Autour de la colonne de Juillet, sur des mâts en bambou de six mètres de haut, 196 drapeaux – les 195 pays membres et observateurs de l’ONU et un drapeau blanc – flotteront au vent et transformeront le lieu en un espace de coexistence, de réflexion sur la paix et l’unité des peuples.
“Le drapeau est certes un étendard identitaire, mais en assembler 196 sur la place de la Bastille, c’est porter un message fort sur le vivre-ensemble et rappeler que le monde est un tissu composé de cultures, de migrations, de métissages, de circulations permanentes”.
Chaque drapeau, unique, sera créé à la main à partir de vêtements usagés récupérés auprès de collecteurs partenaires de Refashion, notamment la ressourcerie Vosges TLC. Drapeau par drapeau, les designers composeront des patchworks textiles, que l’équipe de couturiers des ateliers de l’association Huriya épingleront puis coudront.
“Nous avons étudié les spécificités textiles de chaque pays, les techniques de tissage, les imprimés, les références… Pour que chaque drapeau devienne un voyage. Pour l’étendard français, nous avons choisi un bleu de travail pour parler du passé ouvrier, une blouse de cuisinier blanche pour célébrer la gastronomie, un morceau de tailleur blanc type Chanel, une couverture Air France rouge”
Le choix du textile n’est pas anodin : l’installation “La Re-prise de la Bastille” défend une mode plus durable et sensibilise au geste de tri : les vêtements ne se jettent jamais à la poubelle, et le rebut peut même devenir oeuvre d’art.
Chaque drapeau sera ainsi vendu aux enchères sur le site de Drouot.com du 9 au 20 septembre.