Null Joseph HOËné-WRONSKI. 2 manuscrits avec additions et corrections autographe…
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Joseph HOËné-WRONSKI. 2 manuscrits avec additions et corrections autographes, et notes autographes pour l’imprimeur, le second avec dédicace et préface autographes, Deuxième Partie. Réforme des Mathématiques, comme prototype de la réforme générale des sciences et de la philosophie, [1847], et Réforme de la Philosophie, au Bureau du Messianisme, [1847]-mai 1848; 290 pages in-fol., et 89 pages in-fol. dont 18 entièrement autographes. Manuscrits pour Messianisme, ou Réforme absolue du savoir humain, dont Wronski avait commencé la publication en 1847 (3 vol., chez Firmin-Didot frères), et dont la partie consacrée à la réforme de la philosophie semble être restée inédite. Citons-en les pages de présentation, de la main même de l’auteur: «Dans son résultat pratique, établissant la constitution péremptoire du monde moral, la présente Réforme de la Philosophie est dédiée aux Chefs des trois grandes nationalités européennes, savoir: – à Sa Majesté l’Empereur de Russie et Roi de Pologne, comme Protecteur providentiel du destin messianique des Nations slaves […]. À Leurs Majestés l’Empereur d’Autriche et le Roi de Prusse, comme Garants réciproques du destin religieux des Nations germaniques […]. Aux mânes de l’Empereur Napoléon, comme Révélateur du destin politique des Nations romaines, et principalement du haut destin politique de la France», et à la place de Louis-Philippe, «Modérateur politique»: les «Chefs du Gouvernement français, comme Exécuteurs du haut destin politique de la France, et généralement du destin politique des Nations romaines»… Il résume ensuite quelques principes de sa philosophie de la politique, tels qu’ils ont été énoncés dans les Prolégomènes du messianisme, et notamment sa «trinomie politique», les trois lois fondamentales de tout «système de réalités»: «1° – La loi suprême […], le principe universel de vérité», soit, en politique, l’«Accomplissement de la justice par la fixation du but final de la morale»; «2° – Le Problème universel […], ce problème universel forme, dans chaque branche du savoir humain, l’accomplissement de la création par l’homme», soit l’accomplissement de l’action législative, exécutive, directive et judiciaire «en vue de l’identité finale du Gouvernement et des Communes»; «3e – Le concours téléologique […] base invisible et en quelque sorte providentielle, qui sert à établir l’harmonie dans ce système de réalités, […] ce concours téléologique forme, dans chaque branche du savoir humain, la couronne de la création, l’œuvre sublime de l’intelligence du Créateur, qui suffirait seule, à défaut de toute manifestation de sa spontanéité absolue, pour dévoiler et attester sa sainte existence, c’est-à-dire, la rationalité de la création», soit, l’«harmonie politique que doit réaliser le pouvoir directeur pour amener la transition progressive de la moralité à la messianité de l’homme»… Etc. Il présente pour finir son «Programme des Vérités absolues, pour les associations philosophiques», qui «pourront immanquablement sauver l’humanité!»…

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Joseph HOËné-WRONSKI. 2 manuscrits avec additions et corrections autographes, et notes autographes pour l’imprimeur, le second avec dédicace et préface autographes, Deuxième Partie. Réforme des Mathématiques, comme prototype de la réforme générale des sciences et de la philosophie, [1847], et Réforme de la Philosophie, au Bureau du Messianisme, [1847]-mai 1848; 290 pages in-fol., et 89 pages in-fol. dont 18 entièrement autographes. Manuscrits pour Messianisme, ou Réforme absolue du savoir humain, dont Wronski avait commencé la publication en 1847 (3 vol., chez Firmin-Didot frères), et dont la partie consacrée à la réforme de la philosophie semble être restée inédite. Citons-en les pages de présentation, de la main même de l’auteur: «Dans son résultat pratique, établissant la constitution péremptoire du monde moral, la présente Réforme de la Philosophie est dédiée aux Chefs des trois grandes nationalités européennes, savoir: – à Sa Majesté l’Empereur de Russie et Roi de Pologne, comme Protecteur providentiel du destin messianique des Nations slaves […]. À Leurs Majestés l’Empereur d’Autriche et le Roi de Prusse, comme Garants réciproques du destin religieux des Nations germaniques […]. Aux mânes de l’Empereur Napoléon, comme Révélateur du destin politique des Nations romaines, et principalement du haut destin politique de la France», et à la place de Louis-Philippe, «Modérateur politique»: les «Chefs du Gouvernement français, comme Exécuteurs du haut destin politique de la France, et généralement du destin politique des Nations romaines»… Il résume ensuite quelques principes de sa philosophie de la politique, tels qu’ils ont été énoncés dans les Prolégomènes du messianisme, et notamment sa «trinomie politique», les trois lois fondamentales de tout «système de réalités»: «1° – La loi suprême […], le principe universel de vérité», soit, en politique, l’«Accomplissement de la justice par la fixation du but final de la morale»; «2° – Le Problème universel […], ce problème universel forme, dans chaque branche du savoir humain, l’accomplissement de la création par l’homme», soit l’accomplissement de l’action législative, exécutive, directive et judiciaire «en vue de l’identité finale du Gouvernement et des Communes»; «3e – Le concours téléologique […] base invisible et en quelque sorte providentielle, qui sert à établir l’harmonie dans ce système de réalités, […] ce concours téléologique forme, dans chaque branche du savoir humain, la couronne de la création, l’œuvre sublime de l’intelligence du Créateur, qui suffirait seule, à défaut de toute manifestation de sa spontanéité absolue, pour dévoiler et attester sa sainte existence, c’est-à-dire, la rationalité de la création», soit, l’«harmonie politique que doit réaliser le pouvoir directeur pour amener la transition progressive de la moralité à la messianité de l’homme»… Etc. Il présente pour finir son «Programme des Vérités absolues, pour les associations philosophiques», qui «pourront immanquablement sauver l’humanité!»…

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