Null Joseph Lucien Mignon FALIZE (1839-1897)

Parure en or 18K 750‰ et argent 2n…
Description
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Joseph Lucien Mignon FALIZE (1839-1897) Parure en or 18K 750‰ et argent 2nd titre 800‰, composée d’une paire de pendants d’oreilles et d’un collier dans le style Indien, parée de diamants de taille rose et de turquoises. Les pendants de forme ovale, ciselés de rinceaux ajourés de motifs en feuilles, soulignés d’une ponctuation de diamants de taille rose à l’extérieur et de boules à l’intérieur. Le système à clip est fixé au dos d’une fleur polylobée, les pétales sertis de turquoises taillées en cabochons calibrés, le centre serti d’un diamant de taille rose. Les systèmes à ressorts pour oreilles non percées, sont signés ALOUIS. Le collier est composé de vingt et une plaques de forme oblongue, de taille croissante, montées sur une chaîne, parées d’un décor ajouré d’entrelacs, de feuilles et d’une fleur polylobée, les pétales sertis de turquoises taillées en cabochons calibrés, le centre serti d’un diamant de taille rose. La partie supérieure est sertie de turquoises taillées en pain de sucre, soulignée de boules, le bord inférieur est paré de diamants taillés en rose. La plaque centrale rehaussée d’un motif en forme de longue fleur sertie de diamants de taille rose. Fermoir à cliquet. Poinçons de la garantie, postérieurs. Légères torsions dans la chaîne, support du collier renforçant les liens usé. Dans son écrin à la forme en cuir et velours bleus et satin blanc, griffé L. FALIZE FILS, Grand Prix 1878, Paris, 43, Avenue de L’Opéra. Enfoncements sur le couvercle de l’écrin. H. des boucles 6 cm Largeur des boucles 3,50 cm Longueur du collier 36,50 cm H. du collier dans sa plus grande amplitude 6,40 cm Poids brut 97,40 g Chronologie Lucien Falize, fils d’Alexis Falize, naît à Paris le 4 août 1839. 1871, création de la maison Falize & Fils ; 1873, demeurent, père et fils au 43 avenue de l’Opéra ; 1875, insculpation du poinçon Falize Ainé & Fils, demeurant au 35 ou 55 ? avenue de l’Opéra ; 1875, biffage du poinçon d’Alexis Falize ; 1876, retraite d’Alexis Falize ; 1878, Grand Prix à l’Exposition de Paris ; 1880, dissolution de la maison Falize & Fils ; 1880 à 1892, association de Lucien Falize et Germain Bapst au 6 de la rue d’Anjou ; 1892, insculpation du poinçon de Lucien Falize. Nous constatons que Lucien Falize se retrouve seul entre 1878 et 1880. Cette période pourrait correspondre à la datation de la parure. De plus, l’insculpation très tardive du poinçon de Lucien Falize, expliquerait peut-être l’absence de poinçon sur ce travail. Le style indien Le motif des boucles d’oreilles reprend le buta ou paisley qui est la convergence d’une gerbe florale stylisée et d’un cyprès : un symbole zoroastrien de vie et d’éternité. Le cèdre « courbé » est signe de force et de résistance mais aussi de modestie. Le motif floral est originaire de la dynastie sassanide et plus tard de la dynastie safavide de Perse (1501-1736) ; il était un motif textile majeur en Iran pendant les dynasties Kadjar et Pahlavi. À cette époque, le motif était utilisé pour décorer les insignes royaux, les couronnes et les vêtements de cour.

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Joseph-Antoine Bernard (1866-1931) Jeune faunesse Modèle créé vers 1906 Épreuve en bronze à patine brun vert Signé " J BERNARD " sur la terrasse Edition par Hébrard avant 1934 Porte le cachet du fondeur " A.A. HEBRARD CIRE PERDUE " Porte une inscription manuscrite sur le bronze " cire perdue Hébrard / J Bernard 90.000 " H. 55 cm, sur une base en marbre H. 3,5 cm La composition générale de cette femme nue intitulée Jeune faunesse s’inscrit dans la réflexion d’un des modèles les plus fameux du sculpteur isérois Joseph Bernard, celui de la Grande Bacchante qui semble avoir occupé l’artiste de nombreuses années au début du XXe siècle. Dans sa version originale présentée en 1912 au Salon d’Automne, la jeune prêtresse de Bacchus tient dans ses mains un pampre dans un mouvement proche de celui d’une danse. Le positionnement des pieds en rotation interne entraine une attitude faussement instable que l’on rencontre souvent dans l’art du sculpteur (Jeune fille à la cruche ou Porteuse d’eau, modèle créé en 1910). Elle offre à la figure un dynamisme léger et juvénile qui manifeste, au-delà d’une scène de bacchanale, la prédilection de l’artiste pour le thème de la danse et sa fascination pour le corps en mouvement. Notre figure présente un canon plus allongé, une gestuelle plus souple et une attitude plus gracile que la réduction en bronze dite Petite Bacchante éditée à partir de1919 et qui devait compter à l’origine 25 exemplaires. Sans la présence du pampre dans les mains de notre faunesse, l’ondulation se propageant du bras courbé vers la main droite contre la joue et jusqu’au coude relevé au-dessus de la tête s’est subtilement accentuée. Le relief de la fête des Pampres sculpté dans la pierre de Lens en taille directe (203 x 161 x 45 cm, Saint-Rémy- Lès-Chevreuse, collection de la fondation de Coubertin), le dessin de la Jeune femme drapée (encre sur papier satiné, dim. 26,8 x 11,5 cm, famille Bernard-Doutrelandt) et les deux Etudes pour la faunesse (encre et crayon sur papier satiné, 52,3 x 21 cm et encre et crayon sur papier satiné, 52,4 x 21cm, Saint Rémy-les-Chevreuses, collection de la Fondation de Coubertin), présentant tous des modèles de faunesse à la même attitude, mais sans pampre, permettent de dater la création de notre modèle vers 1906/1910. L’édition a été prise en charge par le célèbre éditeur et marchand d’art Hébrard, celui-là même qui organise une exposition dédiée à l’artiste dans sa galerie en 1908. L’édition devait initialement se porter à dix exemplaires, mais il semble qu’elle soit inachevée et, seuls trois étaient répertoriés en 1934. Œuvres en rapport : • Joseph-Antoine Bernard, Petite bacchante ou Faunesse ou Jeune faunesse, vers 1911, marbre d’asie, H. 59 cm, Famille Bernard-Doutrelandt, n° inv. CR 177. • Joseph Antoine Bernard, La fête des Pampres, 1906-1907, pierre de Lens, taille directe, dim 203 x 161 x 45 cm, Saint-Rémy-les-Chevreuses, collections de la Fondation de Coubertin. • Joseph Antoine Bernard, Grand Bacchante ou Jeune faunesse, entre 1912 et 1919, dim 173,5 x 45 x 51 cm, Paris, musée d’Orsay, n° inv. RF 4611. Littérature en rapport : • René Jullian, Jean Bernard, Lucien Stoenesco Pascale Grémont Gervaise, Joseph Bernard, Ed. Fondation de Coubertin, Saint-Rémy-les-Chevreuses, 1989, un exemplaire illustré p.146 sous le n°63, p.403 et modèle réper- torié sous le n°85 p.284. • Sylvie Carlier, Alice Massé, Joseph Bernard. De pierre et de volupté, catalogue de l’exposition tenue au musée Paul Dini, Villefranche sur Saône du 18 octobre 2020 au 25 avril 2021, n° 129, 170, 171, 172 , p.214, pp.255-257, p.334, p.336. • Claire Barbillon, L’anti-bacchante, entre perte d’identité et figures d’ambiguïté, p.171, dans Bacchanales modernes, le nu, l’ivresse et la danse dans l’art français du xixe siècle, catalogue de l’exposition tenue du 1er juillet au 3 octobre 2016 au musée des Beaux-Arts de Bordeaux et Ville d’Ajaccio-Palais Fresch Musée des Beaux-Arts, Silvana Editoriale, pp.174-175.