Ecole de la seconde moitié du XIXème siècle Voiliers et barques près d'un port m…
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La Légende des siècles. Nouvelle série (Calmann-Lévy, Paris, 1877) ; 2 volumes in-8 en feuilles, sous chemise de parchemin fort à rubans de soie rouge, étuis demi-chagrin vert et percaline, dans deux boîtes demichagrin vert.Édition originale de la nouvelle série de poèmes de la Légende des siècles, dont la première avait paru en 1859.Exceptionnel exemplaire sur peau de vélin, spécialement imprimé pour Victor Hugo et offert à son petit-fils Georges. Il porte sur le premier feuillet blanc ce magnifique envoi autographe à l'encre noire : «Je donne ce livre à mon doux Georges, et il me semble que je le donne à mon Charles bien-aimé, tant le père revit dans l'enfant ! Je les bénis tous les deux, celui qui est là-haut près de Dieu, et celui qui est ici près de moi. Et je te bénis aussi, comme je bénis ton père et comme je bénis son frère, ma douce petite Jeanne bien aimée. V. H. 13 mars 1877.Anniversaire».Ces deux forts volumes en feuilles, superbement imprimés sur parchemin, furent commandés spécialement pour Hugo ; le justificatif porte : Exemplaire de M. Victor Hugo.Édition princeps. Dans son carnet-journal pour 1877, Victor Hugo notait à la date du 7 mars : «M. Quantin, mon imprimeur, m'envoie un exemplaire de la nouvelle série de La Légende des Siècles qu'il a fait tirer pour moi et qu'il m'offre. Sur la première page, ceci est imprimé : “Exemplaire de M. VictorHugo” Je laisserai cet exemplaire à mon Georges». Si l'envoi autographe confirme que son petit-fils fut bien le destinataire du volume, Hugo étend sa bénédiction à toute sa descendance. La dédicace est datée du sixième anniversaire de la mort de son deuxième fils, Charles, survenue brutalement le 13 mars 1871 à Bordeaux. Il laissait deux enfants, aussitôt adoptés par Victor Hugo :Georges, né le 16 octobre 1868, et Jeanne, née le 29 septembre 1869. Le deuxième fils du poète, François-Victor, décédé deux ans après son frère en 1873, est également associé à cette dédicace qui célèbre la continuité de l'être à travers les générations.À la mort de Georges en 1925, cet exemplaire passa à sa soeur Jeanne, puis au fils de Jeanne, Charles Daudet, qui le céda à l'éditeur, bibliographe et fin collectionneurLéopold Carteret. Ce dernier a porté sur le cartonnage de vélin du 1er volume cette note au crayon : «Exemplaire unique au nom de Victor Hugo sur peau de vélin. Dédicace du Maître à ses petits-enfants. L. Carteret. C'est une relique d'un très grand prix - acheté par moi au fils de Léon Daudet, provenance de sa mère Jeanne Hugo (premier mariage)».Provenance : Victor Hugo ; Georges Hugo ;Jeanne Hugo ; Charles Daudet ; LéopoldCarteret.

MANUSCRIT autographe du chapitreVII de L'Oblat, [1903] ; 19 feuillets in-fol. (30 x 22 cm) écrits au recto, plus 2 pages sur un feuillet in-4 monté sur onglets, le tout relié en un volume in-fol., demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs fileté et mosaïqué de gris, pièces de titre orange, filets simples et pointillés en lisière de cuir sur les plats, tête dorée (Gruel).Manuscrit de travail complet du chapitreVII de L'Oblat.Publié en 1903 chez Stock, L'Oblat est le dernier volet, après En route et La Cathédrale, de la célèbre trilogie relatant, à travers le personnage de Durtal, la conversion de l'auteur. Huysmans lui-même, retiré près des bénédictins de Ligugé, a fait profession d'oblat en mars 1901. Durtal a quitté Chartres pour le monastère du Val des Saints ; il trouve chez les Bénédictins un asile qui convient à son âme et à ses préoccupations intellectuelles. Il décrit avec exaltation les cérémonies de l'abbaye, la liturgie, la vie quotidienne des moines...Le chapitre VII décrit la vie au Val des Saints en hiver, les matines dans le froid, une conversation de Durtal avec Dom Felletin, son confesseur, et les cérémonies de Noël ; le chapitre s'achève sur une évocation du moine thaumaturge Paul de Moll. Nous en citons les premières lignes : «L'hiver était venu ; le froid sévissait, terrible, au Val des Saints. Malgré ses cheminées bourrées de bûches et la floraison de ses glaïeuls de feu qui poussaient, en chantant, dans les cendres, la maison était froide, car la bise pénétrait par tous les interstices des croisées et des portes. Les bourrelets, les paravents demeuraient vains ; tandis que l'on se grillait les jambes, le dos gelait. Il faudrait luter toutes les ouvertures, les cacheter, ainsi que des bouteilles, avec de la cire dans laquelle on aurait fondu du suif, grognaitDurtal ; et Mme Bavoil répondait placidement : calfeutrez-vous dans des couvertures, il n'est pas d'autre moyen pratique de se réchauffer, ici ; et elle donnait l'exemple, accumulant sur elle des cloches de jupes, s'embobelinant la tête dans des amas de bonnets et de fichus ; on ne lui voyait plus que le bout du nez ; elle avait l'air d'une Samoyède ; il ne lui manquait que les patins qu'elle avait remplacés par d'énormes sabots au bec retroussé comme une proue de barque»...Le manuscrit, qui présente des variantes avec le texte définitif, est rédigé à l'encre brune au recto de feuillets de papier ligné paginés au crayon rouge de 103 à 120. Le numéro du chapitre VII est inscrit au crayon vert. On relève de nombreuses ratures et corrections, au fil de la plume, ou dans les interlignes, ainsi que de additions marginales ; une addition plus importante, au f. 110, est rédigée sur un petit feuillet inséré ; un feuillet ajouté (111²) donne une version alternative de six paragraphes. Certains passages sont biffés au crayon bleu.

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