U n portrait de Vigée Le Brun et une nature morte de fleurs de Fautrier joueront des lumières de leurs tonalités bleutées, à près de deux siècles d’écart.
Il n’y a bien sûr rien de commun entre un portrait d’Élisabeth Vigée Le Brun et une nature morte de fleurs de Jean Fautrier. Et même en cette époque contemporaine qui apprécie tant les rapprochements, il est ici quasiment impossible d’en faire. Mais ces deux œuvres vont bien face à face, et cette marquise mérite bien des fleurs! La peintre a exécuté en 1779 le Portrait de Charlotte-Jeanne Béraud de La Haye de Riou, marquise de Montesson (1738-1806). La provenance de ce pastel est parfaitement attestée: collection du modèle – celle de son chevalier servant, le général comte de Valence – puis de la famille de ce dernier, notamment Edmond Rostand, qui épouse en 1890 l’une de ses arrière-petites filles. La marquise, après une première union, épouse en 1773 le « Premier Prince de sang », Louis Philippe