Musée de L'Homme et Café de L'Homme : une visite exclusive du musée par Bruno Da…
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MANUSCRIT autographe signé «GveFlaubert», Loys XI, drame, 1838 ; 88 feuillets in-fol. (31,5 x 22, 5 cm) montés sur onglets en un volume in-fol., relié demi-maroquin havane à coins, dos lisse avec titre doré en long, non rogné (Canape et Corriez).Unique manuscrit de cette première tentative théâtrale du jeune Flaubert.«Ce drame achevé, cette représentation étendue et dominée d'un moment important de l'histoire, est l'oeuvre d'un collégien de seize ans et demi», comme l'indiqueGuy Sagnes, qui ajoute que ce drame est «incontestablement supérieur aux récits historiques que Flaubert avait composés deux ans plus tôt en empruntant à la manière de Dumas. Une documentation sérieuse et prolongée a fourni à l'imagination toujours puissante une matière sûre tandis que son intelligence passionnée avait acquis le sens de l'histoire».Caroline Franklin-Grout, nièce et héritière de Flaubert, a résumé ce drame, dont elle possédait le manuscrit, dans un article de 1906 : «C'est une peinture du roi, de sa cour, de sa lutte contre le duc de Bourgogne, de son entrevue avec saint François de Paule et de sa mort à Plessis-les-Tours.Olivier, Tristan, Commines, Coictier sont les principaux personnages ; il y a une scène de tendresse entre le duc de Bourgogne et sa fille Marie, peu d'instants avant qu'il soit vaincu et tué sous les murs de Nancy».L'édition originale a paru chez Conard en 1910. Le manuscrit est resté inconnu des éditeurs des OEuvres de jeunesse dans La Pléiade.La page de titre est datée «Février 1838».Le drame est précédé d'une préface datée «Samedi soir 3 mars 1838». Le manuscrit, d'une écriture cursive à l'encre brune au recto et verso de feuillets numérotés par Flaubert ([1] à 85, avec deux ff. 66), présente des ratures et corrections, ainsi que quelques passages biffés. La pièce comprend un Prologue (5 scènes), et cinq actes, le quatrième étant divisé en deux tableaux.Citons le texte de présentation rédigé par Flaubert en tête de son manuscrit : «Je viens enfin de finir mes 85 pages, et j'éprouve maintenant le besoin de résumer les impressions que j'ai subies pendant ces quinze jours de travail et d'enfantement. -J'avais été vivement épris de la physionomie de Louis XI, placée comme Janus entre deux moitiés de l'histoire, il en reflétait les couleurs et en indiquait les horizons. Mélange de tragique et de grotesque, de trivialité et de hauteur, cette tête-là mise en face de celle de Charles le Téméraire était tentante, vous l'avouerez, pour une imagination de seize ans amoureuse des sévères formes de l'histoire et du drame. [...] À mesure que j'étudiais son histoire le drame s'y fondait naturellement, l'oeuvre d'imagination se trouva faite dans la sienne elle-même, et quand je crus avoir assez travaillé c'est-à-dire avoir lu pendant deux mois je me mis à l'oeuvre. Voilà l'histoire de mon enfant. - Il n'a pas été 9 mois à germer et n'a pas suivi toutes les phases fatales depuis le molusque jusqu'à l'embryon.Mais je crains bien aussi, pour cet avorté, qu'il n'ait pas vie d'homme et qu'il meure avant peu d'une fluxion de poitrine faute de chaleur.Chose bizarre que d'écrire un drame, pleine de difficultés et d'obstacles, - un drame historique surtout. Resserrez donc une grande figure dans les limites de 5 actes, vous la rapetissez et vous ferez rire»...Provenance : Caroline Franklin-Grout-Flaubert (nièce de Flaubert) ; Docteur Lucien-Graux (ex-libris ; vente VIII, 11 décembre 1958, n° 117 bis).Bibliographie : Flaubert, OEuvres de jeunesse, Bibl. de la Pléiade, t. I, notice par Guy Sagnes, p. 1306-1310.

100 L.A.S. (quelques-unes non signées), 1848-1870, à Francisque MICHEL ; environ 230 pages de formats divers, enveloppes avec timbres ; le tout monté sur des feuilles de papier Japon et relié en 2 volumes in-4, soie rouge brochée ornée de motifs floraux (une charnière usée).Très importante et remarquable correspondance, souvent fort libre.[François-Xavier Michel, dit FRANCISQUE MICHEL (Lyon 1809-Paris 1887), chartiste, médiéviste et philologue, fut chargé de nombreuses missions sur les monuments et nommé membre du Comité historique.Chargé du cours de littérature étrangère à la Faculté des Lettres de Bordeaux, il a publié de nombreux ouvrages et travaux, dont l'édition princeps de La Chanson de Roland (1837) et l'Histoire des races maudites de la France et de l'Espagne (1847).]Cette très intéressante correspondance, «embrassant presque toutes les connaissances humaines, depuis l'archéologie ou la philologie jusqu'à l'histoire et aux beaux-arts, discutant aussi bien sur une vieille étoffe de soie que sur une étymologie basque ou bohémienne, sur la grammaire de Palsgrave que sur un tableau de Giorgione, mêlant à l'érudition la plus aride la plaisanterie la plus graveleuse», a été publiée par Pierre Trahard en 1930 (Paris, H. Champion). Nous ne pouvons en donner ici qu'un aperçu très sommaire.Quatre lettres sont ornées de dessins à la plume.1848. Mérimée est à la recherche d'une Histoire de Don Pèdre publiée à Séville ; il parle de ses recherches sur les bohémiens...1849. Au sujet des Études de philologie comparée sur l'argot de F.Michel, que Mérimée soutient pour le prix Volney. La Bugorne et La Chicheface du château de Villeneuve-Lambron. La politique ; portrait de Falloux... Dispute philologique avec Victor Cousin. Discussion sur l'Argot : «ce que j'appellerai la loi de formation de l'argot français, c'est la métaphore, toujours burlesque»...1850. Impression des Études sur l'argot. Achat de la Chanson de Roland à la vente Viollet-le-Duc. Retour d'un voyage à Londres.Recherches sur les étoffes précieuses au Moyen-Âge. Mérimée s'est remis au russe et travaille sur le faux Démétrius. Détails sur l'affaireLIBRI. Mérimée fait campagne pour la nomination de Michel comme membre correspondant de l'Académie des Inscriptions ; mais il y a là «beaucoup plus de couillons que d'hommes». Recherches sur les armes et les lames de Damas.1851. Sur le prénom de Prosper. Mérimée parle de ses chats. Il a passé «six mois à me fendre le cul sur des livres russes»... L'argot militaire : les crabes, les tourlourous, les bigorneaux... La chape de Charlemagne à Metz, les vêtements de Saint Bertrand à Comminges.Histoires graveleuses de corps de garde. Étymologie de cagne (cheval).Polémiques et controverses autour de la Chanson de Roland. «Je tiens de feu mon ami BEYLE qu'il ne faut jamais se fâcher pour chose qu'on dise de vos ouvrages. J'ai eu souvent occasion de pratiquer ce précepte et ne m'en suis pas mal trouvé». Les vols supposés de Libri.Feuillet de Conches accusé de vol par Naudet. Voyages archéologiques à Laon et Sens. Mérimée a lu dans Pontanus «l'histoire d'un homme qui avait donné son anneau à une Vénus de marbre ou de bronze» (source de La Vénus d'Ille). Sur les châles de cachemire recouvrant les tombeaux des sultans à Constantinople (dessin). Anecdote d'un médecin allemand fait prisonnier «par des Calmucks et enculé»...Situation calme à Paris après le coup d'Etat ; violences et émeutes à Digne et Clamecy : «Voilà une grande révolution faite presque sans effusion de sang». Mérimée conseille à Michel de faire comme M. de Lameth qui «baisait tous les jours, mais ne foutait que le dimanche».1852. Quinet et le Collège de France. Mouvements ministériels. Lecture commentée des Recherches sur le commerce, la fabrication et l'usage des étoffes de soie, d'or et d'argent et autres tissus précieux...de F. Michel. Condamnation à quinze jours de prison dans l'affaireLibri. Séjour en prison, «le seul endroit frais de Paris», où il a appris le mot gougnotte. Anecdote de Villemain avec deux petites filles, dont l'une ne fait que branler en attendant sa première communion.Déménagement pour la rue de Lille. Chanson grivoise. Demande de vin de Larose. Correction des épreuves des Faux Démétrius. Le célibat. Les «étoffes brochées d'or à ramages» chez les peintres flamands et italiens du Musée du Louvre (dessins). Recherche sur la ville de Quinsai citée par Marco Polo...1853. Mariage de Saulcy avec «une jeunesse de 18 ans». Mérimée songe à se marier, «surtout le matin»... Plaisanterie salace sur le nez de François Génin... «On dit que l'Empereur est le résultat de l'Élection, et l'Impératrice de l'Érection»... Le costume des Tsars (dessin). Amusante lettre sur sa nomination au Sénat. Vêtements sacerdotaux du XIIIe siècle trouvés à la cathédrale de Bayonne (dessins).Histoires grivoises : «Mais je suis trop vieux, et il est rare à présent

L.A.S. «Marcel Proust», [21 décembre 1919], à Gaston GALLIMARD ; 4 pages grand in-8.À son éditeur.Proust a noté en tête «Urgent». Il se plaint qu'on ne trouve pas les Jeunes filles en fleurs dans plusieurs librairies : «Il n'y en avait pas.On ne savait pas quand il y en aurait. Je vous développerai cela plus longuement, mais j'en pleure».Il a découvert «des fautes énormes et bien naturelles, étant donné l'écriture», dans la dactylographie de Jacques Rivière.Il parle des articles sur son livre, dont celui de Léon Daudet, et des demandes d'extraits pour la presse... «Que pensez-vous de M. Dorgelès faisant imprimer des réclames qui débutent ainsiPrix GoncourtRoland Dorgelès 4 voix contre 10Je ne trouve pas cela très élégant.Naturellement je ne protesterai pas. Pas plus que je n'ai protesté d'être présenté par vos amis de l'OEuvre comme un candidat du goupillon et de la sacristie, quand j'ai été l'un des tout premiers dreyfusards, que j'ai signé toutes les listes, envoyé mon livre à Picquart au Cherche Midi. La Lanterne dit même que c'est comme antidreyfusard que j'ai été nommé. “Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse”. Ne soyez pas insolent avec les journalistes. Je vous dirai les gros ennuis que cela pourrait me causer (et m'a déjà causés). Merci de tout coeur de vos annonces qui je crois sont très utiles.Mais ces librairies vides ?»...Correspondance, t. XVIII, p. 320. MarcelProust-Gaston Gallimard, Correspondance (n° 128, p. 215).

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Musée de L'Homme et Café de L'Homme : une visite exclusive du musée par Bruno David, suivie d’une expérience culinaire mémorable en compagnie de Coco Coupérie Eiffel et Christophe Bonnat

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