Null VELAY, XVIIIe-XIXe siècle 
Plioir à dentelles en bois polychrome rouge et b…
Description

VELAY, XVIIIe-XIXe siècle Plioir à dentelles en bois polychrome rouge et bleu à décor double face de rosaces et de coeurs unis par la pointe H. 16 cm L. 10 cm Etat d'usage, petits manques au bois

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VELAY, XVIIIe-XIXe siècle Plioir à dentelles en bois polychrome rouge et bleu à décor double face de rosaces et de coeurs unis par la pointe H. 16 cm L. 10 cm Etat d'usage, petits manques au bois

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Poteau Mahafaly, Madagascar H. 97 cm Provenance : Collectée au milieu du XXe siècle, collection privée. Si l'empreinte du temps a effacé les traits de son visage, a marqué plus profondément ses veinures, dans son bois dur érodé, la prégnance de cette sculpture féminine, de ce poteau Mahafaly s'impose cependant, indéniablement, tout en sensibilité à travers la fluidité de ses formes en mouvement. À sa force de présence onirique répond sa valeur symbolique. Elle incarne un hymne à la vie déposé auprès des tombeaux. Imprégnée d'une puissance à la fois tranquille et dynamique, elle est l'une des expressions les plus sensibles et poétique de la statutaire africaine. L'art funéraire, création emblématique de la civilisation malgache, apparaît au centre-ouest de Madagascar, au XVIIe siècle à la naissance du royaume Sakalava. Le sculpteur par son geste se fait médiateur du sacré. Ces poteaux funéraires, étaient dédiés au culte sacré des défunts, et symbolisaient le passage dans l'autre monde. La vie communautaire étant intimement reliée aux ancêtres défunts, l'enclos funéraire était digne d'une attention très particulière, il était le point clé de confluence entre le monde physique et le monde spirituel. Entre Tulear et Ampanihy, les tombeaux Mahalafy sont de grands édifices de pierres construits, à hauteur d'homme. Les poteaux étaient placés au bord du tombeau, ils ornaient essentiellement les tombes princières, lieux de rituels en mémoire de la vie du défunt. Ainsi positionnés, ils contribuaient à la renaissance du défunt dans le monde des ancêtres de l'au-delà, incarnant le « processus de la vie à la mort, quand l'ainé se réincarne en ancêtre » (Borgatti, 1990, p. 49). Cette effigie est le symbole de réincarnation, de renaissance, et se fait force de vie auprès des morts. Délicatesse et puissance s'entremêlent et se lisent dans sa gestuelle, celle, des mains cachant les seins, et des points fermement repliés contre son buste. Prestance intense rendue par le léger retrait des épaules anguleuses, des bras détachés du reste du corps, en opposition à la douceur de la courbe de ses hanches et à la finesse de ses jambes. Une émouvante beauté.

Tapa Masi kesa, Archipel de Fidji Milieu du XXème siècle Mûrier de Chine (Broussonetia papyrifera), teintures végétales L. 285 cm l. 186 cm Provenance : Collection privée, Nouvelle-Calédonie Masi (autrefois maro), désigne à Fidji le tapa, kesa correspondant à la teinte rouge brune obtenue à partir de l'écorce de diverses espèces de palétuviers (rhizophora). Les masi kesa de Fidji présentent des motifs particuliers, répertoriés ayant pour chacun une symbolique, une signification. Contrairement aux archipels où les étoffes voient leurs motifs appliqués à la main levée, ou à l'aide d'une matrice, les fidjiennes, utilisent le pochoir. Sur cet exemplaire sont représentées des fleurs de Barringtonia, un motif nommé vutu, de cette fleur était extraite une essence particulière jouant un rôle essentiel dans la culture fidjienne de conservateur d'aliment et plus particulièrement du poisson. Les graines de barringtonia, réduites en poudre disséminée dans l'eau empoissonnaient les poissons tout en permettant de conserver la qualité et la saveur de leur chair. De forme rectangulaire, ce masi kesa, présente une série de frises décorées différemment, successivement, de striures, de motifs dentelés, triangulaires, de rayures, concentrant le regard détail après détail vers le centre de l'étoffe, constitué, divisé en huit carrés divisés en diagonales par d'épais traits, et portant chacun sur deux de leur angles les motifs fleuris. Finesse du détail et rythme des motifs.