ADER - Troisième partie de la Collection Sztejnberg d'orfèvrerie

vendredi 04 février 2022

Experts : Claire Badillet, Édouard de Sevin, Nicolas Filatoff

Jeudi 4 février, la troisième partie de la dispersion de l’impressionnante collection d’orfèvrerie de Marcel Sztejnberg, orchestrée par la maison Ader, a totalisé 766 400 €*. Les deux premières ventes s'étaient déroulées avec autant de succès le 4 février et le 29 septembre 2021. Le total des trois ventes s'élève désormais à 4M€. Le lot qui a suscité la plus longue bataille d'enchères est la paire de bougeoirs montpelliéraine du XVIIe siècle, acquis en Live sur Drouot.com pour 134 400 €.
 
Ancien commerçant dans la mode, Marcel Sztejnberg se passionne pour l’orfèvrerie dès les années 1970. Dès lors, il accumule des centaines d’objets, toujours à la recherche des plus belles pièces à ajouter à sa collection. À 84 ans, l’amoureux de l’argenterie française décide sur les conseils de ses fils, de se séparer d’une partie de son abondante et rare collection : transformée en armes ou en monnaie sous le règne de Louis XIV, la majorité des pièces réalisées avant le XVIIIe siècle a aujourd’hui disparu. L'ensemble qu'a réuni Marcel Sztejnberg est aujourd'hui l'une des plus belles collections françaises élaborée entre les années 1970 et 2000. Connue de tous mais admirée par peu, les objets les plus rares se mêlent autant les plus précieux que les plus ordinaires, en apparence. Aucune typologie d'objets n'est exclue : flambeaux, cafetières, plats, tire-bouchons, poêlons ou tasses à vin cohabitent. 

L'une des caractéristiques importantes de cette collection est également la diversité des régions représentées. Du Sud de la France, la paire de flambeaux acquise pour 134 400 € provenait de Montpellier et datait de 1765. Pierre Coudougnan, reçu maître en 1664, a donné à ces bougeoirs un aspect extrêmement moderne : une base carrée, « à la financière » et des fûts à décor de canaux. La paire était estimée entre 50 000 et 60 000 € (ilustrée à gauche). De Narbonne, un saupoudroir de 1748 a scuscité l'intérêt de nouveaux collectionneurs : estimé entre 4 000 et 6 000 €*, l'objet en argent exécuté par François Duran - reçu maître en 1731 - a triplé son estimation initiale pour atteindre 16 640 €* (illustré au centre). Citons encore, de Perpignan, un autre saupoudroir du premier quart du XVIIIe siècle, de Jean-Baptiste Navier, cité en 1712, vendu 12 800 € (illustré à droite).
 
      

En remontant les côtes françaises, c'est une tasse à vin en argent, bordelaise, datant de 1765-1766 et de la main de François Sicard, reçu maître en 1750, qui a éveillé la curiosité du musée de la Cour d'Or de Metz qui l'a préemptée pour 1 024 €*. Estimée entre 15 000 et 20 000 euros, une saupoudreuse rennaise datée entre 1698 et 1700, de Jean Buchet, reçu maître à Vannes en 1679 a atteint 25 600 €*.


Enfin, plusieurs objets de Paris ont décroché de belles enchères, à l'instar d'une écuelle à oreilles de François-Thomas Germain, reçu en 1748. Estimée entre 10 et 20 000 €, un amateur l'a acquise pour 53 760 €*. Enfin, une aiguière en argent, datée 1738-1739 et exécutée par Sébastien Igonet, reçu maître en 1725 a remporté 60 160 €*, soit plus de sept fois son estimation initiale.
 
   

* montant frais compris.

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Ader

Orfèvrerie du XIVe au XVIIIe siècle - Collection Marcel Sztejnberg - Partie III, orfèvrerie

Vente : vendredi 04 février 2022
Salle 9 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot 75009 Paris, France
Maison de vente
Ader
Tél. 01 53 40 77 10