Null *IMPORTANT RELIEF GNOSTIQUE
Calcaire
74 x 89,5 x 10 cm
Art romain, IIIe siè…
Description

*IMPORTANT RELIEF GNOSTIQUE Calcaire 74 x 89,5 x 10 cm Art romain, IIIe siècle Provenance Ancienne collection du Sud de l'Allemagne dans les années 1980 Vente Anonyme; Gorny Mosch, Munich, 22 Juin 2005, lot 99 Ex-Vente Christie's NY, 16/12/2010, lot 197 ($ 200 000 - 300 000) Collection de la Fondation Gandur pour l'Art, Suisse Publication MELA. C., MÖRI. F., Alexandrie la Divine, vol.II, fig. 143 Pour une iconographie similaire Statuette d'Anubis anguipède, Musée National de Varsovie, Inv. nr 148140 MNW (fig.1) Statue d'Hermanubis en marbre, IIe siècle, Musei Vaticani, Museo Gregoriano egizio (fig.2) Intaille sur jaspe figurant Abraxas, art romain Ier-IIIe siècle, Cabinet des Médailles, Paris, Schlumberger.318, (fig.3) Fragment de bas-relief de Vyala Yaksha, Ier siècle av. J.-C., Curzon Museum of Archaeology, Mathura, ACCN 42-2944 (fig.4) Sculptée en haut-relief, cette scène présente à l'intérieur d'une architecture en forme d'aedicula (chapelle), dont le fronton est orné au centre d'une coquille creusée, une divinité à forme composite. Elle présente une tête de chacal, un corps humain et deux serpents en guise de jambes. Il s'agit en fait d'une forme peu usuelle d'Hermanubis en Abraxas. Une hybridité rare et particulièrement bien exécutée. Les écailles des serpents sont finement marquées, leurs têtes remontant dans l'espace laissé libre de part et d'autre. Le torse et les bras du personnage sont ceux d'un homme viril, et la tête est celle d'un chien ou loup tournée vers la gauche (que l'on identifiera comme celle du dieu égyptien Anubis à tête de chacal). En guise de vêtement, cet être mi-humain, mi-animal porte un exomide, un vêtement de travail, formé de la peau d'un animal aux sabots fendus, noué sur l'épaule gauche pour dégager le bras droit. De la main droite, il brandit une clé aux dents bien marquées, et dans celle de gauche, un caducée, deux pavots et deux palmes, tandis que de sa tête saillent deux épis de blé. Sur une première table d'offrande à gauche de l'image, est posée une tête de bélier coupée. Une la seconde à droite, pourvue d'un seul pied, à tête et patte de lion, fait pendant à la première, dans la partie gauche; un gâteau y est posé. Figuré à une petite échelle, un homme barbu se tient dans une attitude suppliant un genou à terre devant la table, et présente le gâteau et lève la tête vers le dieu hybride. L'identification précise de cette divinité syncrétique semble peu évidente à première vue. Il faut y avoir principalement l'association de deux divinités; Hermanubis, association entre les dieux psychopompes grec et égyptien Hermès et Anubis (attributs chthoniens tels que le caducée, la clé, les pavots et les épis) (fig.1-2). Et Abraxas, que l'on retrouve fréquemment sur les intailles gnostiques, doublement anguipède mais généralement représenté avec une tête de coq et un fouet dans la main (fig.3). Cette représentation associe donc deux divinités psychopompes sous la forme d'une seule Hermanubis (apparue à l'époque ptolémaïque) et Abraxas qui de part son anatomie renvoie aux forces du mal qui jaillissent de la terre. En outre, la tête de bélier sur la table de gauche, très singulière, rappelle une offrande spécifique au loup d'autant que les habitants de Lycopolis comptaient parmi les consommateurs de viande de cet animal (PLUTARQUE, Isis et Osiris, 72). Quant à la peau animale, qui sert d'exomide à la divinité, elle pourrait rappeler la peau d'âne, animal impur présentant des affinités avec Typhon (ibid., 30), preuve que le mal et la stérilité seraient ici vaincus par Anubis, fils d'Osiris et d'Isis tandis que les épis de la vie et de la renaissance jaillissent, eux, de la tête du dieu. Ainsi, l'orant à droite du monument implore une divinité protectrice dont on accentue le caractère terrifiant. Ce monument en calcaire, probablement alexandrin, aurait des chances de provenir de l'une des nécropoles d'alexandrie fréquentées au IIIe siècle de notre ère. A Roman Alexandrian limestone gnostic relief sculpted in high relief depicting Hermanubis-Abraxas in an offering scene. 3rd century A.D. Sculpted in high relief, this scene presents inside an architecture in the form of an aedicula (chapel), the pediment of which is decorated in the center with a hollowed-out shell, a deity in a composite form. It presents a jackal's head, a human body and, as legs, two snakes. This is actually an unusual form of Hermanubis en Abraxas. A rare and particularly well-executed hybridity. The scales of the snakes are finely marked, their heads rising in the space left free on either side. The figure's torso and arms are those of a virile man, and the head is that of a dog or wolf facing left (which will be identified as that of the Egyptian god Anubis with the head of a jackal). By way of clothing, this half-human, half-animal being wears an exomide, a work garment, formed from the skin of an animal with cloven hooves, tied on the left shoulder to release the right arm. With his right hand,

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*IMPORTANT RELIEF GNOSTIQUE Calcaire 74 x 89,5 x 10 cm Art romain, IIIe siècle Provenance Ancienne collection du Sud de l'Allemagne dans les années 1980 Vente Anonyme; Gorny Mosch, Munich, 22 Juin 2005, lot 99 Ex-Vente Christie's NY, 16/12/2010, lot 197 ($ 200 000 - 300 000) Collection de la Fondation Gandur pour l'Art, Suisse Publication MELA. C., MÖRI. F., Alexandrie la Divine, vol.II, fig. 143 Pour une iconographie similaire Statuette d'Anubis anguipède, Musée National de Varsovie, Inv. nr 148140 MNW (fig.1) Statue d'Hermanubis en marbre, IIe siècle, Musei Vaticani, Museo Gregoriano egizio (fig.2) Intaille sur jaspe figurant Abraxas, art romain Ier-IIIe siècle, Cabinet des Médailles, Paris, Schlumberger.318, (fig.3) Fragment de bas-relief de Vyala Yaksha, Ier siècle av. J.-C., Curzon Museum of Archaeology, Mathura, ACCN 42-2944 (fig.4) Sculptée en haut-relief, cette scène présente à l'intérieur d'une architecture en forme d'aedicula (chapelle), dont le fronton est orné au centre d'une coquille creusée, une divinité à forme composite. Elle présente une tête de chacal, un corps humain et deux serpents en guise de jambes. Il s'agit en fait d'une forme peu usuelle d'Hermanubis en Abraxas. Une hybridité rare et particulièrement bien exécutée. Les écailles des serpents sont finement marquées, leurs têtes remontant dans l'espace laissé libre de part et d'autre. Le torse et les bras du personnage sont ceux d'un homme viril, et la tête est celle d'un chien ou loup tournée vers la gauche (que l'on identifiera comme celle du dieu égyptien Anubis à tête de chacal). En guise de vêtement, cet être mi-humain, mi-animal porte un exomide, un vêtement de travail, formé de la peau d'un animal aux sabots fendus, noué sur l'épaule gauche pour dégager le bras droit. De la main droite, il brandit une clé aux dents bien marquées, et dans celle de gauche, un caducée, deux pavots et deux palmes, tandis que de sa tête saillent deux épis de blé. Sur une première table d'offrande à gauche de l'image, est posée une tête de bélier coupée. Une la seconde à droite, pourvue d'un seul pied, à tête et patte de lion, fait pendant à la première, dans la partie gauche; un gâteau y est posé. Figuré à une petite échelle, un homme barbu se tient dans une attitude suppliant un genou à terre devant la table, et présente le gâteau et lève la tête vers le dieu hybride. L'identification précise de cette divinité syncrétique semble peu évidente à première vue. Il faut y avoir principalement l'association de deux divinités; Hermanubis, association entre les dieux psychopompes grec et égyptien Hermès et Anubis (attributs chthoniens tels que le caducée, la clé, les pavots et les épis) (fig.1-2). Et Abraxas, que l'on retrouve fréquemment sur les intailles gnostiques, doublement anguipède mais généralement représenté avec une tête de coq et un fouet dans la main (fig.3). Cette représentation associe donc deux divinités psychopompes sous la forme d'une seule Hermanubis (apparue à l'époque ptolémaïque) et Abraxas qui de part son anatomie renvoie aux forces du mal qui jaillissent de la terre. En outre, la tête de bélier sur la table de gauche, très singulière, rappelle une offrande spécifique au loup d'autant que les habitants de Lycopolis comptaient parmi les consommateurs de viande de cet animal (PLUTARQUE, Isis et Osiris, 72). Quant à la peau animale, qui sert d'exomide à la divinité, elle pourrait rappeler la peau d'âne, animal impur présentant des affinités avec Typhon (ibid., 30), preuve que le mal et la stérilité seraient ici vaincus par Anubis, fils d'Osiris et d'Isis tandis que les épis de la vie et de la renaissance jaillissent, eux, de la tête du dieu. Ainsi, l'orant à droite du monument implore une divinité protectrice dont on accentue le caractère terrifiant. Ce monument en calcaire, probablement alexandrin, aurait des chances de provenir de l'une des nécropoles d'alexandrie fréquentées au IIIe siècle de notre ère. A Roman Alexandrian limestone gnostic relief sculpted in high relief depicting Hermanubis-Abraxas in an offering scene. 3rd century A.D. Sculpted in high relief, this scene presents inside an architecture in the form of an aedicula (chapel), the pediment of which is decorated in the center with a hollowed-out shell, a deity in a composite form. It presents a jackal's head, a human body and, as legs, two snakes. This is actually an unusual form of Hermanubis en Abraxas. A rare and particularly well-executed hybridity. The scales of the snakes are finely marked, their heads rising in the space left free on either side. The figure's torso and arms are those of a virile man, and the head is that of a dog or wolf facing left (which will be identified as that of the Egyptian god Anubis with the head of a jackal). By way of clothing, this half-human, half-animal being wears an exomide, a work garment, formed from the skin of an animal with cloven hooves, tied on the left shoulder to release the right arm. With his right hand,

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