DROUOT
lundi 17 juin à : 13:30 (CEST)

Paris mon amour, 14e, N°1 : TABLEAUX, SCULPTURES, EXPOSITIONS UNIVERSELLES, JO, AFFICHES, OBJETS PUBLICITAIRES, CHIC PARISIEN, CURIOSA, BIBLIOPHILIE, VIEUX PAPIERS PHOTOGRAPHIES

Lucien Paris - +33148720733 - Email CVV

Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot 75009 Paris, France
Exposition des lots
samedi 15 juin - 11:00/18:00, Salle 5-6 - Hôtel Drouot
lundi 17 juin - 11:00/12:00, Salle 5-6 - Hôtel Drouot
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387 résultats

Lot 3 - ARCHITECTE INDÉTERMINÉ, 1806 - Projet d'élévation d'un Temple de la Gloire sur l'emplacement de la Madeleine Encre et lavis sur papier, portant la légende à l'encre « Élévation d'un Temple de la Gloire sur l'emplacement de la Madeleine. Projet selon le Programme donné au concours le 20 décembre 1806. Une des conditions du Programme était d'utiliser les travaux déjà exécutés. Cette condition (quoi qu'impérative) a été sans effet pour les prix qui ont été décernés ». Deux modifications du projet collées au dos. 32 x 53,4 cm (à vue). Le 2 décembre 1806, au camp de Pozna? en Pologne, l'Empereur Napoléon Ier signait un décret pour l'édification d'un temple à la gloire des Armées françaises en lieu et place de l'ancienne église de la Madeleine dont la reconstruction avait suscité depuis 1757 de multiples projets, y compris de bâtiments administratifs ou salles de spectacle, qui n'avaient jamais complètement abouti. Selon l'exposé des motifs: « Le Monument dont l'Empereur vous appelle aujourd'hui à tracer le projet sera le plus auguste, le plus imposant de tous ceux que sa vaste imagination a conçus et que son activité prodigieuse sait faire exécuter. C'est la récompense que le vainqueur des Rois et des Peuples, le fondateur des empires, décerne à son armée victorieuse sous ses ordres et par son génie. La postérité dira: il fit des héros et sut récompenser l'héroïsme. [. . . ] À l'intérieur du monument, les noms de tous les combattants d'Ulm, d'Austerlitz et d'Iéna seront inscrits sur des tables de marbre, les noms des morts sur des tables d'or massif, les noms des départements avec le chiffre de leur contingent sur des tables d'argent ». Un concours fut lancé auquel participèrent quatre-vingts artistes. Le projet de l'architecte Pierre-Alexandre Vignon fut retenu par l'Empereur lui-même, contre l'avis de l'Académie impériale: un temple périptère, retour à l'antiquité, inspiré de l'architecture gréco-romaine. La Madeleine est quasiment, pour ce qui est de l'aspect extérieur, une restitution de l'Olympieion à Athènes, les colonnes de la Madeleine étant légèrement plus hautes (20 contre 17,25 m, à comparer avec un édifice très proche, la Cour suprême des États-Unis). Peu après, on démolit tout ce qui avait été édifié précédemment. Les travaux progressèrent rapidement jusqu'en 1811, date à laquelle ils durent être arrêtés faute d'argent. Après la campagne de Russie de 1812, Napoléon renonça au temple de la Gloire, et revint au projet primitif d'une église: « Que feronsnous du temple de la Gloire ? dit-il à Montalivet. Nos grandes idées sur tout cela sont bien changées. . . C'est aux prêtres qu'il faut donner nos temples à garder: ils s'entendent mieux que nous à faire des cérémonies et à conserver un culte. Que le Temple de la Gloire soit désormais une Église: c'est le moyen d'achever et de conserver ce monument ». L'église ne fut consacrée que le 9 octobre 1845 par Mgr Affre, archevêque de Paris, après de multiples rebondissements liés à la mort de Vignon et aux bouleversements politiques

Estim. 1 200 - 1 500 EUR

Lot 9 - ANTOINE VOLLON (1833-1900) - Léon Gambetta quitte Paris en ballon dirigeable en 1870 Huile sur toile, signée en bas à droite. 33,4 x 39, 8 cm. Né de la chute du Second Empire et de la défaite de Sedan, le gouvernement de la Défense nationale charge Léon Gambetta, ministre de l'Intérieur, âgé de trente-deux ans, qui proclama la République le 4 septembre 1870, aux côtés notamment de Jules Favre et Jules Ferry, de quitter Paris, assiégé par les Prussiens, et d'organiser en province la résistance contre l'envahisseur. Pour franchir les lignes prussiennes, qui rendent les fleuves et routes impraticables, le fougueux ministre a l'idée d'emprunter une montgolfière. Il met à contribution marins et gendarmes pour la fabrication et le nouage des cordages et ouvriers et ouvrières pour la réalisation de trois nacelles en osier. Le photographe et aérostatier Félix Tournachon, connu sous le pseudonyme de Nadar, prête ses ateliers de Montmartre pour assurer le tissage des enveloppes de ballons, ensuite transportées à la gare d'Orléans (aujourd'hui gare d'Austerlitz) où elles sont vernies et cousues. Les usines à gaz de Clichy et de la Villette assurent le remplissage des engins. Le ballon du ministre, de seize mètres de diamètre, est nommé Armand Barbès, en référence au célèbre militant révolutionnaire et républicain des années 1830-1840, décédé quelques mois plus tôt. Gonflé au gaz d'éclairage, il s'élève de la butte Montmartre au matin du 7 octobre 1870 Victor Hugo assiste par hasard à la scène. Dans « Choses Vues », son journal intime, le romancier, rentré il y a moins d'un mois d'un exil de 19 ans, raconte: « 7 octobre. Ce matin, en errant sur le boulevard de Clichy, j'ai aperçu au bout d'une rue entrant à Montmartre un ballon. J'y suis allé. Une certaine foule entourait un grand espace carré, muré par les falaises à pic de Montmartre. Dans cet espace se gonflaient trois ballons, un grand, un moyen et un petit. Le grand, jaune, le moyen, blanc, le petit, à côtes, jaune et rouge. On chuchotait dans la foule: Gambetta va partir. J'ai aperçu, en effet, dans un gros paletot, sous une casquette de loutre, près du ballon jaune, dans un groupe, Gambetta. Il s'est assis sur un pavé et a mis des bottes fourrées. Il avait un sac de cuir en bandoulière. Il l'a ôté, est entré dans le ballon, et un jeune homme, l'aéronaute, a attaché le sac aux cordages, au-dessus de la tête de Gambetta. Il était dix heures et demie. Il faisait beau. Un vent du sud faible. Un doux soleil d'automne. Tout à coup le ballon jaune s'est enlevé avec trois hommes dont Gambetta. Puis le ballon blanc, avec trois hommes aussi, dont un agitait un drapeau tricolore. Au-dessous du ballon de Gambetta pendait une flamme tricolore. On a crié: Vive la République ! » Mais le vent pousse le ballon de Gambetta vers le nord et les lignes prussiennes. . . Les passagers lâchent du lest pour s'élever et échapper aux tirs ennemis. Leur ballon s'écrase en milieu d'après-midi près de Beauvais, où ils sont recueillis par des paysans. Après trois jours de voyage épique en voiture à cheval et en train, Gambetta arrive enfin à Tours où il rejoint une délégation gouvernementale dirigée par Adolphe Crémieux où, désormais également ministre de la Guerre, il lève en quatre mois de nouvelles armées de plusieurs millliers d'hommes « avec une rapidité tout à fait incroyable » (selon le mot du général prussien Moltke). Bien qu'il soit partisan d'une « guerre à outrance », la capitulation de Bazaine à Metz le 27 octobre, l'échec de la jonction entre « l'armée de la Loire » avec les Parisiens assiégés et enfin la rédition de la capitale épuisée le 28 janvier ont raison de ses efforts. Il démissionne de ses fonctions le 6 février 1871. Après le traité de Francfort signé le 10 mai 1871, qui met fin à la guerre, il contribue à la pérennisation du régime républicain. La Général prussien von der Goltz écrira plus tard: « Si jamais, ce qu'à Dieu ne plaise, notre patrie devait subir une défaite pareille à celle que la France a essuyée à Sedan, je désirerais vivement qu'il vint un homme qui sût, comme Gambetta, l'embraser de l'esprit de résistance poussé jusqu'à ses dernières limites ». Le geste épique de Gambetta et cet acharnement dans la lutte patriotique marquèrent durablement les esprits: on dénombre 1 501 rues Gambetta en France, ce qui en fait le sixième nom propre le plus donné à nos voies urbaines

Estim. 2 000 - 2 500 EUR

Lot 44 - MATHILDE ANGÈLE DELASSALE (1867-1938) - Réunion de 23 dessins:. Étude de postures, encre sur papier, cachet en bas à droite (28 x 48 cm). .Étude annotée de péniches et de berges, fusain sur papier, cachets en bas à droite (29 x 46 cm). .Étude annotée de bateaux à roues à aubes, fusain sur papier, cachets (29 x 46 cm). .Étude d'habitations, fusain sur papier, cachets (25 x 32,5 cm). .Étude de porteurs, fusain sur papier, cachets (23 x 30,5 cm). .Étude de postures, fusain sur papier, cachets (21 x 30 cm). .Étude des Tuileries, fusain sur papier, cachets (25 x 32 cm). .Études d'hommes courbés, fusain sur papier, cachets (30 x 22,5 cm). .Étude du Pont Royal, encre sur papier calque, cachet en bas à droite (26x36 cm). .Étude de palefrenier, fusains sur papier, cachets (12,5 x 11,5 cm). .Étude de palefrenier, fusains sur papier, cachets (16,5 x 11,5 cm). .Étude d'un cavalier, fusain sur papier, cachets (18,5 x 32 cm). .Étude annotée de péniche et personnages, cachets, taches (22 x 32 cm). .Étude de travailleurs, fusain sur papier, cachets (33,5 x 23 cm). .Études de péniches, fusain sur papier, cachets, (31 x 46 cm). .Étude annotée d'ouvriers au pied de la Tour Eiffel, fusain sur papier, cachets (30 x 44,5 cm). .Étude d'ouvriers, fusain sur papier, cachets (32,5 x 45 cm). .Étude annotée de roulottes, fusain sur papier, cachets (27 x 43 cm). .Étude d'ouvriers pelletant, fusain sur papier, cachets en bas à droite (30,5 x 44 cm). .Étude pour une vue de la Seine, fusain sur papier calque, cachet en bas à gauche (24 x 33 cm). .Étude pour une vue de la Seine, fusain sur papier, cachet en bas à droite (23 x 31 cm). .Étude de mâts de bateau et personnages, aquarelle sur papier, cachet en bas à droite (25 x 32,5 cm). .Étude d'ouvriers, crayon graphite sur papier, cachet en bas à droite (25 x 32,5 cm)

Estim. 200 - 300 EUR

Lot 55 - RENÉ COLLAMARINI (1904-1983) - Ascension en ballon libre de Pierre Labric et Vernanchet le 13 juillet 1924, Montmartre Bas-relief en bronze à patine brune, signé sur le côté. Légendé « Pierre Labric et Vernanchet s'envolèrent en ballon libre le 13 juillet 1924, ici était le maquis ». 40 x 33 x 4 cm. En 1921, est déclarée l'association de la Commune Libre de Montmartre, parodie de commune, imaginée dans l'entre-deux-guerres par des artistes de Montmartre, pour maintenir un esprit villageois et festif et un certain folklore dans le quartier, tels qu'ils existaient avant la guerre: elle possède un garde-champêtre d'honneur, des pompiers archaïques et une garde militaire composée de grenadiers. Parmi les autorités représentatives figurent aussi un capitaine des pompiers et un juge de paix. La Vache enragée, « seul quotidien ne paraissant que le mercredi », est son journal officiel. Une élection est organisée et plusieurs listes, fantaisistes, s'opposent, dont, notamment, une liste cubiste comprenant Pablo Picasso, Max Jacob, Archipenko, Ossip Zadkine et Jean Cocteau, une liste dadaïste incluant Francis Picabia, Paul Dermée, André Breton et Tristan Tzara, une liste sauvagiste avec Henri Chassin, une liste abstentionniste qui ne présente aucun candidat, et une liste antigrattecialiste comprenant Jules Depaquit, Francisque Poulbot, Julien Pavil, Roger Tozigny, Fredé du Lapin Agile, Suzanne Valadon. C'est cette dernière liste qui l'emporte. Jules Depaquit devient le premier maire de la commune libre du Vieux Montmartre. Pierre Labric est son premier adjoint. Pierre Labric (1891-1972), journaliste au journal « Le Petit Parisien », fut également cycliste et aérostier. Premier journaliste à sauter en parachute depuis l'avion d'Afred Donval en 1922, il descendit à bicyclette les 220 marches dites du funiculaire de Montmartre en 1922, puis un escalier de la tour Eiffel en 1923. En 1924, à la suite de dissensions, Lemoine, surnommé le Père La Bille, patron du restaurant À la Mère Catherine, fonde avec Pierre Labric, une seconde commune libre, la Commune Libre du Vieux Montmartre. Pierre Labric est premier adjoint. Il en sera élu maire en 1929 et le restera jusqu'en 1972. En 1924, alors que les Jeux Olympiques de Paris battent leur plein, la Commune Libre du Vieux montmartre organise ses propres jeux olympiques burlesques. Notamment, le 13 juillet 1924, un rallye-ballon, soutenu par le Journal Le Petit Parisien, auquel participent Pierre Labric et l'aéronaute Louis Vernanchet, fondateur de l'École Nationale d'Aérostation. Le numéro du Figaro du 14 juillet 1924 relate l'événement: Ce fut une démonstration originale que celle organisée, hier sur « la Butte », par notre confrère le Petit Parisien. L'aéronaute Vernanchet s'est élevé dans un immense ballon et, en compagnie de M. Pierre Labric, a gagné le grand air aux applaudissements des curieux. C'est sur le territoire de la commune libre de Montmartre, sur la place Constantin-Pecqueur, qu'eut lieu, sur le coup de trois heures, le départ des voyageurs. Le ballon qui, depuis le matin, subissait, dans les terrains de l'avenue Junot, le supplice du gonflement, s'éleva sans difficultés tandis qu'une nuée de cyclistes, munis de dossards, se mettaient en route à sa poursuite. Le vent soufflait vers le Nord, entraînant le sphérique et donnant ainsi la direction aux pédaleurs. Et puis, comme il faut bien s'amuser un peu, les nombreux spectateurs, venus assister à ce départ, furent retenus, sur la Butte par multiples distractions organisées par la Commune Libre. La réception de la République de Saint-Louis ne manqua pas de grandeur et le tournoi olympique de jeu de dames et de bilboquet, eut des amateurs. Un lâcher de ballons cartes postales termina cette fête aéronautique. On doit également à Pierre Labric, en 1924, la première Course de Côte au Ralenti de Montmartre, avec la collaboration du club des Teufs-Teufs et des GMA, les Grand-Mères Automobiles. Le principe est simple: gravir les 660 mètres séparant le 42 rue Lepic de la place du Tertre, au ralenti et sans caler ! Pierre Labric fut co-inventeur de Paris-Strasbourg à la marche avec Émile Antoine en 1926. Il fut à l'origine du « Salon de Toile » de la place du Tertre et, en 1933, de la plantation des vignes sur la butte Montmartre, avec le soutien de Francisque Poulbot et de la République de Montmartre. En 1934, eurent lieu les premières vendanges « modernes », en présence du président de la République française, Albert Lebrun, et sous le parrainage de Fernandel et Mistinguett. Il fut lieutenant de l'armée de l'Air pendant la Seconde guerre Mondiale. Les activités de la Commune libre furent interrompues de 1939 à 1945. Dans les années 1980, les deux communes libres se réconcilièrent pour travailler et participer ensemble aux Fêtes et Vendanges avec toutes les autres associations. La Commune Libre du Vieux Montmartre cessa peu à peu toute activité. Une assem

Estim. 300 - 350 EUR

Lot 56 - CECIL DE BLAQUIÈRE HOWARD DIT CECIL HOWARD (1888-1956) - Mistinguett et Max Dearly dansant la valse chaloupée au Moulin Rouge Beau projet d'éventail. Gouache sur papier, signée en bas à droite. 29,7 x 44,5 cm. Le 15 juin 1908, l'acteur et metteur en scène Max Dearly choisit Mistinguett pour interpréter avec lui la célèbre valse chaloupée, dite aussi danse des Apaches ou danse du Pavé, qu'il créa dans la « Revue du Moulin » au Moulin Rouge, sur des motifs du ballet « Le Papillon » de Jacques Offenbach. La danse représente une dispute entre un voyou Apache et une prostituée. Violente, sportive et spectaculaire, elle s'achève en valse rythmée. Le Figaro du 28 juillet 1908 relate: « Un habitué du Moulin-Rouge nous faisait observer hier, que jamais on ne vit public plus chaleureux, plus « emballé » que celui qui applaudit chaque soir la spirituelle Revue du Moulin Rouge et ses interprètes M. Max Dearly et Mlle Mistinguett en tête ». Le succès tiomphal et international du duo, qui renouvela l'expérience au Casino de Paris, contribua au lancement de la carrière de Mistinguett. Dans tout les coins, d'improbables couples d'Apaches vont se produire, essayant d'imiter les deux vedettes qui inspireront artistes, tels Kees van Dongen, dans une huile restée célèbre, et dessinateurs de presse. Alphonse Rucho en réalisera des statuettes en régule. Ayant quitté Buffalo en 1905, Cecil Howard s'installe à Paris où il s'inscrit à l'Académie Julian. Âgé de dix-sept ans, il est immédiatement conquis par la vie artistique qu'il rencontre à Montparnasse. Il y passera la moitié de sa vie. Un an plus tard le sculpteur présente une première oeuvre au Salon des artistes français. Ensuite, presque chaque année, ce sera le Salon d'automne et/ou le Salon de la Scité Nationale des Beaux-Arts. Devenu rapidement sociétaire de ces deux institutions, il y présentera notamment des sculptures animalières réalisées au zoo d'Anvers en compagnie de son ami Rembrandt Bugatti, au cours de l'année 1909. En 1913, Howard participe à l'Armory Show de New York, Chicago et Boston. Pour cet évènement majeur qui marque l'arrivée de l'Art moderne aux États-Unis, il expose un nu féminin debout ayant pour modèle Lucy Krohg. Après avoir expérimenté la sculpture peinte, notamment dans le domaine du portrait, Cecil Howard investit le champ du Cubisme. Il intègre à ses sculptures polychromes très joyeuses, le mouvement des danseurs de tango qu'il pratique régulièrement au bal Bullier. Ces oeuvres très personnelles, dont il ne reste aujourd'hui que cinq exemplaires répertoriés, font de Cecil Howard un des pionniers de la sculpture cubiste, et le situent au premier plan du modernisme de cette période. La netteté schématisée des formes cubistes se retrouvera une dernière fois dans La mère et l'enfant, réalisée en taille directe dans un bloc de marbre. Présentée au Salon des Beaux-Arts de 1919, elle sera achetée par Gertrude Vanderbilt Whitney et fait maintenant partie des collections du Whitney Museum of American Art, à New York. Touché par la vogue de l' « l'Art nègre », Howard a également sculpté une belle Nubienne à l'amphore fluide et stylisée, qu'il présente à New York en 1916. Il prolongera cette inspiration dans les années 1920 avec les commandes réalisées pour un baron anglais, lord Howard de Walden. Le sculpteur produira également tout au long de son activité, un grand nombre d'oeuvres inspirées par sa passion du sport. Il ne cessera ainsi de représenter des corps en mouvement et d'animer son art d'une irrépressible énergie vitale

Estim. 2 000 - 3 000 EUR