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NAPOLÉON Ier. Manuscrit autographe signé « Napoléon » dans le texte, avec une apostille autographe signée d’Emmanuel de Las Cases (père) et quelques lignes de la main du fils de celui-ci. Sainte-Hélene, s.d. 1/2 p. in-folio. TRES PRÉCIEUX MANUSCRIT AUTOGRAPHE DE NAPOLÉON IER POUR SES MÉMOIRES RÉDIGÉS A SAINTE-HÉLENE. Version primitive du plan d’une partie des Mémoires, correspondant au sommaire du texte intitulé « 13 vendémiaire », paru comme chapitre III de la partie « Guerre d’Italie » dans l’édition de 1823 (Mémoires pour servir à l’histoire de France sous Napoléon Ier, t. III), puis comme partie autonome dans l’édition de 1869 (Correspondance de Napoléon Ier, t. XXIX). La version imprimée conserverait la meme chronologie mais dans des subdivisions différentes. Bonaparte sauveur de la République lors de l’insurrection du 13 vendémiaire (5 octobre 1795). Considérant qu’une majorité de Français marquait de l’hostilité a l’égard des Terroristes, et observant l’effondrement du mouvement jacobin apres les coups avortés de germinal et de prairial, les royalistes purent caresser l’espoir d’emporter bientôt les élections. La Convention ayant alors pris un décret électoral lui garantissant la reconduction d’une majorité républicaine, ils tenterent un coup d’état militaire le 13 vendémiaire en s’appuyant sur une trentaine de sections parisiennes. La Convention confia sa défense a Barras qui se fit d’abord seconder par Menou, inefficace et bientôt remplacé par Bonaparte, lequel avait donné des gages de républicanisme lors du siege de Toulon. Bonaparte fit a nouveau preuve de sa détermination et de ses capacités en faisant saisir les canons du camp des Sablons a Neuilly, ce qui lui permit d’arreter par la mitraille les insurgés devant l’église Saint-Roch. Ce succes vint confirmer la bonne fortune de Bonaparte, qui conserva longtemps le surnom de « général Vendémiaire » dont l’affublerent les royalistes. Sur la présente page, le fils de Las Cases, qui servait occasionnellement de secrétaire a Napoléon Ier, a Sainte-Hélene, avait d’abord inscrit un titre avec sommaire en trois points : « Du 13 vendémiaire (5 8bre 1795) à la fin de mars 1796. Espace de 7 mois. 13 vendémiaire. Commandant de l’armée de l’Intérieur Nomination au commandement de l’armée d’Italie. » L’empereur biffa ensuite ce texte, et inscrivit en dessous cette version développée : « I. Consti[tu]tion de l’an 3. II. Lois aditionelles à la Constitution. III. Les lois aditionelles sont acceptées par la majorité des assemblées primaires mais rejettées dans Paris. IV. Résistance ouverte des sections de Paris , el[le]s ont à leur disposition la Garde nationale. V. Menou est destitué du commandant en chef de l’armée de l’Intérieur et est mis en arrestation. VI. Dispositions de la Garde nationale de Paris pour attaquer Les Tuilleries. Mise en défense de la Convention. VII. Combat du 13 vendémi aire. VIII. Le lendemain du 13 vendémiaire. IX. Napoléon est nommé comandant en chef de l’armée de l’Intérieur. X. Caractère des Directeurs. » « Napoléon nommé comandant en chef de l’armée d’Italie », écrit puis biffé par Napoléon. LES MÉMOIRES DE NAPOLÉON, OU LA PROMESSE TENUE DES ADIEUX DE FONTAINEBLEAU. Napoléon Ier avait dit en 1814 a ses derniers fideles : « J’écrirai les grandes choses que nous avons faites ensemble », et dirait encore a Las Cases au début du mois d’aout 1815 : « Nous écrirons nos Mémoires. Oui, il faut travailler , le travail aussi est la faux du temps. Après tout, on doit remplir ses destinées , c’est aussi ma grande doctrine. Eh bien ! Que les miennes s’accomplissent ». Conscient de la place majeure qu’il avait occupée dans l’histoire de son temps, il consacra a Sainte-Hélene de longues heures a dicter – plus rarement écrire – le récit de ses campagnes, et des analyses militaires et politiques sur son époque. Ces textes autobiographiques et historiographiques, écrits a la troisieme personne, forment ainsi une véritable somme d’un intéret majeur pour comprendre sa pensée. Une grande oeuvre historique et un monum ent a sa légende. Éloigné du pouvoir, le monarque déchu s’attacha a façonner son image pour la postérité, lui qui avait su de son temps jouer en maître de tous les moyens de communication pour imposer son personnage public de général révolutionnaire victorieux, de premier consul pacificateur et législateur, puis d’empereur omnipotent et bienfaisant... UNE VÉRITABLE AVENTURE ÉDITORIALE : la publication de ces « mémoires » s’effectua en plusieurs étapes, de 1820 a 1869. Ils firent d’abord l’objet d’éditions partielles par Gourgaud en 1818, O’Meara en 1820 et Las Cases en 1823. De maniere non encore exhaustive, et dans un ordre chronologique bouleversé, une tres large édition en fut donnée en 1823-1825 sous le titre de Mémoires pour servir a l’histoire de France sous Napoléon Ier, rééditée en 1830 dans une chronologie rétablie, tandis que la partie consacrée a l’Égypte, restée inédite, parut séparément en 1847. L’ensemble fut réédité par Pet

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