Description

RARE FRAGMENT DE CEINTURE, ATTRIBUE A LA CEINTURE DU ROI FREDERIC II DE PRUSSE, LE GRAND FREDERIC, COMPOSE :
-d’une frange en passementerie de coton noir et de fil d’argent, entremêlés. 18 cm env.
-d’une frange en passementerie de fil d’argent et de fil d’argent doré, entremêlés. 18 cm env.
-d’une importante frange à décor de fil d’argent, fleurs à six feuilles et soleils en lamé et fil d’argent doré. 18 cm.
Ces trois franges doivent provenir d’un gland de ceinture écharpe et correspondent au modèle porté par le Roi.
Contenues dans un papier de provenance avec annotation manuscrite ancienne à la plume « Ceci a été détaché de la ceinture que portait le grand FREDERIC et qui a été apportée en France après l’entrée des français à Postdam »
B.E.

-Collection de l’académicien Robert de Flers, puis descendance.

Historique :
Après la victoire d’Iéna, le 14 octobre 1806, Napoléon marcha sur Berlin où il entra le 27 octobre. Ce fut pour lui l’occasion de se rendre sur le tombeau de l’ancien souverain Frédéric II, mort en 1786, qu’il admirait à la fois pour sa gestion efficace et pour la solidité de ses vues militaires, notamment lors de la guerre de Sept Ans. Arrivé à Potsdam le 25 octobre 1806, il trouva dans le château de Sans-Souci l’épée, la ceinture et le grand cordon de l’Aigle noir portés par le défunt roi. Il s’en saisit en disant : « J’aime mieux cela que vingt millions. » Il les envoya aux Invalides « comme témoignage des victoires de la Grande Armée et de la vengeance qu’elle a tirée des désastres de Rossbach » (1757).
Le 19e bulletin précise : « il n’y a eu aucun ordre donné dans les palais, de manière qu’on a trouvé à Potsdam l’épée du Grand-Frédéric ; la ceinture de général qu’il portait à la guerre de sept ans et son grand cordon de l’Aigle noir ».
Exposés aux Invalides, les trophées disparurent vraisemblablement dans l’incendie des trophées pris à l’ennemi dans la cour d’honneur des Invalides, dans la nuit du 30 au 31 mars 1814. Ainsi quand l’émissaire du Tsar demanda à voir les effets du Grand Frédéric, il lui fut répondu : « « qu’à leur égard on en avait agi suivant les lois de la guerre ».
Toutefois le mystère demeure, ces reliques auraient pu être soustraite à la destruction : le procès-verbal signé par l’ancien état-major des Invalides en 1830 si il confirme que les drapeaux ont été brûlés, ne mentionne nullement les insignes et l’épée du roi de Prusse.


Bibliographie :
Sur le destin des reliques du Grand Frédéric prises à Postdam (disponible en ligne), dont beaucoup d’éléments de notre historique sont extraits, nous citerons :
Aurélien DELAHAIE-GASPALON, « Un objet du mythe napoléonien à l’épreuve des faits historiques : l’épée dut de Fréderic II dans les collections du Musée de l’Armée », Revue Napoleonica, 2021.

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RARE FRAGMENT DE CEINTURE, ATTRIBUE A LA CEINTURE DU ROI FREDERIC II DE PRUSSE, LE GRAND FREDERIC, COMPOSE : -d’une frange en passementerie de coton noir et de fil d’argent, entremêlés. 18 cm env. -d’une frange en passementerie de fil d’argent et de fil d’argent doré, entremêlés. 18 cm env. -d’une importante frange à décor de fil d’argent, fleurs à six feuilles et soleils en lamé et fil d’argent doré. 18 cm. Ces trois franges doivent provenir d’un gland de ceinture écharpe et correspondent au modèle porté par le Roi. Contenues dans un papier de provenance avec annotation manuscrite ancienne à la plume « Ceci a été détaché de la ceinture que portait le grand FREDERIC et qui a été apportée en France après l’entrée des français à Postdam » B.E. -Collection de l’académicien Robert de Flers, puis descendance. Historique : Après la victoire d’Iéna, le 14 octobre 1806, Napoléon marcha sur Berlin où il entra le 27 octobre. Ce fut pour lui l’occasion de se rendre sur le tombeau de l’ancien souverain Frédéric II, mort en 1786, qu’il admirait à la fois pour sa gestion efficace et pour la solidité de ses vues militaires, notamment lors de la guerre de Sept Ans. Arrivé à Potsdam le 25 octobre 1806, il trouva dans le château de Sans-Souci l’épée, la ceinture et le grand cordon de l’Aigle noir portés par le défunt roi. Il s’en saisit en disant : « J’aime mieux cela que vingt millions. » Il les envoya aux Invalides « comme témoignage des victoires de la Grande Armée et de la vengeance qu’elle a tirée des désastres de Rossbach » (1757). Le 19e bulletin précise : « il n’y a eu aucun ordre donné dans les palais, de manière qu’on a trouvé à Potsdam l’épée du Grand-Frédéric ; la ceinture de général qu’il portait à la guerre de sept ans et son grand cordon de l’Aigle noir ». Exposés aux Invalides, les trophées disparurent vraisemblablement dans l’incendie des trophées pris à l’ennemi dans la cour d’honneur des Invalides, dans la nuit du 30 au 31 mars 1814. Ainsi quand l’émissaire du Tsar demanda à voir les effets du Grand Frédéric, il lui fut répondu : « « qu’à leur égard on en avait agi suivant les lois de la guerre ». Toutefois le mystère demeure, ces reliques auraient pu être soustraite à la destruction : le procès-verbal signé par l’ancien état-major des Invalides en 1830 si il confirme que les drapeaux ont été brûlés, ne mentionne nullement les insignes et l’épée du roi de Prusse. Bibliographie : Sur le destin des reliques du Grand Frédéric prises à Postdam (disponible en ligne), dont beaucoup d’éléments de notre historique sont extraits, nous citerons : Aurélien DELAHAIE-GASPALON, « Un objet du mythe napoléonien à l’épreuve des faits historiques : l’épée dut de Fréderic II dans les collections du Musée de l’Armée », Revue Napoleonica, 2021.

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ENSEMBLE ATTRIBUE AUX MEMBRES DE LA FAMILLE LACAPELLE COMPRENANT : -Col et parements d’uniformes de contre-amiral, d’époque Second Empire – IIIe République. -Nœud de taille brodé. -Quatre motifs brodés de basque d’uniforme d’officier supérieur de marine. -Deux ceinturons porte épée d’officier de marine. Un sans boucle. Un avec boucle dorée d’époque IIIe République. -Ceinture écharpe de contre-amiral. Époque Second Empire – IIIe République. -Ceinture écharpe de vice-amiral. Époque Second Empire – IIIe République. Accident -Galon de pantalon de marine. En passementerie doré. Époque Second Empire. IIIe République. -Matraque de marin. Corps en fanons, garni de plomb recouvert d’un matelotage aux extrémités. -Cocarde de bicorne. -Paire d’épaulettes de vice-amiral, en passementerie dorée, à trois étoiles d’argent et motif à l’ancre doré. Boutons à l’ancre. IIIe République. -Paire d’épaulettes du contre-amiral Lacapelle (1809-1879), en passementerie dorée, à deux étoiles d’argent et motif à l’ancre doré. Boutons des amiraux du Second Empire. IIIe République A.B.E. Epoque Second Empire- IIIe République Avec une notice de provenance manuscrite : « Ces épaulettes sont celles de mon grand père l’amiral Lacapelle. Elles ont été portées par mon père encore munies du bouton impérial. Nous leur avons gardées en leur commun souvenir. Celles acquises par mon père (…) a été élevé à la dignité de ct amiral ont été offertes par nous en sa mémoire à l’amiral Charles Rouvier son ancien capitaine de pavillon. » Biographie : Contre-amiral Jean Philibert LACAPELLE (1809-1879), il fut notamment commandant de l’école navale en 1857-1860. Il éleva Charles Auguste Eugène Le CALLOC (1827 - 1917) qui fut également officier de marine.