Après son dévoilement mondial à Amsterdam en avril 2026, cette pièce exceptionnelle franchit une nouvelle étape : celle de son apparition en vente publique. Estimée entre 300 000 et 500 000 euros, cette création exclusive s’annonce comme l’un des objets les plus singuliers jamais proposés aux enchères.
Paris, place naturelle de cette consécration
Le choix de Paris et de l’Hôtel Drouot pour cette mise aux enchères est hautement symbolique. Capitale mondiale du luxe et place historique du marché de l’art, Paris est la ville où se nouent, depuis des siècles, les grandes transactions entre création d’exception et collectionneurs exigeants. Drouot, coeur battant des ventes aux enchères françaises depuis 1852, en est l’épicentre naturel. La maison Giquello a été choisie pour son expertise reconnue dans les objets rares et l’histoire naturelle, une expertise particulièrement adaptée à la présentation d’un objet situé à la frontière de ces disciplines.
« Ce sac en T-Rex Leather™ est une aventure exceptionnelle dans ma carrière : c’est une pièce unique au monde, un jalon historique qui redéfinit les frontières de la création et du marché du luxe. Après son exposition à Amsterdam, sa vente à l’Hôtel Drouot s’est imposée comme une évidence.»
Alexandre Giquello, commissaire-priseur
« En tant que spécialiste habitué à travailler quotidiennement avec des dinosaures et leurs vestiges fossiles, je n’aurais jamais imaginé pouvoir un jour, d’une certaine manière, toucher leur peau. Cette pièce représente un dialogue saisissant entre la préhistoire que nous étudions et les possibilités offertes par la science contemporaine. »
Iacopo Briano, spécialiste de la vente
Sac en T-Rex Leather™
Exemplaire unique
Enfin Levé, 2026
26 x 18 cm
Estimation : 300 000 - 500 000 €
Une prouesse scientifique au service d’une nouvelle vision du luxe
Le T-Rex Leather™ est le fruit de plusieurs années de recherche menées par Lab-Grown Leather Limited, filiale de BSF Enterprise PLC, en collaboration avec The Organoid Company. Le procédé repose sur la reconstruction de séquences protéiques de T. rex. Ces séquences sont intégrées dans des systèmes cellulaires spécialisés afin de produire un matériau à base de collagène, sans aucun recours à l’élevage animal. Le cuir obtenu est ensuite traité selon des procédés de tannage végétal traditionnels.
Un objet manifeste de la création contemporaine
La création a été confiée en exclusivité à la marque avant-gardiste de techwear Enfin Levé, fondée par le designer polonais Michal Hadas. Le sac, de forme épurée et architecturée, refuse l’ornement superflu pour laisser s’exprimer la matière. Ses garnitures en argent lui confèrent une dimension sculpturale : une boucle coulée à la cire perdue; un élément forgé à froid inspiré de la double hélice de l’ADN, rappel discret de l’origine expérimentale du matériau ; un poinçon de la maison qui inscrit la pièce dans la tradition des objets signés et témoigne d’une exigence portée à son plus haut niveau.
Luxe et durabilité : un nouveau paradigme
Au-delà de la prouesse technique, le T-Rex Leather™ pose une question de fond sur l’avenir des matières précieuses. Depuis des siècles, le prestige du cuir s’est construit sur la rareté et l’inaccessibilité, au prix, souvent, d’un impact environnemental considérable. Le cuir cellulaire ouvre une nouvelle voie : celle d’une exclusivité qui ne repose plus sur le prélèvement ni sur l’élevage intensif, en limitant certaines des étapes les plus lourdes associées au tannage traditionnel et à leur consommation de ressources naturelles.
À travers cette création, le T-Rex Leather™ esquisse des perspectives inédites pour les matériaux de demain et leur place dans les industries du luxe et de la mode.