DROUOT

Galerie Gilles LINOSSIER

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75007 Paris, France
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63 résultats

- André Charles Boulle - André Charles BOULLE 1642-1732 Dimensions : H 80 cm x L 182 cm x P 89 cm De forme rectangulaire, il ouvre à trois tiroirs en ceinture, à décor de marqueterie en contrepartie : de laiton sur fond d’ébène. Il repose sur des pieds cambrés. Ornementation de bronzes ciselés et dorés : lingotière en bec de corbin, écoinçons en palmette, angles en têtes des pieds, cadres moulurés, entrées de serrure aux masques de Bacchus, poignées tombantes aux pastilles en rosette, chutes aux satyres, sabots en acanthe montantes, masque de Bacchante et masque de Sylème en tablier sur les côtés. Dessus gainé de cuir. Les tiroirs sont montés en noyer. Attribué à André-Charles BOULLE (1642-1732) - Vers 1710 (Une entrée de serrure rapportée, renforts sous le plateau et restaurations d’usages) Bibliographie : Alexandre Maral - « Girardon Le sculpteur de Louis XIV » Edt. ARTHENA - 2015, Alexandre Pradère - « Les Ebénistes Français de Louis XIV à la Révolution » Edt CHENE - 1989, Jean Réné. Ronfort - « André Charles Boulle Un nouveau style pour l’Europe » cat. expo. Frankfurt - 2009. Pierre Kjellbergrg, « Le mobilier français du XVIIIe siècle -Paris 1986 – page 110. Musée des Arts et Décoratifs, Paris, (inv. 723B) - Dessin d’André Charles Boulle, vers 1710, plume lavée de bistre. Notre bureau plat est réalisé suivant le dessin du bureau inventé par André-Charles Boulle dans les premières années du XVIIIe siècle. Les grands bronzes en tablier sur les côtés représentent les masques de Bacchante et de Sylème. L’entrée de serrure représente Héraclite et elle est conforme au dessin d’André-Charles Boulle (inv. 723B). Le dessin des chutes en bronze représentant des têtes de satyres est d'après l'historien et conservateur du Château de Versailles Alexandre Maral, du Sculpteur du Roi : François Girardon (1628-1715) (Paris, musée du Louvre, département des Arts graphique « Girardon Le sculpteur de Louis XIV » par Alexandre Maral - Edt. ARTHENA 2015) - (Reproduction Fig. 45 page 71). Le noyer employé pour la fabrication des tiroirs est en noyer dit "noyer noir", choisis avec soins et qui ne présente aucune trace des gelées de 1705. Il s'agit d'une fabrication, qui serait, vers 1710.

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- Adrien Delorme - Dimensions : H 84 cm x L 130 cm x P 65 cm Cette commode en laque rouge est galbée en façade et ouvre par deux tiroirs sans traverses marquetés d'un décors aux chinois, pagodes et paysage lacustre. Elle est richement encadrée d'entrelacs rocaille en bronze doré et de deux entrées de serrures dont l'une tombant élégamment jusqu'au second tiroir. Les côtés, également galbés, sont à décor chinoisant sur fond de laque rouge et encadrés d'entrelacs rocaille en bronze doré. Les montants de pieds avant sont galbés et sont ornementés de chutes, sabots et baguettes en bronze doré. Son dessus est en marbre Brèche D'Alep, mouluré sur son champs d'un bec de corbin à double gorges. Restauration d'usure et d'entretien et reprise de la laque. Très beau travail d’époque Louis XV, attribué à Adrien Delorme provenances : galerie Michel Meyer Vente Sotheby's Avril 2012 Il est possible qu'Adrien Delorme ne fut, pour ce genre de commande, qu'un exécutant. On sait qu'il travailla pour un grand marchand-mercier, Thomas-Joachim Hebert, qui lui-même livra, à partir de 1746, ce genre de mobilier à Madame de Pompadour. C'est également lui qui permit à BVRB (confrère de Delorme) de fournir à la Reine Marie Leczinska la commode aujourd'hui exposé au Louvre mais destinée en 1737 à son cabinet de retraite à Fontainebleau. Comme la réalisation de commode en laque de chine rouge est assez rare pour l'époque, il est fort probable qu'il travailla aussi pour Lazare Duvaux, également Marchand-mercier, qui énuméra dans son Journal, la vente de plusieurs commodes en laque rouge : "Juin 1754-1771- Madame la Duchesse de Mirepoix : une commode plaquée en vernis rouge à pagodes, garnie partout en bronze doré d'or moulu avec son marbre de vert Campan de trois pieds et demi, 720 L.", "Mars 1758- 3061- M. Duperron : une commode de vernis rouge garnie partout de bronze doré d'or moulu, avec son marbre de vert Campan de trois pieds et demi, 720 L." Adrien DELORME , reçu maitre le 22 juin 1748 Fils de François Delorme (1691-1768) de nom d'origine Faizelot, Adrien Delorme est un ébéniste très réputé du XVIIIe siècle grâce à ses marqueteries et laques de style Extrême-Orient. Bien que sa carrière fût longue, il préféra le Style Louis XV dont sa production importante de commodes galbées, armoires et bureaux en sont le témoignage. Son activité s'arrêta en 1783 lorsqu'il dispersa ses meubles dans une vente aux enchères. Aujourd'hui encore, les commodes en laque rouge reste rares, nous pouvons cependant en trouver des très similaires à la notre, réalisées par Adrien Delorme. Comme cet exemple dans le dictionnaire des ébénistes et des menuisiers « le mobilier français du XVIIIe siècle » par Pierre Kjellberg

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- Louis DELANOIS - Paire de canapés corbeille en veilleuse Attribuée à Louis Delanois Dimensions : L 100 cm Paire de canapés « corbeille en veilleuse » d'époque Louis XV, attribuée à Louis Delanois (1731-1792) Canapés corbeille en veilleuse en hêtre mouluré. Ils sont finement sculpté à décor de fleurettes en bouquets et branchages de roses. De forme mouvementée, la traverse du dossier est asymétrique et les consoles d'accotoirs sont en coup de fouet. Ils reposent chacun sur six pieds cambrés. Garniture d'un tissu crème brodé de fleurs rouges, jaunes et bleues. Très beau travail attribué à Louis Delanois (1731-1792), maître le 27 juillet 1761 Louis Delanois est l'un des plus grands ébénistes du XVIIIe siècle, également connu sous le nom « Lanoix » Maitre de talent il est autant reconnu pour ses innombrables sièges Louis XV que dans l'innovation du style Louis XVI. Son travail, très prisé, lui vaut de fabriquer des fauteuils, canapés, lits et autres sièges, pour de très importants commanditaires, comme la Comtesse de Barry, le comte d'Artois, le Prince de Condé, le duc de Chartres, le Roi de Pologne Stanislas II et bien d'autres riches collectionneurs. Ses sièges, de structure robuste mais souple, proposent des lignes élégantes et ondulées, les décors sont sobres pour ses créations Louis XV et plus richement ornés pour ses réalisations Louis XVI dont il est l'un des innovateurs. Ses consoles d'accotoirs sont principalement traitées en coup de fouet et les sommets des pieds dessinent régulièrement une sorte de Y ornée de fleurs, comme on peut le constater sur nos canapés. Il est également l'inventeur du dossier à médaillon. En 1777, il se voit contraint de vendre son atelier à son confrère Martin Jullien, puis fait faillite en 1790. Une vente posthume est organisée en 1792. Il reste encore aujourd'hui l'un des plus importants et prisés menuisier de sièges Louis XV. Plusieurs de ses œuvres sont exposés dans des musées, comme : Au musée du Louvre, Delanois est représenté, dans le legs Camondo, par une paire de petites bergères de forme trapue et très joliment mouvementée et par un lit de repos en deux parties On peut également y trouver Un canapé à la reine et une suite de six fauteuils Et un grand canapé Au musée d'art et d'Histoire, de Genève, on peut admirer ces deux fauteuils à la reine, venant de la collection Jean Louis Prevost Le musée de Art Décoratif, nous permet de contempler plusieurs sièges, dont les deux ci-dessous Et au Metropolitan Museum de New York, ce très élégant Fauteuil à la Reine On constate que ces réalisations sont très similaires à nos canapés. Les pieds sont cambrés et dessinés d'une sorte de Y à leur base, ornementée d'une fleur, les consoles d'accotoirs sont en coup de fouet, les sièges sont agrémentés de fleurs sur la ceinture et le haut du dossier et les réalisations sont élégantes mais robuste ; tout comme les canapés ici présentés. Tous ces exemples nous confortent dans l'attribution que nous donnons à nos canapés, comme étant des œuvres de Louis Delanois.

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- André Charles Boulle - André Charles BOULLE 1642-1732 D’après les dessins de Jean Bérain - Attribuée à André-Charles BOULLE Epoque Louis XIV – vers 1680 – 1710 Dimensions : Haut. : 246,5 cm, Larg. : 144 cm, Prof. : 51,5 cm De forme rectangulaire, elle ouvre à deux portes ajourées en partie haute et à panneaux en tables saillantes, en partie basse, à décor de tableaux animés, en marqueterie de laiton sur fond d'ébène : marqueterie en partie. Les encadrements des portes supérieures sont à décor floral (fleurs de lyse et feuilles d'acanthe). La base en caisson ouvre à deux tiroirs à décor de volatiles, de fleurs et feuilles d'acanthe. Les deux portes inférieures sont à décor central d'indiennes, de volatiles et de bouquet de fleurs intercalées de fleurs et feuilles d'acanthes. La corniche est surmontée d’un entablement à décor de marqueterie de frises. Les côtés en placage d’ébène sont marquetés de filets de laiton en formes géométriques. Elle repose sur des pieds boule, légèrement aplaties, ornés de bagues en bronze à motifs d’oves. Provenance :  Vente Paris, Hotel Drouot, 20 décembre 1968, N° 4 par Maître de Nicolay, Vente à Paris, Hotel Drouot, 6 décembre 1991, N° 99, Une des sources des décors d’André Charles Boulle se trouve dans les gravures de Jean Bérain. Nous pouvons retrouver des éléments repris par Boulle en marqueterie : les atlantes, le dais, les singes, les volatiles, les personnages dansants, les guirlandes de fleurs… Certains motifs et certaines particularités de montage de notre bibliothèque se retrouvent sur d’autres meubles attribués à André Charles Boulle. Il est rare de voir une base de bibliothèque conforme à la période fin XVIIe début XVIIIe siècle, comme celle de notre bibliothèque. Bien souvent, les bases ont été remplacées au XIXè siècle, par une base en placage qui est chantournée en console, pour former les pieds. La base de notre bibliothèque est bien conforme aux dessins et aux constructions d’André-Charles Boulle. Deux meubles d’André Charles Boulle, conservés dans des musées, présentent cette base et ces pieds : La paire de bibliothèques basses, Château de Chantilly. Le bâti est posé sur une base en ressaut et les pieds sont identiques à notre bibliothèque. La gaine à tablier, acquise par le baron Leplat en 1715 pour Auguste de Saxe, Dresde, Grünes Gewölbe. Les pieds sont aussi ici, et sur le même modèle. Dessins des marqueteries Parmi les motifs de prédilection d’André Charles Boulle qui composent notre bibliothèque et que nous retrouvons sur d’autres meubles qui lui sont attribués, nous citerons : Le motif à double enroulement, Le dais à guirlande de fleurs, Les personnages dansants. Les grotesques, Les têtes d’indiennes, Les bustes d’indiennes en cartouche, Les bouquets de fleurs, Les papillons, Les volatiles Le Miroir de la Collection Wallace d’A. Ch. Boulle est également un exemple type, très similaire à notre bibliothèque. Le langage décoratif qui compose ce miroir de table se retrouve à l’identique sur notre bibliothèque : les dais, les guirlandes, les grotesques, les volatiles, les personnages dansants, et les paniers fleuris. Construction Les côtés, la base en caisson et la corniche sont construits en résineux. Ce qui est typique des facture parisiennes de la seconde moitié du XVIIe et début du XVIIIe siècle et conforme aux bâtis d’André Charles Boulle. Les tiroirs sont montés sur noyer qui est ici, à grains fins, très foncé et aux veines bien serrées. L’oxydation de ce noyer qui ne présente pas de trace de gel de l’année 1709, peut être daté des années 1700. Ce type de noyer choisi avec rigueur témoigne d’une construction soignée et de qualité, digne que d’un très bon atelier. Nous avons en référence plusieurs meubles attribués à Boulle qui sont montés avec un noyer similaire : un bureau plat et une petite table de milieu. Toutes ces présomptions nous permettent d’attribuer cette bibliothèque à André Charles Boulle, d’Epoque Louis XIV – vers 1680 – 1710

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- Matthew Boulton - RESERVE Matthew BOULTON (1728-1809) Pendule et paire de cassolettes fin XVIIIe (vers 1770-1780) en porphyre, bronze doré au mercure et acier émaillé bleu. Cette garniture de cheminée est typique des créations de Matthew Boulton. Chaque vase aux pieds douche est magnifiquement réalisé en porphyre et bronze doré. Les deux cassolettes brûle-parfum de forme Médicis ont dans leur partie inférieure un très bel ornement d'émail bleu. Celles-ci sont surélevées d'un socle avec des pieds toupie. Les bases carrées des objets reposent chacune sur quatre pieds tortues en bronze doré et les colonnes sont ornées de drapés. La pendule, à mouvement tournant dont les chiffres sont visible dans un médaillon à ruban noué, possède deux anses symbolisant des serpent entrelacés. La base du piedouche est entouré d'une couronne feuillagée et le bas de la colonne est ornementé de rais-de-coeur. Les urnes brûle-parfum, quant à elles, à décor d'oves, d'entrelacs et de feuilles d'acanthe, sont pourvues d'anses en forme de lacet avec en leur centre des grotesques. MATTHEW BOULTON (1728-1809) Fils d'un artisan de petits objets métalliques, Matthew Boulton reprend l'entreprise de son père en 1759. En 1762, il s'associe avec John Fothergill et fait construire une manufacture plus importante à Soho, au nord de Birmingham, centre d'industrie et d'inventions révolutionnaires surnommé “l'atelier du monde”. Il diversifie ses techniques et développe la production de plats en argent, d'objets décoratifs et la dorure au mercure. Il décide par la suite de moderniser son entreprise et entreprend de varier une nouvelle fois ses créations. Vient alors la réalisation de monnaie et de vases en faïence et bronze doré. Leur travail, très minutieusement réalisé, est extrêmement réputé auprès de l'aristocratie européenne. L'impératrice Catherine II de Russie acquis un nombre important et divers de leurs oeuvres ainsi que la Reine Charlotte, épouse du Roi Georges III, qui fut séduite par plusieurs vases. D'autres ont estimé la beauté de cet artiste comme les Ducs de Coventry, de Montague et de Malborought qui sont à ce moment là les trois plus grands collectionneurs d'art de Grande Bretagne. Pour concurrencer la production française de l'époque, dont les vases sont particulièrement à la mode, il s'inspire des objets et formes antiques. La production sur faïence fut malheureusement de courte durée compte tenu de la fragilité de la faïence qui ne pouvait supporter le bronze doré. Il décide alors de remplacer la faïence par du marbre ou de la porphyre dont la couleur éclatante pourpre fait ressortir la beauté du bronze doré au mercure. Il ferme son entreprise en 1782 et entreprend de s'associé à l'ingénieur écossais James Watt, avec lequel il développe la production de la première machine à vapeur. Homme de talent tant dans la production d'objets en bronze que dans le développement industriel, Matthew Boulton fut un tournant considérable pour la Grande Bretagne. Depuis 2011, les deux collaborateurs (Watt et Boulton) embellissent d'ailleurs le billet de cinquante Livres Sterling. Un musée fut également érigé à sa mémoire dans son ancienne maison de Birmingham, la Soho House. Restauré, ce musée propose aujourd'hui une collection diverse de ses productions artistiques et industrielles. Outre le Soho House Museum, plusieurs oeuvres de ce bronzier sont exposées dans de très importants musées, comme le British Museum de Londres qui propose beaucoup de pièces et quelques objets ou encore, Le Métropolitan Museum of Art de New-York qui donne à contempler des dizaines de ses oeuvres, dont certaines, dans le style de notre garniture, permet de constater de toute la magnificence de sa technique. Le Victoria and Albert Museum à Londres expose également des oeuvres de Boulton; que ce soit des théières et des chandeliers en argent, ou encore des sceaux à glace et des candélabres finement sculptés en bronze doré et fluorine. Ce bronzier est aujourd'hui très réputé et beaucoup se plaisent à acquérir l'une de ses magnifiques productions. En 2012 et 2013 La maison de Vente Christie's à Londres a adjugé plusieurs lots de Boulton. Ainsi, une paire de pots pourri (en bronze doré et marbre blanc) ont été adjugés pour la somme de 160 160 euros (Cf ci-jointe) Une paire de brûle-parfum (en métal et marbre blanc) ont, quant à eux, été adjugé à 89 370 euros (Cf ci-jointe) et une paire de candélabres ainsi qu'un candélabre seul ont été adjugés respectivement à 147 840 euros et 344 960 euros (Cf ci-jointe).

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- Thomas Hache - Dimensions : H 118,5 cm x L 77 cm Travail du XVIIe siècle attribué à Thomas Hache Rare miroir à double profil inversé et à fronton. L'encadrement est richement marqueté par deux frises de rinceaux feuillagés, feuilles d'acanthes et fleurs stylisées, alternant bois clair et bois foncé par la technique effectuée du “ bois brûlé au sable chaud” qui permet de définir des ombrages nuancés. Le miroir biseauté au mercure, d'origine, est entouré d'une bordure en bois noirci, ce qui contraste avec le décor marqueté de couleurs vives. Le fronton est ornementé de volutes positionnées tel un drapé qui encadrent un vase central (caractéristique des vases de Thomas Hache) d'où sortent des fleurs et feuilles d'acanthe stylisées. De part le raffinement et la technique du « bois brulé au sable chaud » on peut attribuer ce miroir au très célèbre ébéniste Thomas Hache. D'autres éléments tel que la frise extérieure dite de  « griffes de loup » ou encore « de petites mains » pour cette ornementation en forme de gouttes, sont des caractéristiques typiques de cet ébéniste. Enfin le décor abondamment fleurie jouant sur ces contrastes de couleurs vives et sombres sont une des marques de la famille Hache. En effet, Thomas Hache innove dans ces plaquages. « C'est dans le contenu de ces placages préparés à l'avance, où les rinceaux, feuillages et fleurs sont stylisés dans des compositions très fouillées et denses, qui n'appartiennent qu'à lui et qu'aucun autre ébéniste, hormis Pierre (son fils), n'a utilisées. Les ornements végétaux qu'elles contiennent sont découpés dans un bois clair et ombré pour donner du relief » Le génie des Hache, par Pierre et Francois Rouge, p. 65. Il est assez rare de trouver un miroir de cette qualité extraordinaire de « marqueterie à l'italienne » et possédant toujours son fronton. Si Thomas Hache (1664-1747) ébéniste grenoblois, réalise des marqueteries aussi abondantes, c'est par son apprentissage auprès de Pierre Gole, ébéniste du roi Louis XIV et maitre de la marqueterie de fleurs, puis à Chambéry où il y découvre le décor à l'italienne (les enroulements végétaux, les entrelacs, arabesques, feuilles d'acanthe et les foisonnement de représentations végétales.) et la technique de la scagliola. C'est en partant de cette technique qu'il élabore sa marqueterie d'incrustation travaillant l'imbrication des formes et des essences de bois. En 1695, il s'installe à Grenoble et devient un ébéniste prestigieux toujours en recherche d'harmonie entre la forme et le motif. Ses travaux sont d'une grande précision d'exécution, tel est le cas ici pour notre miroir. Certains exemples permettent d'affirmer cette attribution : Exemple d'un détail d'une « Armoire aux Armes de Savoie » de Thomas Hache. Le génie des Hache, par Pierre et Francois Rouge, p. 78 On peut constater dans cet exemple (d'une armoire parmi tant d'autres de même style de Thomas Hache) les caractéristiques de feuilles d'acanthe et du vase, très similaire à celui de notre miroir. d'autres exemples nous permettent de constater de ces « griffes de loup » également appelés « petites mains » caractéristiques du travail de Hache et de la fabrication de miroir à double profil inversé, qui nous confortent dans cette attribution.

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- Alexis Grimou - Portrait d'un jeune homme à la veste rouge, attribué à Alexis Grimou Dimensions : H 42 cm x L 32 cm Dimensions avec le cadre : H 67 cm x L 57 cm Portrait représentant un jeune homme en veste rouge, de dos, la tête tournée vers le spectateur. Pastel du XVIIIe siècle. De par la singularité de la position du personnage, l'aura de couleur du fond afin de faire ressortir le portrait, le travail des cheveux et de la fraise autour de son cou, nous attribuons ce très beau pastel à Alexis Grimou (1678-1733), un portraitiste de la cour de Louis XV, dont plusieurs de ses oeuvres sont aujourd'hui exposées dans de grands musées.  Alexis Grimou (1678-1733) est peintre français du XVII et XVIIIe siècle. Après une période où le portrait, au XVIIe siècle, se voulait plus représentatif du niveau social et devait sublimer l'image du modèle, le XVIIIe siècle, dans lequel a excellé Alexis Grimou se centralise sur une représentation plus naturel et caractéristique du sujet. Ainsi, les œuvres de Grimou, élève de Bon Boulogne puis de François de Troy se concentrent principalement sur une représentation plus intime (par le clair-obscur qu'il doit beaucoup à Rembrandt) mais aussi à une représentation fantaisiste des personnages, comme une recherche de son propre caractère fantasque. L'artiste aussi surnommé en son siècle « le Rembrandt français » a une touche picturale assez similaire à celle de Drouais : les visages sont ronds, les lèvres pincées, les personnages portent généralement une fraise autour du coup et sont représentés sur un fond assez neutre. Mais à la différence de Hubert Drouais, dont les personnages sont plus classiques, les représentations originales de Grimou sont caractérisées par du mouvement, des positions extravagantes et singulières, des sujets atypiques, comme les portraits de buveurs, et des faciès presque rieurs mais doux. Notre portrait ici présenté est typique de ces caractéristiques. Il est assez rare pour ce siècle de représenter un personnage dos au spectateur mais dont la tête se tourne vers nous, Alexis Grimou est l'un des artistes à positionner ses personnages de cette manière singulière. Ses lèvres affichent un petit sourire mais ses yeux sont doux. Il est représenté avec sa veste d'un rouge éclatant et porte autour du coup une fraise très légère en plusieurs épaisseurs. Ses cheveux mouvementés insistent sur l'action du jeune homme qui tourne la tête vers le spectateur. Celui-ci ressort du fond par une aura de couleur autour de son visage, tel que le fait régulièrement Alexis Grimou. Beaucoup d'oeuvres du peintre ornent les musées français et étrangers, tels que (Cf exemples en photos): L'autoportrait d'Alexis Grimou en Bacchus, peint en 1728 et exposé au Musée Magnin à Dijon, dont la position du corps et le visage tourné vers le spectateur se rapproche de notre pastel. Mais également, Le jeune Pèlerin, peint en 1732 et exposé au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Ou encore Le jeune homme exposé au musée Städel, à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne. Qui arbore un drapé rouge et une fraise autour du cou. Le Portrait d'un buveur, exposé au Musée des Beaux-Arts d'Agen, lui, nous présente un homme dont les caractéristiques faciès se rapprochent de notre portrait. La bouche pulpeuse et pincée est très rouge. Le nez est droit et le menton rond, les yeux sont en amande et le visage est éclairé par un très beau clair-obscur, dont la lumière arrive par la gauche, éclairant le côté droit du personnage. Il en va de même pour le portrait d'enfant, vendu en 1991 par Drouot, et dont le visage en clair obscur et le mouvement des cheveux, bien que moins marqués, rappellent notre portrait. Ou encore Le jeune homme en Cuirasse, exposé au Musée Fabre à Montpellier qui se définit par un très beau clair-obscur sur le visage, une position de dos le visage tourné vers nous et une fraise à trois épaisseurs autour du cou. D'autres très grands musées, comme le Louvre, le Musée national de Varsovie, le Musée des Offices de Florence, La national gallery of Scotland, le Musée des Beaux-Arts de Rouen, celui de Besançon, celui d'Orléans mais aussi le Musée de l'Ermitage à Saint-Petersbourg en Russie et bien d'autres, présentent également des œuvres de cet artiste.

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