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Description

BONNET A POIL DE GRENADIER A PIED DE GARDE MODELE 1808. Fût recouvert de fourrure noire. Plaque à l’aigle en cuivre estampé (traces d’argenture à nettoyer). Calotte (dit « cul de singe ») en drap écarlate brodé d’une grenade blanche enflammée. Cordon raquette et floche en passementerie blanche. Pompon en laine tricolore brodé de l’aigle sous couronne en fils blancs. Coiffe intérieure en cuir et tissu noir. Avec un grand plumet écarlate. A.B.E. Époque Ier Empire. à souffert du temps mais rare. Provenance du bonnet : -Ancienne collection Forrest. -Ancienne collection Rousselot, acheté lors de la dispersion à l’hôtel Drouot (Maître Péchon) de la collection Forrest, salle n° 8, le 29 avril 1959 -Ancienne collection Bentz. -Bourges (Maître Darmancier), vente du 25 mai 2013, expert B.Malvaux. -Collection Jean Louis Noisiez Provenance du pompon : -Chasseur à cheval de la Garde impériale Jean-Marie Merme (1778-1865). -Ancienne collection Lenoir. -Ancienne collection Rousselot. -Ancienne collection Bentz. -Collection Jean Louis Noisiez Historique : Héritiers de la garde consulaire et avant elle de la Garde du Directoire, les grenadiers à pied de la Garde impériale adoptent comme eux le bonnet à poil d’oursin. Leur prix varie de 26 à 36 francs sous l’Empire. La confection des bonnets est confiée à partir de 1811 au marchand fourreur Aubineau. Sa veuve continuera la fourniture des coiffures après son décès. La grenade brodée sur la calotte apparait à partir de 1807. La plaque du bonnet est du second modèle (en cuivre), apparue vers 1806-1807, est fournie à partir de 1813 par Masson, 120 rue saint Martin. Le pompon, appelé « pompon cocarde », est commun à nombre d’unités de la Garde impériale, notamment aux chasseurs à cheval. A partir de 1806, le centre de la cocarde est composé d’un drap bleu brodé en laine aurore d’une aigle couronnée et sont produits à la fin de l’Empire par Vautrin Lefèvre et Clavet, passementiers. L’infanterie de la garde impériale était une véritable élite au sein de la Grande armée, notamment le 1er régiment de grenadiers à pied, régiment intégré à la vieille Garde. Les soldats qui composent cette unité ont plus de cinq ans de services, se sont distingués au cours d’au moins deux campagnes et mesurent tous 1m76 au minimum. Le dimanche midi, le peuple de Paris se presse aux parades du Carrousel où ils figurent en présence de l’Empereur. Ces grenadiers qui combattront bravement d’Austerlitz à Waterloo, en passant par le cimetière d’Eylau, donneront naissance à l’expression « les vieux de la vieille » (garde). Bibliographie : On citera les différentes recherches de Monsieur Bertrand Malvaux, sur cette coiffure (et les bonnets à poil des grenadiers à pied de la Garde), notamment dans la revue Tradition (n°83).

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BONNET A POIL DE GRENADIER A PIED DE GARDE MODELE 1808. Fût recouvert de fourrure noire. Plaque à l’aigle en cuivre estampé (traces d’argenture à nettoyer). Calotte (dit « cul de singe ») en drap écarlate brodé d’une grenade blanche enflammée. Cordon raquette et floche en passementerie blanche. Pompon en laine tricolore brodé de l’aigle sous couronne en fils blancs. Coiffe intérieure en cuir et tissu noir. Avec un grand plumet écarlate. A.B.E. Époque Ier Empire. à souffert du temps mais rare. Provenance du bonnet : -Ancienne collection Forrest. -Ancienne collection Rousselot, acheté lors de la dispersion à l’hôtel Drouot (Maître Péchon) de la collection Forrest, salle n° 8, le 29 avril 1959 -Ancienne collection Bentz. -Bourges (Maître Darmancier), vente du 25 mai 2013, expert B.Malvaux. -Collection Jean Louis Noisiez Provenance du pompon : -Chasseur à cheval de la Garde impériale Jean-Marie Merme (1778-1865). -Ancienne collection Lenoir. -Ancienne collection Rousselot. -Ancienne collection Bentz. -Collection Jean Louis Noisiez Historique : Héritiers de la garde consulaire et avant elle de la Garde du Directoire, les grenadiers à pied de la Garde impériale adoptent comme eux le bonnet à poil d’oursin. Leur prix varie de 26 à 36 francs sous l’Empire. La confection des bonnets est confiée à partir de 1811 au marchand fourreur Aubineau. Sa veuve continuera la fourniture des coiffures après son décès. La grenade brodée sur la calotte apparait à partir de 1807. La plaque du bonnet est du second modèle (en cuivre), apparue vers 1806-1807, est fournie à partir de 1813 par Masson, 120 rue saint Martin. Le pompon, appelé « pompon cocarde », est commun à nombre d’unités de la Garde impériale, notamment aux chasseurs à cheval. A partir de 1806, le centre de la cocarde est composé d’un drap bleu brodé en laine aurore d’une aigle couronnée et sont produits à la fin de l’Empire par Vautrin Lefèvre et Clavet, passementiers. L’infanterie de la garde impériale était une véritable élite au sein de la Grande armée, notamment le 1er régiment de grenadiers à pied, régiment intégré à la vieille Garde. Les soldats qui composent cette unité ont plus de cinq ans de services, se sont distingués au cours d’au moins deux campagnes et mesurent tous 1m76 au minimum. Le dimanche midi, le peuple de Paris se presse aux parades du Carrousel où ils figurent en présence de l’Empereur. Ces grenadiers qui combattront bravement d’Austerlitz à Waterloo, en passant par le cimetière d’Eylau, donneront naissance à l’expression « les vieux de la vieille » (garde). Bibliographie : On citera les différentes recherches de Monsieur Bertrand Malvaux, sur cette coiffure (et les bonnets à poil des grenadiers à pied de la Garde), notamment dans la revue Tradition (n°83).

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