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Mexico 1968. 200m © André Lecoq/L'Équipe 16 octobre 1968.Ce soir, Tommie Smith aura deux façons et deux raisons de lever les bras. À la fin de sa course prodigieuse sur 200m, qu'il sait déjà gagnée à 20m de la ligne, avec un record du monde à la clé. Puis sur le podium, où il lèvera un poing ganté de noir, comme son compatriote John Carlos, 3e. «Nous protestons contre le sort fait aux Noirs, expliqueront les deux athlètes. (...) Nous ne représentons pas ici les États-Unis mais le peuple noir des États-Unis.» De l'exploit sportif au geste politique, Tommie Smith entre deux fois dans l'histoire.Tirage unique postérieur. Edition 1/1. Impression noir et blanc en piezographie sur papier Hahnemühle FineArt Baryta Satin 300g. Encadrement d'art Flamant.53 X 80 cm400M MEXICO 1968Sur la piste, les Américains Lee Evans, Larry James et Ron Freeman ont dynamité le 400m, les deux premiers battant le record du monde, qui descend sous les 44 secondes pour la première fois. Mais que feront-ils sur le podium? Deux jours plus tôt, leurs compatriotes Tommie Smith et John Carlos, pour avoir brandi un poing ganté pendant l'hymne afin de protester contre les discriminations raciales dans leur pays, ont été exclus par le comité olympique américain. Les coureurs de 400m, eux, ont coiffé le béret noir des Black Panthers, mais ils l'enlèveront aux premières mesures du «Star-Splangled Banner». Devant la presse, Lee Evans, qui a hésité toute la nuit à s'aligner, manie l'ironie. Le poing levé ? «C'est ma manière de saluer la foule. Chacun a la sienne.» Le béret ? «Il pleuvait au moment de la cérémonie.» Le sourire? Il expliquera à «L'Équipe» en 2000 avoir reçu des menaces de mort: «Il est toujours plus difficile de tirer sur un gars qui sourit.

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