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mar. 04 juin

Magdalena ABAKANOWICZ (1930-2017) - Magdalena ABAKANOWICZ (1930-2017) "Scierie", Tapisserie. 200 x 100 cm Référence: Notre tapisserie fut réalisée spécialement pour Mme Gerber lors de la venue de l'artiste en Suisse à l'occasion de la Biennale de la Tapisserie sous l'impulsion des galeristes visionnaires Pierre et Alice Pauli (resp. oncle et tante de Mme Gerber). Provenance: Collection de Madame Michèle H. Gerber, Sierre Note: Abakanowicz (1930–2017), ) est une artiste majeure de l’art textile et de la sculpture au XXe siècle. Présente dès 1962 à la Biennale internationale de la tapisserie de Lausanne, elle a marqué les années 1960 et 1970 avec des œuvres originales, utilisant des fibres organiques pour créer des tissages, des tapisseries en relief, des sculptures souples, des moulages, des nouages et des dessins. Son travail, inspiré par la nature, a été reconnu à l'échelle internationale dans les années 1980 avec des installations monumentales en fibres végétales, bronze, pierre et acier. Lausanne a joué un rôle clé dans sa carrière, grâce aux Biennales de la tapisserie, aux expositions organisées par Pierre et Alice Pauli, et au soutien des collectionneurs de Suisse romande. Concernant sa technique, son approche du tissage, inspirée par la nature et la texture des fils utilisés ((sisal, laine, lin), nous interpelle, Magdalena revendiquant une liberté totale de création. Sa radicalité lui permet de remporter une Médaille d'or dans la section des arts appliqués lors de la 8e Biennale d'art de São Paulo. Elle obtient la reconnaissance des professionnels et des collectionneurs. C’est à partir de 1967, Abakanowicz se lance dans la création d'œuvres murales où les contours et les structures accentuent encore davantage l'aspect organique du tissage. Alice Pauli organise la première exposition personnelle de l'artiste dans sa galerie à Lausanne, ce premier partenariat se prolongera puisqu' elle exposa dix fois auprès de la prestigieuse galerie lausannoise jusqu'en 1985. Déconcertée par le caractère énigmatique des œuvres de l'artiste, une critique d'art invente en 1964 le terme "Abakan", inspiré par son nom. Abakanowicz adopte ensuite ce terme pour désigner ses grandes créations tridimensionnelles. Sa production, hors des limites de l'artisanat et des arts appliqués, pousse à reconsidérer les tissages souples comme des œuvres d'art autonomes.

Estim. 50 000 - 60 000 CHF

jeu. 06 juin

Athi-Patra RUGA The Exile According to the Elder - 2014 Laine, fleurs artificielles et fils sur toile de tapisserie 220 × 184 cm Wool, artificial flowers and threads on tapestry canvas 86.61 × 72.44 in. Provenance : Whatiftheworld Gallery, Cape Town Collection Africa First Expositions : Londres,1:54 Art Fair, Stand Whatiftheworld Gallery, 14-19 octobre 2014 Paris, Fondation Louis Vuitton, Art/Afrique le nouvel atelier : les Initiés (collection Jean Pigozzi) et Être là (scène contemporaine sud-africaine), 26 avril - 4 septembre 2017 Athi-Patra RUGA Athi-Patra Ruga est un artiste sud?africain né en 1884. Performeur, vidéaste, photographe et créateur textile ses œuvres protéiformes parfois à la frontière entre la mode et l’art contemporain entraîne le spectateur dans un univers fantastique teinté de provocation et d’érotisme. La plupart de ses œuvres sont reliées à la mythologie « d’Azania » terre rêvée utopique au système matriarcal dont il se sert pour réécrire son histoire personnelle dans le cadre plus large des traumatismes de l’Apartheid et de l’histoire collective de l’Afrique du Sud. La futuriste « Azania » est colorée, baroque, queer et se libère des carcans de genres et de races auxquels l’artiste a été confronté durant sa jeunesse. Cette tapisserie représente le personnage « the Elder » (l’aîné), seule figure masculine d’Azania c’est aussi un autoportrait de l’artiste.Dans la mythologie inventée « the elder » est en exil après la Première Guerre d’Azania. Cette figure tutélaire fait écho à l’histoire de son père qui a lui-même été en exil durant la lutte pour la libération de l’Afrique du Sud. À travers les matériaux utilisés l’artiste souligne l’ambivalence de cette situation d’exil, triste dans son déracinement mais aussi riche dans les nouvelles expériences culturelles qu’il apporte. L’abondance des fleurs artificielles et la prédominance du noir évoquent le deuil, une image de dévotion hiératique tandis que l’accumulation de bijoux et la mise en scène brouillent les pistes et nous entraine vers la vision d’une icône de la pop-culture. La virtuosité et la richesse de la composition confère un statut presque historique à la pièce qui devient partie intégrante de la mythologie d’Azania et de son panthéon de personnages fantasques. Athi-Patra Ruga is a South African artist born in 1984. A performer, video artist, photographer, and textile designer, his protean works sometimes straddle the border between fashion and contemporary art, drawing viewers into a fantastical universe tinged with provocation and eroticism. Most of his works are linked to the mythology of “Azania,” a utopian dreamland with a matriarchal system, which he uses to rewrite his personal history within the broader framework of the traumas of Apartheid and the collective history of South Africa. The futuristic “Azania” is colorful, baroque, and queer, freeing itself from the shackles of gender and race with which the artist was confronted during his youth. This tapestry depicts the character “the Elder,” the only male figure in Azania, and is also a self-portrait of the artist. In this invented mythology, “the Elder” is in exile after Azania’s First War. This tutelary figure echoes the story of his father, who was himself in exile during South Africa’s liberation struggle. Through the materials used, the artist underlines the ambivalence of this situation of exile, sad in its uprooting but also rich in the new cultural experiences it brings. The abundance of artificial flowers and the predominance of black evoke mourning, an image of hieratic devotion, while the accumulation of jewels and the staging blur the lines and lead us toward the vision of a pop-culture icon. The virtuosity and richness of the composition lend an almost historical status to the piece, which becomes an integral part of Azania’s mythology and pantheon of whimsical characters.

Estim. 25 000 - 35 000 EUR

mer. 12 juin

DAVID LACHAPELLE (Hartford, Connecticut, 1963). "Renaissance de Vénus", 2009. Impression à jet d'encre sur dibond. Édition 3/3 + 2 A.P. Avec les étiquettes au dos de David Lachapelle Studio et Maruani Mercier Gallery. Certificat joint délivré par la galerie Maruani Mercier. Dimensions : 153 x 118 cm ; 164 x 128,5 x 6,5 cm (cadre). Avec sa "Renaissance de Vénus", David LaChapelle réinterprète la "Naissance de Vénus" de Botticelli dans une tonalité moderne et ironique. Plusieurs éléments demeurent, mais sont recombinés avec humour et drôlerie pour glisser vers d'autres lectures. Le grand coquillage sur lequel flottait l'Aphrodite de la Renaissance est réduit pour être tenu par la main gauche d'une déesse de moindre importance ("Nike", la marque de la chaussure est imprimée sur le pied de la nymphe au genre fluide), qui prend le coquillage et recouvre le pubis de Vénus. Cette attitude rappelle celle de la Vénus pudica. À droite de la déesse de l'amour, un Zéphyr exotique produit, à l'aide d'une conque, la brise qui inaugure le moment magique de la genèse. Le groupe se rassemble dans un paysage exultant de verdure et de couleurs vibrantes. Aussi captivé par la beauté que les grands peintres de la Renaissance, LaChapelle a consacré sa vie à redéfinir ces idéaux de beauté et de désir, qui deviennent multiples et polymorphes. La carrière de LaChapelle débute de manière significative en 1982, lorsque Andy Warhol l'incite à publier ses photographies "Interview". "Andy Warhol correspond parfaitement à son époque", dit le photographe, "c'est sans aucun doute un grand artiste du 20ème siècle. Il était très généreux et j'ai beaucoup appris de lui, mais nous appartenons à deux générations différentes et nous avons des idées différentes. L'art le plus précieux aujourd'hui est celui qui parvient à clarifier l'époque dans laquelle nous vivons, et c'est ce que j'essaie de faire." Les images loufoques, bizarres et fantastiques de David LaChapelle sont apparues sur les pages et les couvertures des magazines Vogue, Rolling Stone, i-D, Vibe, Interview, The Face et GQ, pour n'en citer que quelques-uns. Son style est unique et reconnaissable, il travaille avec des plans ouverts, des scènes fraîches et extrêmement colorées montrant son style pop-art. Ses clichés sont méticuleux et détaillés, travaillant l'aspect physique du personnage jusqu'à la caricature. "J'essaie de prendre des photos que je n'ai jamais vues auparavant", explique LaChapelle. Créatif talentueux, il joue avec des scènes fictives et grotesques, le plus souvent artificielles et dispose d'une excellente production, les images étant généralement au moment de la prise de vue, avec peu de post-production. On peut également voir dans son travail la critique de la société dans laquelle nous vivons, pleine d'excès et de vanité. Son attachement inconditionnel à l'originalité est légendaire dans le monde de la mode, du cinéma et de la publicité. LaChapelle a participé à des campagnes publicitaires pour divers clients, notamment L'Oréal, Iceberg, MTV, Ecko, Diesel Jeans, Sirius, Ford, Sky Vodka, Cervecería Cuahtemoc Moctezuma et la campagne Got Milk ? David a photographié de nombreuses couvertures d'albums pour des artistes tels que Macy Gray, Moby, No Doubt, Whitney Houston, Elton John, Christina Aguilera, Madonna et Kylie Minogue. Son premier livre à succès, LaChapelle Land, a été publié en 1996 par Collaway Publishing, apportant dans son emballage extravagant une collection explosive de portraits de célébrités et de mannequins, dont Lady Gaga, Madonna, Shakira, Leonardo DiCaprio, Pamela Anderson, Uma Thurman, Marilyn Manson, Mark Wahlberg, Drew Barrymore et Elton John. Le livre Hotel LaChapelle, également publié par Collaway en 1999, succède à ce premier ouvrage et présente des images fraîches aux couleurs inoubliables. LaChapelle continue de produire des photographies qui confrontent nos goûts visuels et jettent un regard neuf sur le paysage d'aujourd'hui.

Estim. 80 000 - 90 000 EUR