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CORRESPONDANCE INEDITE ENTRE L’IMPERATRICE MARIE FEODOROVNA ET LE PRINCE SERGEÏ GALITZINE [INSURRECTION DECABRISTE] MARIE FEODOROVNA (1759-1828), IMPERATRICE – AUTOGRAPHE GALITZINE (GOLITZINE) SERGEÏ (1774-1859), PRINCE – AUTOGRAPHE RESCRITS DE L’IMPERATRICE MARIE FEODOROVNA DONNES AU PRINCE SERGEÏ MIKHAILOVITCH GALITZINE ENTRE 1821 ET 1828. DEUXIEME RECUEIL. LS avec de grandes parties d’autographes de la main de l’impératrice. 1821-1828. 127 lettres en français, 54 lettres en russe, 416 pp., in-8. Lettres attachées dans un recueil, reliure en cuir marron d’époque. Ex-libris de la bibliothèque du prince S.Galitzine. A.B.E. (traces des pliures, légères taches sur les pages, tâche importante sur les lettres №55 et №142, déchirure sur la lettre №105). La correspondance présentée aux enchères est un témoignage inédit de la vie et des efforts caritatifs de l’impératrice Marie Feodorovna (épouse de l’empereur Paul Ier). Deuxième épouse de l’empereur Paul Ier, Sophie-Dorothée de Wurtemberg-Montbéliard est une princesse prussienne choisie par Catherine II pour son fils. La princesse reçut une excellente éducation et parlait couramment plusieurs langues. Devenue grande-duchesse puis impératrice de Russie sous le nom de Marie Féodorovna, elle soutint son époux dans tous ses initiatives et donna naissance à dix enfants. Deux d’entre eux deviendront empereurs (Alexandre Ier et Nicolas Ier). Assez tôt, l’impératrice s’intéressa aux œuvres caritatives. En 1796, elle prit la direction de l’Institut Smolny pour l’éducation des jeunes filles nobles. En 1797, elle fut nommée à la tête de plusieurs institutions caritatives et orphelinats (Maison des enfants trouvés, Institut d’Alexandre à Moscou, Maison des veuves, etc.). Jusqu’à la fin de ses jours, elle s’occupa de ces institutions et contribua à réformer l’organisation des orphelinats en Russie. Pendant des années, le prince Sergeï Galitzine sera à ses côtés pour l’épauler dans cette tâche. La correspondance présentée ici décrit en détails le travail accompli par Marie Feodorovna pendant sept ans et témoigne de ses relations étroites avec son fidèle ami le prince Galitzine. Cette correspondance nous montre comment l’impératrice supervisera année après année la vie de plusieurs orphelinats, en soutenant notamment le financement de son projet de villages dans lesquels des familles paysannes prirent en charge des orphelins avec des subventions de l’Etat (les orphelinats des grandes villes étant alors surpeuplés). « Le prince Oranski (Oranje-Nassau d’Hollande) vous amènera cette lettre au moment de sa visite. Il souhaitera probablement visiter nos institutions. Dans ce cas, je vous demande d’organiser les visites et prévoir que les institutrices et les instituteurs soient à leur place et prêts à lui raconter en deux mots leur travail (…) » (21 juin 1825). Marie Feodorovna conseille amicalement le prince Galitzine pour la gestion de la caisse de son hôpital à Moscou (Hôpital Galitzine) et soutient la construction d’un nouveau bâtiment pour le Conseil des tuteurs. Elle s’occupe en personne de l’organisation de la vie des élèves les plus brillants et s’efforce de maintenir l’éducation dans les institutions à un haut niveau. « La langue française est un des principaux objectifs pour elles et il faut absolument leur procurer l’occasion de l’exercer beaucoup (...) Mais l’essentiel pour cet objectif, c’est d’avoir de bonnes Dames de classe, qui fassent bien parler cette langue. C’est une condition qu’il faut exiger absolument et n’en point placer, qui ne s’exprime correctement et avec facilité en français.» (28 avril 1824) Elle insiste également sur l’importance de l’allemand et des sciences pour les jeunes élèves dans ses institutions, surveille les salaires des dames de classes (qui sont calculés d’après leurs compétences et le nombre d’élèves dans chaque classe). L’impératrice apporte des réponses circonstanciées sur chaque rapport de financement des orphelinats. Le prince Sergeï Mikhailovitch Galitzine accompagne l’impératrice dans chaque projet. Il est régulièrement décoré par l’empereur pour sa fidélité et son aide aux projets de Maria Feodorovna (bague ornée des diamants, décret de l’empereur du 27 juin 1821, etc). L’impératrice partage avec le prince Galitzine toutes les nouvelles de la famille : « l’attente des couches de la Grande Duchesse Alexandrine fait que je ne puis en profiter à Mon aise à Pavlovsk, étant depuis six jours pour les nuits à Tsarskoe Selo et passant les journées à Me partager entre trois endroits, les deux palais et Mon Pavlovsk (…) » (Tsarskoe Selo, le 2 juin 1825). Elle lui fait part de ses inquiétudes pour ses belles-filles et parle beaucoup de « son » Pavlovsk (son palais préféré, offert par son époux). «J’ai trouvé Mon Pavlovsk (…) par l’amitié de mon fils, qui a eu l’aimable attention d’y faire placer pour le 14 une bien belle porte en fer forg

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