Null Panneau de tapisserie détouré de la Manufacture Royale d’Aubusson, de la fi…
Description

Panneau de tapisserie détouré de la Manufacture Royale d’Aubusson, de la fin du XVII° siècle. « Le mariage de Paris et d’Hélène » Hauteur : 235cm ; Largeur : 360cm. Caractéristiques techniques : Laine et soie. Faisant partie de la série en 8 tableaux sur l’histoire de Paris et Hélène, probablement des ateliers de Jacques de Clarasvaux d’après les cartons du peintre, du Roi, Isaac Moillon (1614-1673). La séquence du mariage du troyen Pâris avec la grecque Hélène sème les prémices de la guerre de Troie. Ici, le jeune couple est entouré des parents de Pâris, Priam et Hécube, et présenté à des invités étrangers. La tenture aurait comporté sept ou huit pièces, et cette scène suivrait celle représentant « Le jugement de Pâris ». Si les spécialistes proposent de voir en Isaac Moillon, principal peintre travaillant pour les manufactures de la Marche, l’auteur des modèles de ces tapisseries à la thématique assez largement ignorée des ateliers parisiens. Un panneau, pareil à celui que nous proposons, est présent dans les collections du château de Gramont. Il est à noter qu’une série de tenture identique est mentionnée dans l’inventaire de la couronne en 1671. (Usures et restaurations d'entretien)

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Panneau de tapisserie détouré de la Manufacture Royale d’Aubusson, de la fin du XVII° siècle. « Le mariage de Paris et d’Hélène » Hauteur : 235cm ; Largeur : 360cm. Caractéristiques techniques : Laine et soie. Faisant partie de la série en 8 tableaux sur l’histoire de Paris et Hélène, probablement des ateliers de Jacques de Clarasvaux d’après les cartons du peintre, du Roi, Isaac Moillon (1614-1673). La séquence du mariage du troyen Pâris avec la grecque Hélène sème les prémices de la guerre de Troie. Ici, le jeune couple est entouré des parents de Pâris, Priam et Hécube, et présenté à des invités étrangers. La tenture aurait comporté sept ou huit pièces, et cette scène suivrait celle représentant « Le jugement de Pâris ». Si les spécialistes proposent de voir en Isaac Moillon, principal peintre travaillant pour les manufactures de la Marche, l’auteur des modèles de ces tapisseries à la thématique assez largement ignorée des ateliers parisiens. Un panneau, pareil à celui que nous proposons, est présent dans les collections du château de Gramont. Il est à noter qu’une série de tenture identique est mentionnée dans l’inventaire de la couronne en 1671. (Usures et restaurations d'entretien)

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Tapisserie française d'Aubusson, XIXe siècle. "Paysage avec château". Laine nouée à la main. Dimensions : 215 x 296 cm. Le raffinement de cette tapisserie tissée à la main témoigne de la grande qualité des tapisseries d'Aubusson. Un jardin luxuriant s'ouvre devant nous, montrant un petit lac avec des ponts sur ses rives et un château à l'arrière-plan. Des cerisiers en fleurs et des rosiers bordent l'étang. Le paysage a été résolu avec aisance et précision descriptive, dans des tons richement contrastés avec une prédominance de vert, de bleu et de terre, avec des détails roses. Le sujet est conforme au goût aristocratique du XIXe siècle. La ville d'Aubusson a agglutiné de nombreux ateliers de tapisserie, créés par des tisserands flamands installés dans la région à la fin du XVIe siècle. Leur fonctionnement était rudimentaire, comparé à celui de la Manufacture royale des Gobelins : ils n'avaient ni peintres, ni teinturiers, ni structure commerciale, si bien que leurs tapisseries étaient vendues dans les auberges, à une clientèle privée de bas étage, principalement des aristocrates provinciaux. Aux XVIe et XVIIe siècles, les ateliers d'Aubusson se spécialisent dans la tapisserie végétale (au décor éminemment floral), mais la situation change radicalement lorsque, au milieu du XVIIe siècle, ce centre est réorganisé par Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, dans le but de transformer ces ateliers en manufactures royales. Il soumet alors les ateliers d'Aubusson et de Felletin à un règlement de corporation et s'engage en échange à leur fournir un peintre et un teinturier. Cette promesse ne sera cependant effective qu'au XVIIIe siècle, un tournant pour les ateliers de La Marche qui verront la qualité de leurs tapisseries augmenter considérablement en pouvant compter sur un peintre dédié à la réalisation des cartons et un teinturier qui produira des colorants d'une qualité supérieure à ceux utilisés jusqu'alors.