MILLON - Plus d'un demi million d'euros pour une œuvre de Günther Förg

mercredi 02 décembre 2020
Mercredi 2 décembre, la maison Millon organisait une vente d'œuvres de grands maîtres. Plusieurs œuvres se sont envolées aux enchères et quatre d'entres elles ont franchi le pallier des cent mille euros, à l'instar d'une toile de Günther FÖRG (1952-2013) vendue 520 000 €* (lot 14). 
 
Günther FORG (1952-2013)
Sans Titre, 2007 Acrylique et craie sur toile signée et datée en haut à droite
195 x 300 cm
Prix réalisé : 520 000 €*

Parmi les enchères importantes, se distingue un bel ensemble d’œuvres, constitué d’un lampadaire d’Alberto GIACOMETTI (1901-1966) et de deux chaises de Diego GIACOMETTI (1902-1985), offert par les deux frères à Brassaï (1899-1984). Nommé "Tête de femme", le lampadaire en bronze d'Alberto Giacometti fait naître une silhouette élancée surmontée d’un buste de femme aux traits emprunts de douceur et d’une dignité quasi sacrée. Estimé entre 100 000 et 150 000 €, l'objet a été vendu 201 500 €* (lot 9). La paire de chaises réalisée par Diego Giacometti est le fruit d'une commande de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence, en 1962. Estimée entre 60 000 et 80 000 €, elle a été vendue 305 500 €*, multipliant ainsi par cinq son estimation basse (lot 8). 
 
    

DIEGO GIACOMETTI
(Borgonovo, 1902 - Paris, 1985)
Paire de chaises modèle «Fondation Maeght» circa 1962 en fer noir et bronze patiné brun à nuance verte. Dossier ajouré d’un cercle, d’un X et d’entrelacs se prolongeant sur l’assise. Coussin en cuir fauve.
Prix réalisé : 305 500 €*

ALBERTO GIACOMETTI (Borgonovo, 1901 - Coire, 1966)
Lampadaire modèle dit «Tête de femme » ou « Figure » en bronze patiné.
Signé sur la base «Alberto Giacometti» et marque du fondeur «Susse Fondeur Paris».
Prix réalisé : 201 500 €*
 
Une toile de Jean SOUVERBIE (1891-1981) figure également parmi les enchères importantes. Envolé à 236 600 €*, Le bonheur du marin est réalisé en 1927 (lot 4). 

Souverbie n’est pas l’homme des provocations spectaculaires ; il a le goût du travail sérieux, d’une stabilité acquise par l’étude et par la scrupuleuse conscience qu’il a de son art. Les leçons qu’il a reçues avant d’être attiré par les idées nouvelles n’ont pas fait de lui un révolté ; son adhésion n’est pas une attitude de scandale, mais une compréhension profonde des buts poursuivis par les initiateurs. Il sent dans le cubisme, au-delà des apparences qui surprennent, un désir de retrouver un ordre et une densité auxquels la peinture avait renoncé depuis l’impressionnisme. Peut-être d’ailleurs ne sait-on pas encore exactement que cet ordre nouveau est une forme du classicisme : chez Souverbie il répond bien à un désir d’équilibre dans la plus lucide invention. 
Raymond Cogniat, journaliste et critique d'art
 
JEAN SOUVERBIE (1891-1981)
Le bonheur du marin, vers 1927.
Huile sur toile d’origine 81 x 60 cm Signé en bas à gauche Souverbie Porte sur le châssis une ancienne étiquette mentionnant 1. 
Prix réalisé : 236 600 €*

* frais inclus

 

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[VENTE MAINTENUE EN LIVE ET À HUIS CLOS] Post-war, art contemporain

Vente : mercredi 02 décembre 2020
Salle 10 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot 75009 Paris, France
Maison de vente
Millon
Tél. 01 47 27 95 34