Calendrier des ventes
JEUDI 18 DÉCEMBRE 2025

2025 : Une année de records et de redécouvertes

L ’année 2025 s’achève sur des résultats remarquables pour Drouot. Les ventes du groupe Drouot totalisent 769 millions € soit une progression de 16 % par rapport à l’année précédente : les ventes à l’Hôtel Drouot et Drouot Bagnolet s’élèvent à 384,8 millions €, en augmentation de 14.56 % tandis que les ventes en ligne sur Drouot.com – hors Hôtel Drouot – atteignent 384,2 millions € en progression de plus de 17 %.
Ce résultat est porté par plus de 200 enchères supérieures à 100 000 € et 136 préemptions des institutions et musées français. Cette dynamique reflète une saison exceptionnelle, marquée par des découvertes majeures et des œuvres inédites qui ont captivé collectionneurs et institutions. Neuf enchères millionnaires ont rythmé l’année, consacrant des chefs-d’œuvre des maîtres modernes et des pièces historiques, dont la plus haute enchère enregistrée en France en 2025.

Olivier Lange, Directeur général du groupe Drouot : « Avec un total de 769 millions d’euros et une progression de 16 % par rapport à 2024, Drouot confirme sa première place sur le marché de l’art. L’année 2025 s’inscrit dans la continuité de la dynamique engagée depuis 2024, portée par une stratégie claire d’expansion. La plateforme digitale drouot.com enregistre une croissance de plus de 17 %, atteignant un montant de 384.2 millions d’euros et conforte ainsi sa position de leader européen dans le secteur du mobilier et des objets d’art. La salle de Bagnolet dédiée aux ventes courantes, ouverte en novembre 2024, a pour sa part accueilli 55 ventes, pour un produit de 2,5 millions d’euros. »

Alexandre Giquello, Président de Drouot : « Dans un contexte politique et économique complexe, l’Hôtel Drouot s’est illustré cette année par une série de découvertes majeures : un Picasso retrouvé, un Renoir jusqu’alors inconnu, un dessin inédit de la Renaissance italienne ou encore un souvenir de l’empereur Napoléon, tous couronnés de résultats exceptionnels. De nombreuses ventes ont également ouvert une fenêtre sur des cultures plus lointaines, parfois encore peu explorées. Portées par l’engagement de collectionneurs passionnés, certaines disciplines ont ainsi gagné une reconnaissance élargie, avec des adjudications dépassant les attentes et, pour plusieurs lots, des prix appelés à faire référence, à l’instar du record mondial obtenu pour l’artiste brésilien Rego de Monteiro. »

Une enchère record en France

Conservé dans le secret d’une collection depuis son acquisition auprès de l’artiste en 1944, le fascinant portrait de Dora Maar par Picasso, Buste de femme au chapeau à fleurs, avec ses couleurs intenses, a créé l’événement. Adjugé à plus de 32 millions €, il apparaissait sur le marché pour la première fois (Lucien Paris).

Œuvres inédites et redécouvertes

Les ventes de 2025 ont été marquées par des découvertes majeures et des œuvres restées à l’abri des regards pendant des décennies, révélant des facettes inédites de l’histoire de l’art. Parmi les moments forts, la vente du sabre de Napoléon Ier, chef-d’œuvre chargé d’histoire et réalisé par le maître armurier Nicolas Noël Boutet, a suscité un duel d’enchères passionné avant d’atteindre 4,7 millions €. Offert par l’Empereur à Emmanuel de Grouchy en 1815, il était resté dans sa descendance jusqu’à sa présentation au printemps à l’Hôtel Drouot (Giquello).

Autre découverte spectaculaire : un dessin de Daniele da Volterra, élève de Michel-Ange. Cette étude pour l’une de ses fresques de la Trinité-des-Monts, provenant d’une succession de la région nantaise, a battu le record mondial pour l’artiste en s’envolant à 4,1 millions € (Millon). Un dessin d’Eugène Delacroix a lui aussi retrouvé la lumière. Études de lions couchés, documentée mais jamais exposée depuis 1864, a été redécouverte dans une demeure familiale et adjugée 455 000 € (Daguerre Val-de-Loire). Enfin, une nature morte inédite de François Boucher, Nature morte au vanneau huppé et au combattant varié, seule connue de l’artiste, a été vendue 273 000 €, révélant une facette méconnue du premier peintre du roi (Pescheteau-Badin).

 

 

Dans un autre registre, celui des chefs-d’œuvre impressionnistes, Pierre-Auguste Renoir a également marqué la saison avec L’enfant et ses jouets – Gabrielle et le fils de l’artiste, Jean. Cette toile émouvante, jamais exposée ni répertoriée, appartenait à Jeanne Baudot, grande amie et unique élève du peintre. Présentée pour la première fois en vente publique, elle a été adjugée 1,8 million € (Christophe Joron-Derem). Gustave Caillebotte a également séduit les collectionneurs avec Pommiers en fleurs, Petit Gennevilliers, peint en 1892 et adjugé 1,1 million €.Conservée plus de soixante ans dans une collection privée parisienne, cette toile n’avait été exposée qu’une seule fois, lors de la rétrospective Durand-Ruel.

La modernité s’est illustrée avec Pierre Soulages. Une composition puissante de 1956 a doublé son estimation haute pour atteindre 1,8 million €. Conservée durant plusieurs décennies dans la collection de Walter A. Netsch avant de rejoindre une première collection européenne en 1990, cette œuvre s’inscrit dans une période recherchée par les amateurs, au moment où l’artiste renouvelle sa technique picturale (DIGARD AUCTION). Les enchères ont également consacré des découvertes inattendues, comme Deux femmes, encre sur soie de Tran Binh Loc, figure majeure de l’art moderne vietnamien, qui a battu un record mondial à 1,2 million € (Mirabaud – Mercier).

Préemptions des musées de France

Les institutions françaises ont confirmé leur engagement en réalisant près de 140 préemptions au cours de l’année. Parmi elles, deux bas-reliefs en pierre exécutés par Ossip Zadkine en 1927 pour un hôtel particulier parisien décoré par André Groult ont été acquis par le musée Zadkine : Femmes et chiens (351 000 €) et Trois cerfs (325 000 €) (Ader). Autre moment fort : la dispersion d’un fonds inédit de dessins et écrits de Pierre Fontaine, architecte néoclassique, éclairant la genèse du style Empire. 1.7 million € ont récompensé cet ensemble exceptionnel, fort de 900 feuilles disputées aussi bien par les institutions que par les collectionneurs privés (Thierry de Maigret).

Une année qui confirme la vitalité du marché.

Ces résultats illustrent la force d’attraction de Drouot, où se conjuguent histoire, redécouvertes et records mondiaux. Portée par des enchères emblématiques et des œuvres inédites, 2025 s’impose comme une année de référence, confirmant la place de Drouot au cœur du marché de l’art international.

 

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