« Il n’y a que deux puissances au monde : le sabre et l’esprit… »Napoléon Bonaparte
Symbole de son accession au pouvoir, le sabre de Bonaparte, lorsqu’il devient Napoléon, est un objet d’art et d’histoire exceptionnel à la provenance prestigieuse. L’attribution est ici indiscutable grâce à deux éléments qui permettent de dater précisément la commande. Bonaparte, alors Premier Consul, commande ce sabre entre 1802 et 1803 à Nicolas-Noël Boutet, directeur de la Manufacture de Versailles, reconnu comme étant le plus grand arquebusier de son temps. Forgée à Klingenthal, la lame, entièrement damasquinée, présente sur chaque face une finition exceptionnelle qui laisse apparaître l’inscription: «N Bonaparte » d’un côté, « Premier Consul » de l’autre. Elle est signée et datée : « Isch Graveur An XI » (23 septembre 1802 – 22 septembre 1803).
Nicolas Noël Boutet, sabre de la manufacture de Versailles
du Premier Consul Bonaparte devenu Empereur offert au Maréchal Grouchy en 1815,
Consulat - Premier Empire.
Estimation : 700 000 – 1 000 000 €
Ce chef-d’oeuvre demande plusieurs mois de travail avant d’être livré en 1804 au tout nouvel Empereur des Français. Séduit par la qualité de l’objet, Napoléon va le conserver pour son usage personnel tout au long de son règne. L’empereur en commande un second exemplaire strictement identique, aujourd’hui conservé au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Le style choisi par Napoléon est directement inspiré de l’art ottoman découvert lors de la campagne d’Égypte. Ce sabre dit « à la turque », emblématique de la mode dit Du retour d’Égypte est, d’une qualité exceptionnelle, un parfait exemple de l’excellence à la française.