1 / 5

Description de l'œuvre

BAISER DE PAIX EN ÉMAIL DE LIMOGES, par Jean II PENICAUD

JEAN II PENICAUD (actif 1532–1549) Le Christ ressuscité entouré de la Vierge et de Saint Jean l'Évangéliste Émail peint en grisaille sur cuivre, rehauts d'or. Dans son cadre cintré en cuivre, l'anse au dos terminée par un trèfle. Très bon état de conservation. Limoges, première moitié du XVIe siècle. H. 8,1 x L. 6,1 cm. Émail : H. 6,4 cm.   Historique Toujours enchâssée dans sa monture en cuivre doré, cette image a conservé sa fonction liturgique originale d’osculatoire (ou baiser de paix). Au XVIe siècle, les baisers de paix présentent fréquemment l’iconographie du Christ au tombeau. Mais dans notre cas, le Christ est représenté vivant, les yeux ouverts, la tête à peine tournée vers Marie : il vient donc de ressusciter. Assis sur une base au centre de la scène, son torse face au spectateur, le Christ constitue l’axe de symétrie de ce groupe isocéphale. Un périzonium peu épais entoure sa taille, ses plaies sont encore saignantes et des rayons lumineux émanent de sa tête. Il est soutenu par Marie sur sa droite, et Saint Jean l’Évangéliste sur sa gauche, tous deux auréolés et tournant leur tête vers lui. Le groupe se détache avec netteté du fond noir. Excluant la partie basse de la scène, le cadrage resserre encore l’attention sur le centre de la composition, occupé par le buste du Christ. La technique parfaite de la grisaille teintée avec des touches de fondant rose, combinée au dessin précis, varié et influencé par l’antique et le maniérisme italien, nous invitent à donner la paternité de notre émail à Jean Penicaud II (1515-1588). Issu d’une famille d’émailleurs, Jean II Penicaud fût actif à Limoges durant le deuxième tiers du XVIe siècle. La beauté de ses oeuvres et leur rareté sur le marché font de cet émailleur un artiste tout particulièrement recherché.   Œuvres en rapport - Jean II Penicaud (att. à), Vierge à l’Enfant, émail monté en baiser de paix, h. 11 cm, conservé au Musée des Arts Décoratifs (inv. 16741) (ill. 1). Marie porte un voile long avec le même plissé ; bien qu’inversée, la position de sa tête un peu baissée et son visage vu de trois-quarts sont comparables. Aussi, la petite attache ronde sous le col à bordure circulaire d’où partent les plis sur la poitrine se retrouve très explicitement répétée sur le vêtement du saint Jean de notre émail. - Jean II Penicaud, Le Christ portant la Croix, émail circulaire, d. 12,1 cm, conservé au Metropolitan Museum de New York (inv. 32.100.256) (ill. 2). Dans la figure du Christ d’abord, son visage est pareillement vu de trois-quarts, il possède la même barbe bifide, des cheveux longs, et de très fins rayons dorés émanent de sa tête. La figure de sainte Véronique possède un vêtement très similaire à celui de Marie ; le drapé sur l’épaule droite du personnage portant le bas de la croix est similaire à celui de Marie sur notre émail. Le visage et les cheveux du bourreau en tunique sont proches des traits de notre saint Jean. Enfin, on retrouve sur l’émail de New-York la notation prononcée du genou sous l’étoffe présente chez Marie ou Saint Jean l’Évangéliste. - Jean II Penicaud, La Crucifixion, plaque cintrée en émail, h. 15,2 cm, conservée au musée du Louvre (inv. OA 2524) (ill. 3). La figure du Christ est très proche : même moustache débordante au-dessus des lèvres, mêmes rayons dorés autour de la tête, même précision anatomique dans le rendu musculaire, périzonium fin au plissé équivalent ; similitudes également dans le traitement des parties ombrées sur la partie gauche du torse. Trois personnages féminins situés au pied de la croix portent le même type de voile long que Marie sur notre émail. La sainte femme debout contre la bordure de gauche possède sur l’épaule le même revers de drapé lui découvrant le bras que notre Vierge.

Galerie
Aller au lot
<
>

BAISER DE PAIX EN ÉMAIL DE LIMOGES, par Jean II PENICAUD

Prix Net TTC  15 000 EUR
Contacter la Galerie
Informations de la Galerie

paris, France
Royal Provenance
Voir les œuvres Consulter les CGV Experts