DROUOT
vendredi 28 juin à : 14:00 (CEST)

Collection Berger, une dynastie de collectionneurs, partie II

Pierre Bergé & Associés - +33149499000 - Email CVV

26, place Monge 21200 Beaune, France
Information Conditions de vente
Live
S'inscrire à la vente
254 résultats

Lot 6 - Rare paire de fauteuils dits « Coin de Feu » à dossier cabriolet en bois de hêtre et noyer mouluré et ciré. Le dossier chantourné reçoit des accotoirs courbes à manchettes, soutenus par des consoles en retrait. L'assise circulaire et la ceinture mouvementée repose sur des petits pieds cambrés, terminés par des volutes. Ils sont couverts de velours de soie ciselé, de couleur vert émeraude, bordé de clous bombés en laiton sur un galon. Paris. Époque Louis XV, vers 1750-1755. Attribué à Claude - Louis BURGAT. H_87 cm L_72 cm P_67 cm Restaurations. Provenance : Collection Genevoise. (Acquis par les anciens propriétaires auprès de la Galerie Segoura, Paris, en 1984) La comparaison avec une bergère estampillée de Burgat (fig.1), démontre une réalisation analogue à notre paire de « Coins de Feu ». La forme générale et le registre ornemental ici réduit présentent des points communs. Le dossier avec les mêmes épaulements, l'ouverture similaire des accotoirs, le type de console d'accotoir en retrait, une la partie supérieure de pied ornée d'un éventail et la forme des moulures. Tous ces éléments confortent une attribution à ce même menuisier en siège et une datation vers 1750 - 1755 Bibliographie : Le Mobilier Français du XVIIIeme siècle. Pierre Kjellberg. Les Éditions de l'Amateur - 2002 L'Estampille - L'Objet d'Art N° 282. Juillet - Août 1994. Pages 38 à 51 Le Siège Français. Madeleine Jarry - Pierre Devinoy. Office du Livre, Fribourg - 1973

Estim. 1 000 - 1 500 EUR

Lot 13 - Grande commode à ressaut et à encadrement de forme rectangulaire en bois et placage d'acajou. Elle ouvre sur trois rangs par cinq tiroirs à fonçures de chêne dont trois dans le bandeau et deux à traverse dissimulée dans le corps central. Les montants droits, abattus pour les antérieurs, sont cannelés et rudentés. Ils reposent sur des pieds fuselés à cannelures torses. Elle est ornée d'une riche garniture de bronze ciselé et doré tels que : frises de rinceaux feuillagés, rosaces, encadrements à rangs de perles, dards et rais de cœur, entrées de serrure à cartouche, anneaux de tirage sur macaron et sabots feuillagés. Dessus de marbre blanc veiné de gris à gorge. Estampillé : (sur les arases des montants) J. DAUTRICHE- Jacques Van Oostenrick dit Dautriche. Cité maître en 1765 et M.C. CRAMER - Mathieu - Guillaume CRAMER . Cité maître en 1771. Poinçon de jurande : (sur les arases des montants). Paris. Époque Louis XVI, vers 1775. H_93,5 cm L_132 cm P_64 cm Restaurations. Cette commode présente une architecture parfaitement équilibrée mise en valeur par ses panneaux d'acajou embellis d'une garniture de bronze finement ciselé et doré. Elle résulte d'une collaboration entre l'auteur Jacques D'Autriche et Mathieu-Guillaume Cramer qui la commercialisa. Ce dernier, quelques années après sa maîtrise s'installa rue du Bac en la qualité de marchand-ébéniste. Il fit travailler Jacques D'Autriche dont le nom est cité dans la liste de ses créanciers pour « fournitures livrées ». La production de Jacques Dautriche est représentée par des meubles de très grande qualité qui s'inscrivent dans deux périodes. Si la première est composée de meubles en marqueterie, la seconde, dite néoclassique et en vogue dès les premières années de 1760, est caractérisé par l'emploi du bois d'acajou. Le Comte François de Salverte, dans son ouvrage sur les ébénistes du XVIIIe siècle, mentionne une commode comparable qui se trouvait dans la collection du Baron de Beurnonville, décrite comme : « une commode de ce genre reposant sur des pieds à cannelures obliques et garnie de bronzes dans la manière de Thomire », et un secrétaire analogue, orné d'une jolie frise à poste, dans la collection de Madame Becq de Fouquières. Fig. 1 Vente à Paris en juin 1936. Jean Nicolay, pages 128, figure B Fig. 2 Vente Thierry de Maigret 22 octobre 2014 Paris Drout Salle 1 Lot 9 Collection d'un grand amateur

Estim. 8 000 - 12 000 EUR

Lot 101 - Rare console d'applique "aux femmes ailées" de forme mouvementée, en bois de chêne sculpté, mouluré et doré. Elle présente un important décor de rinceaux feuillagés, de fleurons, de guirlandes fleuries et d'agrafes. La ceinture est ornée en façade d'un médaillon à l'effigie du Roi soleil. Elle repose sur deux montants cambrés, sculptés de femmes aillées et réunis par une entretoise ornée d'un pot à feu. Dessus de marbre Sarrancolin à triple mouluration. Paris. Vers 1725 - 1730. H_84 cm L_157.5 cm P_63.5 cm Le pot à feu postérieur. Marbre renforcé. Le sculpteur qui a réalisé notre console s'est principalement inspiré des dessins de Pierre Le Pautre (1659-1744), mais aussi de ceux de Nicolas Pineau (1684-1754). Cette double influence résulte de l'évolution d'un modèle, dont on retrouve les origines dès la fin du 17ème siècle, et qui n'a jamais cessé d'être interprété par les ornemanistes du XVIIIe siècle. Pierre Le Pautre, publie à la fin du 17ème siècle le "Livre de Tables qui sont dans les Appartements du Roy sur lesquelles sont posés les Bijoux du Cabinet des Médailles". Ces tables, semble-t-il, avaient été dessinées par Jean 1er Bérain en 1681. Dans ce recueil, Le Pautre reproduit une table réalisée pour Louis XIV reposant elle aussi sur un piétement à figure en termes, dont la forme en volute est plus moderne et se rapproche de notre console (fig.1, fig.2). Quelques décennies plus tard, le célèbre ornemaniste Nicolas Pineau, qui n'a pu ignorer le recueil de Le Pautre, réalise à son tour deux dessins de tables à termes ailées dans le style rocaille naissant (fig.3, fig.4). Ces deux séries d'études illustrent cette double influence qui a probablement inspiré le sculpteur de notre console, en associant des éléments tirés des publications de Le Pautre (femmes ailées en termes, médaillons, vases), avec ceux tirés des recueils de Pineau (courbes plus accentuées, guirlandes de fleurs).

Estim. 10 000 - 15 000 EUR