MAI TRUNG THỨ (1906-1980) 
Jeunes travailleuses, 1974

Encre et couleurs sur soi…
Description

MAI TRUNG THỨ (1906-1980)

Jeunes travailleuses, 1974 Encre et couleurs sur soie, signée et datée en haut à gauche, titrée et datée au dos 65 x 27 cm - 25 5/8 x 10 5/8 in. Très engagé politiquement, l’artiste s’attache à représenter les ouvriers vietnamiens. Marqué par les années de guerre et ses nombreux orphelins, Mai Trung Thứ collabore avec l’UNICEF en participant à la campagne «Aide à l’enfance malheureuse » entre 1960 et 1965. Les enfants deviennent un de ses sujets principaux. Le galeriste Jean-François Apesteguy lui offre une exposition au sein de la galerie Péristyle à Paris, intitulée Les enfants de Mai Thu en 1963. Son talent pour capturer l’innocence et la candeur des enfants est remarqué et apprécié du public. Cette encre sur soie représente deux jeunes travailleuses en 1974, à la fin de la guerre du Vietnam. Les deux jeunes filles portent un chapeau de feuilles de latanier, le nón tơi, caractéristique. Toutes deux le portent à main en posant pour l’artiste. D’une grande simplicité, leurs vêtements traditionnels sont retenus par des ceintures colorées, que l’on voit dépasser de leurs tuniques. Les couleurs de la tenue des deux enfants contrastent avec le fichu à carreaux. Mai Trung Thứ cherchait à produire une œuvre complète, passant également par la fabrication d’un cadre original et unique, rigoureusement adapté à chaque peinture. L’hommage à la culture vietnamienne s’effectue également à travers le choix du médium, encre et gouache sur soie. Mai Trung Thứ excelle dans cette technique typique des arts d’Extrême-Orient. Découverte lors de son apprentissage à l’École des Beaux-Arts de l’Indochine, il n’a jamais cessé de l’employer, affichant ainsi fièrement son attachement à son pays d’origine.

MAI TRUNG THỨ (1906-1980)

Les enchères sont terminées pour ce lot. Voir les résultats

Vous aimerez peut-être

(2 lots joints) [ALMANACHS - RELIURES BRODÉES] Ensemble 2 ouvrages. - Etrennes mignonnes pour l'An de N. Seigneur M.DCCLXXXI. Depuis le commencement du monde... Liège : Veuve J. Dessain, s. d. [1781]. In-24, (4) feuillets (dont titre), (12) feuillets de calendrier interfoliés de (12) feuillets blancs et (38) feuillets illustrés. Reliure de l'époque en soie ivoire brodée de guirlandes florales de fils d'or et sequins, au centre de chaque plat est insérée une miniature peinte sur papier en médaillon. Jolie reliure de l'époque en soie brodée, ornée de deux miniatures à sujets galants, la première représentant un angelot coiffé d'un chapeau et tenant un bâton, surmontée de l'inscription : «Je suis égaré», la seconde figurant un angelot armé d'un arc et d'un carquois pointant vers le plastron d'une armure, accompagnée de la légende : «Rien ne résiste à mes coups». L'almanach est illustré de 12 pages de monnaies gravées sur bois (2 par page), et de petits signes du zodiaque dans le calendrier. De Theux 491 - 192 ; Saffroy, Almanachs, 257. (Soie passée et salie, sequins et fils métalliques ternis). - Etrennes instructives, curieuses et mignones [sic], ou Almanach sans pareil, pour 1818. Paris : Blocquel, s. d. [1818]. In-24, 128 pages, une grande planche dépliante de mappemonde. Reliure de l'époque en soie ivoire, premier plat brodé de guirlandes et motifs floraux de fils d'or et sequins dorés et de couleurs. L'almanach est illustré d'une grande planche dépliante avec un planisphère au recto, et des 10 pavillons gravés de diverses puissances au verso. Carteret n° 1862 (édition de 1819). (Quelques petites taches sur la reliure, fils et sequins un peu ternis)

MANUSCRIT autographe signé «Madame la Comtesse de Ségur, née Rostopchine», Jean qui grogne et Jean qui rit, [1865] ; titre et 299 feuillets in-4 (23,2 x 18 cm) écrits au recto, en un volume in-4, reliure usagée demi-basane rouge à coins (dos abîmé en partie manquant, plats détachés). Manuscrit complet de ce roman. Jean qui grogne et Jean qui rit a été publié chez Hachette, dans la Bibliothèque rose, en 1865.Le roman conte l'histoire de deux cousins qui quittent leur Bretagne pour venir travailler à Paris. Jean est aimable et travailleur, et il attire la sympathie ; grâce à son protecteur M. Abel, et au fermier Kersac, il reviendra en Bretagne, se mariera et vivra heureux. Jeannot, lui, est antipathique, paresseux et mauvais ; malhonnête, il deviendra malhonnête et finira au bagne. Le manuscrit est rédigé à l'encre brune au recto des feuillets bien remplis, à l'exception d'une marge à gauche (obtenue par pliage), dans laquelle sont inscrits les noms des personnages de ce roman en grande partie dialogué. Il présente de nombreuses et importantes ratures et corrections, des passages biffés, ainsi que des additions, intralinéaires pour les plus courtes, ou plus longues dans la marge (certaines remplissent toute la marge). Il a servi pour l'impression, comme l'indiquent les notes des typographes. Il est paginé de 1 à 299 dans le coin supérieur droit. Curieusement, les pages 102 à 210 ont été reliées retournées. Le roman est divisé en 34 chapitres (seuls les premiers ont été numérotés), dont la plupart des titres semblent avoir été ajoutés alors d'une relecture. Le chapitre XXVIII a d'abord été intitulé Le feu en wagon, titre biffé et remplacé par Abel, Caïn et Seth.