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Sculptures en terre cuite

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ƒ Jean-Pierre Cortot (1787-1843), attribué à L'Agriculture et la Navigation Terre cuite Vers 1835 H. 50 cm Provenance: Collection Stephen Higgons, Paris, November 20, 1961; Collection Peter W. Josten, New York and Princeton, NJ; Par descendance Cette spectaculaire maquette de présentation à double face résulte sans doute d'un projet de statuaire publique : sa monumentalité très concentrée et son iconographie spectaculaire ont pour but de susciter la surprise et l'admiration. D'un côté, une jeune femme représente l'Agriculture ; elle est entourée d'une serpe, d'un crible pour semer le grain et de récoltes abondantes. Une figure tutélaire coiffée d'un némès égyptien rappelle l'égyptomanie des années 1830, tempérée par un buste inspiré des statues d'Apollon en soleil rayonnant. De l'autre côté, une figure symbolisant la Navigation déverse de l'eau de deux amphores, accompagnée de ses attributs traditionnels que sont le compas de marine et le gouvernail, modelés à sa gauche. Stylistiquement comparable aux statues réalisées par Cortot autour de 1835, cette double allégorie reprend la monumentalité décorative des figures assises des villes de Rouen et de Brest réalisées en 1836 pour la place de la Concorde à Paris. Les visages hiératiques sont directement issus du néoclassicisme en vogue au début du siècle, tandis que les corps aux bras et aux jambes très ronds et ce goût pour les motifs ornementaux sont typiques de Cortot. Notre terre cuite entretient également des liens étroits avec le bas-relief du Triomphe de Napoléon Ier sculpté en 1836 pour l'Arc de Triomphe : une composition foisonnante, un néoclassicisme tempéré par un goût prononcé pour le détail, une volonté manifeste de décoratif. Les figures ailées de la Navigation et celle de la Victoire couronnant Napoléon sont toutes deux modelée sur le même canon, tandis que la figure de l'Agriculture, campée solidement sur ses pieds, rappelle le canon puissant de Napoléon. Artiste favori du Salon, académicien, enseignant à l'Ecole des Beaux-Arts, Cortot mène une brillante carrière et multiplie les commandes publiques. Il participe à la décoration du palais du Louvre, du palais de Justice ou encore du Palais Bourbon, mais intervient aussi à Calais, Marseille ou Bordeaux. Son style néoclassique, solennel autant que décoratif, caractérise la statuaire française de la première moitié du XIX siècle.

Estim. 8 000 - 12 000 EUR

Giovanni Pandiani Portrait of Vittorio Emanuele II of Savoy in bronze hunter's clothes height 50 cm The king is portrayed standing, frontal, with a slightly twisted movement of the head looking into the distance; with his right hand he holds the rifle whi - Giovanni Pandiani Portrait de Vittorio Emanuele II de Savoie en bronze en habits de chasseur hauteur 50 cm Le roi est représenté debout, de face, avec un mouvement de tête légèrement tordu, regardant au loin ; de la main droite il tient le fusil qui lui sert de support, le canon tourné vers le haut ; l'autre main est dans sa poche. Le souverain, qui porte une moustache et une barbe à deux pointes, est coiffé d'un chapeau à deux plumes fixé par une boucle sur la tête. Il est vêtu d'une chemise boutonnée à col pointu et d'une veste ouverte, d'un pantalon boutonné au genou rentré dans des bottes à boucle boutonnée sur le cou-de-pied. À la taille, il porte une ceinture munie d'un passant d'où pend un couteau. La sculpture repose sur un socle de section quadrangulaire aux angles biseautés et moulurés. L'amour de Victor Emmanuel II (Turin, 1820 - Rome, 1878) pour la chasse étant bien connu, l'image du "Roi Chasseur", précisément dans cette typologie, a été largement reproduite, aussi bien en petites dimensions, comme le bronze conservé au Musée du Risorgimento de Turin, qu'en plus grandes proportions comme la terre cuite de la cour du palais attenant à la Basilique de Superga, et dans le monument "Au Roi Chasseur", dédié au souverain par la ville d'Aoste en 1886 (E. Castelnuovo - M. M. S., 1886). Castelnuovo - M . Rosci, Culture figurative et architecturale dans les États du roi de Sardaigne 1773-1861, catalogue d'exposition, Turin, 1980, v. II, p. 663 entrée de C. Bertana ; A. Panzetta, Dictionnaire des sculpteurs italiens du XIXe siècle, Turin 1989, p. 205) Giovanni Pandiani (Milan, 1809-1879), formé à l'Académie de Brera auprès de Pompeo Marchesi, également actif pour la Fabbrica del Duomo de Milan ; participe aux expositions de Brera de 1851 à 1858.

Estim. 300 - 600 EUR