Description

Vase cérémoniel cylindrique polychrome

décoré d’une scène mythologique avec le dieu Chahk et le dieu de la Mort.
Les deux divinités se font face. La première scène figure le dieu de la Mort assis de profil. Il est reconnaissable à son corps squelettique vêtu uniquement d’un pagne à motifs rayés qui retombe entre ses jambes. Ses bras sont tendus et ses mains applaudissent. Il est paré de boucles d’oreille, d’un collier avec pectoral et de bracelets à plusieurs rangs aux poignets et aux chevilles. Son visage est également décharné et de son crâne fendu en son sommet semble émerger une coiffe composée d’un insigne royal. Il est assis sur un amoncellement d’os et d’yeux humains. Une scène intermédiaire est insérée entre les deux principales. Elle illustre un être renversé et anthropozoomorphe, mi-humain, mi-jaguar, avec sa queue au pelage tacheté. Il repose sur une colline de laquelle s’échappe le corps d’un serpent chimérique à la gueule grande ouverte. Une rangée de glyphes verticaux sépare les scènes et se prolonge à l’horizontale jusqu’au dieu Chahk.
Dieu de la pluie chez les Mayas, Chahk est figuré dans une position agressive avec une jambe agenouillée et l’autre repliée. Son torse est nu, seule sa taille est ceinte d’un pagne. Son corps aux attributs humains est orné d’écailles de reptiles et paré de ses plus beaux atours. Des bracelets décorent les chevilles et les poignets, un collier à grelots agrémenté d’un pectoral orne le cou et de riches boucles d’oreille en coquillage complètent la parure. Le bras droit du dieu est tendu et sa main tient une hache en pierre représentant une tête anthropozoomorphe. L’autre bras est replié et sa main tient vraisemblablement un sceptre de foudre, attribut caractéristique de Chahk. Le visage mêle à la fois des traits humains et des éléments d’animaux amphibiens liés au monde aquatique du dieu. La mâchoire est ronde, la langue est fourchue et les yeux sont globuleux. Le crâne en « pain de sucre » est surmonté d’une coiffe élaborée de laquelle émergent des éléments végétaux. En association avec le dieu de la Mort, Chahk préside le rituel initiatique de la transformation en jaguar, suivi de son sacrifice et de sa descente dans l’inframonde, symbolisé par la colline. Les glyphes peints sur la surface du vase précisent sa fonction. Il était destiné à recevoir du cacao, absorbé durant des cérémonies rituelles.
Terre cuite beige à décor polychrome
Maya – Mexique, 550 - 850 ap. J.-C.
15,6 x 12,2 cm

La finesse du dessin, la qualité du traitement des personnages et la grande maîtrise de la composition faisant circuler le regard du spectateur tout autour de la scène, font de ce vase un somptueux exemple de l’art Maya.


Provenance :
- Ancienne collection John Fulling depuis 1969
- Galerie Mermoz, 2011
Bon état de conservation

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Vase cérémoniel cylindrique polychrome

Estimation 40 000 - 60 000 EUR

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En vente le vendredi 03 déc. - 15:30 (CET)
paris, France
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représentant une femme nue debout, tenant un plat dans les mains. Les jambes, larges et épaisses, sont séparées. Les plis des genoux sont marqués et les pieds grossièrement sculptés. Le sexe est apparent. Le nombril est creusé. Les seins sont petits et ronds. Les épaules sont couvertes de scarifications en pastillage. Les bras courts sont pliés et relevés vers la poitrine ; ils tiennent un large plat dans les mains. Le cou est paré d’un collier avec pendentif. Le visage est serein. La bouche est petite et entrouverte. Le nez est fin et droit, et ses narines sont trouées. Les yeux creusés en forme de grains de café semblent être clos, ce qui confère une certaine expression méditative au personnage. Les arcades sourcilières sont arquées et rejoignent la racine du nez. Les oreilles sont finement dessinées et ornées de boucles circulaires. Le front est haut. La tête est surmontée d’un ensemble de fines crêtes pouvant signifier la chevelure. Un trou de cuisson a été réalisé à l’arrière de la tête. Terre cuite creuse brune à engobe brun-rouge avec traces d’oxyde de manganèse Colima, Mexique, 100 av. J.-C. - 250 ap. J.-C. 47,1 x 24,2 x 20,8 cm Provenance : - Ancienne collection Guy Joussemet depuis 1968 - Ancienne collection Alain Birn depuis 1995 - Galerie Mermoz, 2001 La culture Colima se développe dans la région occidentale du Mexique, en bordure de l’Océan Pacifique, entre 300 av. et 300 apr. J.-C. Elle appartient au groupe culturel connu sous le nom de « West Coast » dont font également partie les cultures Jalisco et Nayarit. L’art de Colima se caractérise par une tradition de céramiques cultuelles figurant principalement des scènes rituelles ou de la vie quotidienne et qui revêtent le plus souvent un caractère sacré. Ces sculptures sont remarquables par leur poli extrêmement fin et leur couleur brun-orange caractéristique. Les sculptures représentant des femmes sont relativement nombreuses et témoignent du rôle important qu’elles pouvaient jouer dans ces sociétés ancestrales. Celle-ci pourrait figurer la présentation publique d’une jeune fille et pourrait dès lors s’inscrire dans la tradition ancienne des rites initiatiques. Sa sérénité et son expression méditative lui confèrent une dimension presque divine. Pieds cassés-recollés et petites restaurations

portant un casque amovible en forme de tête d’alligator, coiffé d’une grande crête. Dessous, l’homme porte un bonnet dont la bride passe sous son menton. Il est paré de boucles d’oreilles rondes saillantes et trouées, d’un collier de trois rangées de perles, en ras-de-cou et en sautoir. Les bras sont décorés de brassards composés de quatre rangées de perles. Son torse nu est traversé par une large bande de tissu sur laquelle se croisent une rangée de grosses perles formant un « X ». Il ramène ses bras devant lui et tient des objets en fibres végétales ou en plumes qu’il agite au rythme de la musique. Il revêt un pagne court qui laisse apparaître des bracelets aux genoux et aux chevilles. Ses jambes écartées et fléchies indiquent qu’il est en train de se balancer d’une jambe sur l’autre. Ce danseur est représenté au cours d’une cérémonie rituelle. La parure, l’expression du visage et la posture symbolisent une mise en relation entre ce danseur, le monde visible et invisible. La musique créée une atmosphère et la danse libère l’esprit et le corps. Terre cuite massive brun-beige avec importantes traces d’oxyde de manganèse Colima, Mexique, 100 av. J.-C. - 250 ap. J.-C. 26,7 (sans casque) / 35,7 (avec casque) x 15,5 x 11,4 cm Provenance : - Ancienne collection Alain Brisset depuis 1963 - Galerie Mermoz, 2014 Bon état de conservation, un des hochets restauré, petites restaurations sur les plumes de la couronne et sur les excroissances du casque. Restauration partie basse arrière du casque

jambes repliées, la tête légèrement tournée vers la gauche. Les pieds sont superficiellement modelés, les orteils évoqués par des rainures, et les cuisses sont larges. Il est nu, le sexe apparent, le ventre légèrement adipeux avec le nombril creusé. La poitrine est marquée. Les épaules puissantes se prolongent par deux longs bras, dont le gauche est paré d’un bracelet. La main gauche est posée sur le genou, tandis que celle de droite cache la bouche. L’homme porte un collier pastillé avec un imposant pendant central. La tête de forme allongée est expressive. On aperçoit que peu la bouche, mais on distingue néanmoins ses lèvres fines et les dents gravées. Le nez est long et aquilin. Les yeux sont petits et en forme de grain de café. Sur les côtés, les grandes oreilles supportent chacune trois boucles ornementales. Le crâne a été déformé rituellement vers le haut et est ceint d’un petit bandeau qui se prolonge par une corne chamanique torsadée. Terre cuite creuse beige à engobe beige et rouge-orange avec importantes traces d’oxyde de manganèse Jalisco, Mexique, 100 av. J.-C - 250 ap. J.-C. 55 x 35 x 30 cm Provenance : - Ancienne collection Yvon Collet depuis 1968 - Ancienne collection Galerie Mermoz depuis 2001 - Ancienne collection Baron de Rotschild depuis 2003 La culture Jalisco se développe dans l’ouest du Mexique, dans la région correspondant à l’actuel Etat du même nom, entre 200 av. et 300 apr. J.-C. Elle appartient au groupe culturel connu sous le nom de « West Coast » dont font également partie les cultures Colima et Nayarit. D’un point de vue artistique, la culture Jalisco a principalement produit des céramiques cultuelles représentant des personnages dans une attitude à la fois sereine et expressive, illustrant des scènes sacrées ou de la vie quotidienne, saisis dans l’instant et caractérisés par une belle spontanéité. Comme toutes les pièces du Jalisco, celle-ci faisait sans doute partie d’une offrande destinée à un haut dignitaire. Sa qualité d’exécution et son intense expression en font un très bel exemple des terres cuites Jalisco. Bon état de conservation