DROUOT
mercredi 17 avr. à : 14:00 (CEST)

TABLEAUX ANCIENS, MOBILIER ET OBJETS D'ART

Delon - Hoebanx - 01.47.64.17.80 - Email CVV

Salle 10 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot 75009 Paris, France
Exposition des lots
mardi 16 avril - 11:00/18:00, Salle 10 - Hôtel Drouot
mercredi 17 avril - 11:00/12:00, Salle 10 - Hôtel Drouot
Information Conditions de vente
Live
S'inscrire à la vente
329 résultats

Lot 80 - Théodore GÉRICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824) Trois chevaux à l’écurie Toile 14,5 x 22 cm Inscription au revers Géricault / Coll. Gral de Brack Au revers un cachet de cire rouge Provenance : Collection général de Brack en 1823 avec son pendant ; Collection Dubaut. Expositions : Probablement Géricault, Paris, Galerie Charpentier, 1924, n°340 ; Géricault, Winterthur, Kunstmuseum, 1953, n°44 ; Géricault, Paris, Galerie Claude Aubry, 1964, n°12. Bibliographie : Ch. Blanc, Histoire des peintres français au XIXe siècle, Tome I, Paris, 1845, p.443 ; Ph. Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, Paris, 1978, n°238, reproduit ; L. Eitner, « The Literature of Art », Burlington Magazine, mars 1980, p. 209 ; G. Bazin, Théodore Géricault, étude critique, documents et catalogue raisonné, , tome VII, Paris, 1997, pp. 46, 48 et n°2557, reproduit. Germain Bazin situe notre tableau dans la dernière période de l’artiste en 1823, après son séjour à Londres quand son état de santé se détériore suite à plusieurs chutes de cheval (voir G. Bazin, opus cité supra, pp. 46 – 48). Sa technique se simplifie mettant l’accent sur la vivacité du coloris et les blancs immaculés qui viennent souligner les jeux de lumière. Le type des chevaux est similaire aux modèles et au traitement des dernières œuvres de Géricault. Géricault se sépare de cette esquisse en 1823, quand mourant et accablé de dettes, il décide de vendre quelques tableaux sur les conseils de ses amis, le colonel Bro et M. Dedreux Dorcy. Louis Bro vend à son ami Antoine Fortuné de Brack quatre tableaux de Géricault : une étude de chien, La forge et notre esquisse avec son pendant (G. Bazin, opus cité supra, tome I, doc. 237 et 239). Les tableaux sont longtemps restés dans la famille de Brack. Antoine de Brack commence sa carrière militaire en 1807 au 7e de hussards où il fait la rencontre de Louis Bro, alors capitaine. Il participe aux campagnes de Prusse, de Pologne, d’Allemagne, de Russie, comme officier de hussards et comme aide de camp du général Colbert. Il obtient la Légion d'honneur pour sa conduite sur-le-champ de bataille de Wagram. On lui doit le traité Avant-postes de cavalerie légère, maintes fois réédité depuis 1831 et resté une référence pour les officiers de cette arme jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le tableau avait un pendant actuellement dans une collection particulière qui est également une esquisse de trois chevaux à l’écurie (voir G. Bazin, opus cité supra, tome VII, n°2556, reproduit).

Estim. 30 000 - 40 000 EUR

Lot 81 - Jean François MILLET (Gruchy 1814 – Barbizon 1875) Couple de paysans contemplant la mer Papier collé sur carton 23,5 x 19,5 cm Signé en bas à droite J.F. Millet Etiquette au revers Durand Ruel N°69 au revers Provenance : Chez Durand Ruel. Alexandra Murphy situe notre tableau vers 1845, quand Jean-François Millet travaillait au Havre et à Cherbourg ou vers 1846/47 quand il est revenu à Paris. Nous savons qu’il a peint au Havre des portraits et divers tableaux dont des idylles pastorales et qu’avant de rentrer à Paris il fit une vente publique de ses œuvres. A cette époque il s’investissait de plus en plus dans les tableaux mythologiques et religieux qu’il présentait régulièrement au Salon. Parallèlement il peignait des scènes naturalistes centrées sur des personnages surpris dans un moment de la vie ordinaire. Progressivement ce type de représentation est devenu de plus en plus important dans sa carrière et il présenta au Salon de 1848 le Vanneur (voir catalogue de l’exposition Millet, Paris, 2017, n°21, reproduit). Un dessin (dans la collection Alexandre Young en 1906, aujourd’hui perdu) reprenait les mêmes postures. L’artiste écrivait dans une lettre en 1851 : « Il n’y a […] dans mes tableaux en train ni femme nues, ni sujets mythologiques : je veux m’imposer avec autre chose que ces sujets-là […] c’est le côté humain, franchement humain qui me touche le plus en art, et si je pouvais faire ce que je voudrais, ou tout au moins le tenter, je ne ferais rien qui ne fût le résultat d’une impression reçue par l’aspect de la nature, soit en paysage, soit en figures ». L’attribution a été confirmée sur photos en 2008 par Alexandra Murphy.

Estim. 80 000 - 120 000 EUR