DROUOT
vendredi 19 avr. à : 14:00 (CEST)

ARTS DU XXe SIECLE

Côte Basque Enchères Lelièvre - Cabarrouy - 05.59.23.38.53 - Email CVV

8, rue Dominique-Larréa, Z.A. Layatz 64500 Saint-Jean-de-Luz, France
Exposition des lots
mercredi 17 avril - 10:00/12:00, SARL Côte Basque Enchères
mercredi 17 avril - 14:00/18:00, SARL Côte Basque Enchères
jeudi 18 avril - 14:00/18:00, SARL Côte Basque Enchères
jeudi 18 avril - 10:00/12:00, SARL Côte Basque Enchères
vendredi 19 avril - 10:00/12:00, SARL Côte Basque Enchères
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Lot 70 - Kumi SUGAI (1919-1996) Paysage urbain, 1954 Huile sur toile signée en bas à droite. Signée deux fois et datée au dos. 29,5 x 29,5 cm Exposition : Kumi Sugaï, Paris, Galerie Craven, 1954 (Timbre de la galerie au dos). Intégré de manière théorique à la “très jeune Ecole de Paris” par Michel Ragon en 1954, et rattaché à des mouvements franco-français comme beaucoup d’autres artistes d’alors, l’Oeuvre de Kumi Sugaï répond pourtant à des critères bien personnels et sont d’une inventivité rare. Influencé très tôt par les estampes japonaises et le lyrisme qui les accompagne, Sugaï quitte son Japon natal pour s’installer à Paris en 1953. Très vite, il intègre le cercle artistique de l’époque et bénéficie d’une première exposition collective du 1er au 29 octobre 1953 - organisée par John Craven - en hommage à Francis Picabia (qui décèdera un mois plus tard des suites de sa longue maladie). Sugaï présente à cette occasion L’Oiseau , peinture figurative et déjà si abstraite d’un oiseau qui composent son bestiaire des années 1953 à 1954. Seulement une année plus tard, et comme le précise le critique Jean-Clarence Lambert - auteur de la première monographie de l’artiste, cette exposition collective lui ouvre la porte d’une première exposition personnelle. En 1954. Toujours chez John Craven et où notre toile sera donc exposée. A l’occasion de cette exposition, l’artiste rencontre Jean-Clarence Lambert et André-Pieyre de Mandiargues. Ils seront immédiatement intrigués et convaincus du potentiel du jeune artiste japonais. Roger Van Gindertael, autre critique d’art belge, voit dans le travail de Sugaï une influence certaine de Paul Klee. De prime abord, notre toile peut paraître relever d’un expressionnisme abstrait évident. Or c’est à la période figurative des Paysages de l’artiste que cette toile doit se rattacher. Les scènes urbaines qui constituent ces paysages sont, comme l’expliquait Paul Klee, des “images abstraites avec des souvenirs”, le tout organisé à la façon d’un jardin japonais. Natif de Kobe, l’artiste intègre son histoire personnelle et choisit la ville comme sujet d’inspiration, aux dépens de la campagne qu’il trouve ennuyeuse. Mandiargues décrira ces peintures comme des “villes-paysages, mêlant à la fois le point de vue vertical avec l’horizontal (prédominant)”. Des paysages flottant et hors-sol donc, peut-être en continuité de ces fameuses images d’un monde flottant (ukiyo-e) tant appréciées des frères Goncourt.

Estim. 4 000 - 6 000 EUR

Lot 79 - Gerardo MURILLO dit Dr. ATL (1875-1964) Volcanes, XX Estenciles – Vol. I, 1928 SUITE DE DIX-HUIT POCHOIRS monogrammés, en feuille sous chemise ou encadrés, représentant des paysages volcaniques. Chaque pochoir monogrammé. La chemise monogrammée et numérotée 8.2 à l’encre. Dim. Cadre hors tout: 158 x 87 cm - Pochoir: 25 x 26 cm (à vue) Feuilles : 49 x 31 cm Gerardo MURILLO dit Dr. ATL (1875-1964) est un précurseur du muralisme mexicain. Nommé Directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Mexico City en 1914, il prône la rupture avec l’enseignement issu de l’école de Barbizon alors prépondérante au Mexique. Son enseignement repose sur la part sociale de l’art et de sa mixtion avec la politique. Pour Murillo, l’artiste doit être « l’instrument politique de la propagande révolutionnaire ». Il bénéficiera naturellement d’une grande influence envers la trinité du muralisme mexicain : Diego Rivera, Juan Clemente Orozco et David Alfonso Siquieros. En parallèle de cet activisme politique, il est aussi un passionné par la nature et des volcans. Son ouvrage majeur Cómo nace y crece un volcán, el Paricutín (1950) démontre en quoi le volcan constitue pour l’artiste une image forte et le fruit d’une passion qui le mènera à sa perte. L’originalité et la rareté de ces pochoirs réside dans le fait qu’ils sont réalisés très tôt dans la production de l’artiste. Ces derniers font probablement partie d’une série d’œuvres réalisée au début des années 1920 et ayant pour sujet la vie pittoresque et populaire au Mexique postrévolutionnaire. Diego Rivera lui, commence à peindre son Épopée du peuple mexicain en 1929.

Estim. 1 500 - 2 000 EUR