Estimé entre 700 000 et 1 million d’euros, il frôle le record mondial de 4,8 millions € établi en 2007 et rejoint le cercle très restreint des artefacts napoléoniens les plus précieux jamais vendus aux enchères.
Alexandre Giquello a déclaré : « Ce sabre réunit tout ce que recherchent les grands collectionneurs : un chef-d’œuvre chargé d’histoire, doté d’une provenance irréprochable. Il s’agit d’un objet manifeste, à la croisée de l’art, de l’histoire et du pouvoir. Son passage sous le marteau restera comme l’un des grands moments de l’année aux enchères à Drouot. Pour un commissaire-priseur, c’est un privilège rare que de présenter en vente une pièce aussi emblématique. »
Symbole de son accession au pouvoir, le sabre de Bonaparte - lorsqu’il devient Napoléon - incarne un moment charnière de l'histoire impériale. Bonaparte, alors Premier Consul, commande cette arme en 1803 à Nicolas- Noël Boutet, directeur de la Manufacture de Versailles, reconnu comme étant le plus grand arquebusier de son temps.
Le sabre de Napoléon offert à Emmanuel de Grouchy,
seul Maréchal de France sous l'Empire
Signé de la Manufacture de Versailles, œuvre de Nicolas Noël Boutet.
France, Consulat - Premier Empire, vers 1803-1804.
Lot vendu : 4 663 900 €
Ce chef-d'œuvre, parfait exemple de l'excellence à la française, demande plusieurs mois de travail avant d’être livré en 1804 au tout nouvel Empereur des Français. Séduit par la qualité de l’objet, Napoléon va le conserver pour son usage personnel tout au long de son règne, avant de l'offrir à son retour de l’île d’Elbe à Emmanuel de Grouchy, seul Maréchal de France sous l'Empire. L’Empereur en commande un second exemplaire strictement identique, aujourd’hui conservé au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.
Symbole de pouvoir et d’histoire, ce sabre exceptionnel a été conservé depuis 1815 dans la famille Grouchy. Il était présenté pour la première fois en vente publique.