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JULIO LE PARC (Mendoza, Argentine, 1928 – France, 2026). « Surface (Rotation de carrés) », « Surface Couleur », « Alchimie » et « Mirror (espejo) ». Sérigraphies sur papier cartonné épais (lot de 4). Édition 163/200. L’œuvre *Mirror* est réalisée à l’aide d’une sérigraphie et d’une feuille réfléchissante aux propriétés spéculaires appliquée sur un support en carton double épaisseur. Un certificat d’authenticité délivré par Edizioni d’Arte Severgnini (Milan) est inclus. Signé et daté au crayon. Dimensions : 29,5 x 21,5 cm (x4). Lot de quatre sérigraphies sur papier, réalisées vers 1995, s’inscrivant dans le cadre des explorations graphiques de Julio Le Parc sur le mouvement, la couleur et la perception visuelle. La série rassemble les compositions *Surface (Rotation de carrés)*, *Surface Couleur*, *Mirror* et *Alchimie* — quatre approches différentes d’un même principe : transformer la surface bidimensionnelle en un espace dynamique et en constante évolution. Grâce à la répétition de formes géométriques, aux variations chromatiques, aux reflets et aux structures modulaires, Le Parc parvient à susciter des sensations de vibration, de profondeur et de mouvement. Le spectateur cesse d’être un observateur passif, car l’effet optique varie en fonction du point de vue et du mouvement du regard. Ces œuvres sont représentatives des recherches menées par l’artiste dans les années 1950 et 1960, qui l’ont imposé comme une figure majeure de l’art cinétique et optique international. Julio Le Parc a étudié à l’École des Beaux-Arts de Buenos Aires et, en 1958, s’est installé à Paris grâce à une bourse, où il a passé la majeure partie de sa carrière. La même année, avec d’autres artistes, il a fondé le Groupe de Recherche d’Art Visuel (GRAV), un collectif qui a joué un rôle décisif dans le renouveau de l’art optique et cinétique. Son œuvre s’articule autour de la lumière, du mouvement, de la couleur et de la participation du spectateur, en recourant à des structures géométriques et à des effets optiques qui remettent en question la perception traditionnelle de la peinture. En 1966, il a reçu le Grand Prix de la peinture à la Biennale de Venise, une distinction qui a consolidé son prestige international. Depuis lors, il a exposé dans de grandes institutions et musées en Europe, en Amérique et en Asie, et ses œuvres font partie d’importantes collections internationales, notamment celles du MoMA à New York, de la Tate Modern à Londres, du Centre Pompidou à Paris et du Musée national des Beaux-Arts de Buenos Aires. Sa carrière fait de lui l’une des figures de proue de l’art cinétique et optique latino-américain et international.