinoise marquent des périodes tumultueuses pour Lin Fengmian. Contraint à la clandestinité et à la destruction de ses propres œuvres pendant la Révolution culturelle, il est emprisonné comme « ennemi du peuple ». Après sa libération, il vit dans la précarité jusqu’à son départ pour Hong Kong en 1977. Malgré les épreuves, Lin Fengmian continue de créer et de s’engager dans la préservation de son héritage artistique. Il meurt en 1991 à Hong Kong, laissant derrière lui un héritage artistique remarquable et une influence durable sur l’art chinois moderne.

LIN Fengmian (Lin Fongmin) (1900-1991) Belle dame, début des années 1950 Encre, gouache sur papier Xuan. 66 x 66 cm Légèrement coupée en haut. Provenance : Selon la propriétaire, acquis directement auprès de l’artiste dans les années 50. Exposition : Artistes chinois à Paris, 9 septembre - 31 décembre 2011, Musée Cernuschi. Reproduit au catalogue, p. 36. Le tableau représente une figure féminine stylisée assise au centre. Ses traits sont simplifiés et les membres allongés, rendus dans des nuances de blanc et de vert. L’arrière-plan est divisé en sections verticales sombres. Signée et cachet en haut à gauche. Ce sujet est récurrent dans l’œuvre de Lin Fengmian et considéré par les spécialistes de l’artiste comme une réminiscence de sa mère dont il fut séparé très tôt dans des conditions difficiles. Le type de papier utilisé par Lin Fengmian pendant la guerre, lorsqu’il ne pouvait pas peindre sur des toiles, s’appelait 宣紙 (xuān zhǐ), aussi connu sous le nom de papier xuan. Il s’agit d’un papier fin et absorbant fabriqué à partir de fibres de mûrier, traditionnellement utilisé pour la calligraphie et la peinture chinoises. Le xuanzhi est apprécié pour sa résistance à l’encre et sa capacité à capturer les nuances subtiles des traits de pinceau. Sa surface lisse et uniforme était idéale pour le style de peinture de Lin Fengmian, qui mettait l’accent sur les lignes fluides et les couleurs douces. De plus, le xuanzhi était relativement peu coûteux et facile à trouver, ce qui en faisait un choix pratique pour Lin Fengmian pendant la guerre, période de difficultés économiques. Lin Fengmian, artiste chinois majeur du XXe siècle, a façonné l’histoire de l’art de son pays en fusionnant les influences de la modernité européenne avec l’héritage artistique traditionnel chinois. Né dans une famille d’artisans pauvres en 1900 dans la province du Guangdong, il surmonte les obstacles financiers grâce à sa détermination et à une chance inattendue, gagnant à la loterie pour étudier en France. À Paris, il se forme à l’École Nationale des Beaux-Arts après un passage à l’école des beaux-arts de Dijon, et découvre une communauté artistique franco-chinoise dynamique. De retour en Chine, il devient une figure clé de la réforme artistique, promouvant un art moderne et fusionnant les techniques chinoises et occidentales. En tant que directeur de l’École nationale des Arts de Pékin, il joue un rôle essentiel dans la promotion de l’art contemporain. Cependant, les bouleversements politiques et l’instabilité sociale le forcent à quitter Pékin en 1927, mais il trouve refuge à Hangzhou où il fonde l’Académie nationale des arts. La Seconde Guerre mondiale et la Révolution culturelle chinoise marquent des périodes tumultueuses pour Lin Fengmian. Contraint à la clandestinité et à la destruction de ses propres œuvres pendant la Révolution culturelle, il est emprisonné comme « ennemi du peuple ». Après sa libération, il vit dans la précarité jusqu’à son départ pour Hong Kong en 1977. Malgré les épreuves, Lin Fengmian continue de créer et de s’engager dans la préservation de son héritage artistique. Il meurt en 1991 à Hong Kong, laissant derrière lui un héritage artistique remarquable et une influence durable sur l’art chinois moderne.

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