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RARISSIME LAMPE DE HANOUKA EN BRONZE France, XIIIe /XIVe siècleH_16 cm L_16,5 cmCette lampe de forme triangulaire est surmontée d'un trilobe ajouré, et ornée d'un motif de rosace et d'une série de douze arcades. A l'origine, cette lampe avait neuf becs à huile, celui se trouvant à l'extémité gauche- qui servait comme serviteur «chamach» - a été vraisemblablement volontairement supprimé.La rosace est typique des façades des églises françaises du Moyen-Age (époque du XIIIe et XIVe siècles).Les douze arcades représentent probablement les douze mois de l'année, correspondant au souhait que la lumière de Hanouka rayonne toute l'année. Une autre signification possible est que ces arcades représentent les douze tribus d'Israël.La lampe est constituée de deux parties fondues séparémment dans deux moules différents, puis rivetés ensemble avec trois chevilles de métal. Les rivets ont été travaillés pour s'intégrer à la pièce sans créer de reliefs. La comparaison de cette oeuvre avec une lampe de Hanouka similaire datée du XIIIe siècle et conservée au musée National Bezalel de Jérusalem, laisse supposer que notre lampe pourrait être issue du même moule de fonte.Les dimensions et les formes spécifiques des ornements sont en effets concordantes. Voir : M. Narkiss - «The Hanukkah Lamp», Jérusalem, 1939, planche V, n° 16.Le 9e bec à l'extrémité gauche a également été supprimé sur la lampe se trouvant dans la collection du musée Bezalel à Jérusalem. Ceci est probablement du à l'évolution des coutumes concernant l'emplacement du serviteur. En effet, ce dernier se trouvait initialement au même niveau que les autres lumières, et a ensuite été soit mis à part comme un objet séparé, soit surélevé par rapport aux huits lumières.Ces deux lampes sont presques identiques, à l'exception du trilobe en haut de la pointe du triangle qui est cassé sur l'exemplaire du Musée Bezalel de Jérusalem.Cet lampe est d'une exceptionelle rareté, il existe très peu d'objets Judaïca datant du Moyen-âge connus à ce jour. Elle a été soumise pour analyse au laboratoire Art in Lab à Montrouge, France afin d'en confirmer la datation supposée du XIVe siècle. D'après les conclusions de leur rapport d'avril 2021 (réf. 2021-0401) : « le pourcentage des éléments minéraux composant le chandelier a été comparé avec les alliages des artefacts français du XIVe siècle : l'analyse des données montre que la composition de l'alliage du chandelier examiné est compatible avec celle des alliages de cuivre duXIVe siècle en France. »Voir : Art et archéologie des juifs en France médiévale, Editions EdouardPrivat, 1980, pages 187 à 204.

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