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SAOTOME IESADA (province d’Hitachi, Japon ; actif au début du XVIIe siècle). Casque de samouraï « Suji-bachi kabuto », début du XVIIe siècle. Période Edo. Fer, bronze doré, cuivre, shakud?, laque et cordage textile. Coque du casque composée de 62 plaques de fer. Emblème héraldique (kamon) : ken-hanabishi. Accompagné d’un masque facial de style « ressei menpō ». En bon état, avec une patine conforme à son âge. Dimensions : 43 x 37 x 38 cm. Ce casque de samouraï est un exemple remarquable du travail de l’école Saotome, l’une des traditions d’armurerie les plus prestigieuses du Japon aux XVIe et XVIIe siècles, particulièrement réputée pour ses casques à plusieurs plaques dotés de nervures en relief. La pièce, attribuée à Saotome Iesada, présente une coque composée de 62 plaques de fer soigneusement assemblées, surmontée d’un élément supérieur à cinq niveaux (hachimanza) en cuivre et en shakudō. On notera tout particulièrement le grand ornement frontal (kuwagata), constitué de deux cornes dorées stylisées qui évoquent les bois d’un cerf — animal traditionnellement associé aux messagers des divinités dans la culture japonaise. Sa base présente un relief ornemental zoomorphique. Le protège-cou (shikoro), de type manjō, est composé de plaques de fer laquées de noir, ornées d’un décor kiritsuke-zane et d’un entrelacs de cordons bleu foncé (kebiki odoshi). Les rabats latéraux (fukigaeshi) arborent l’emblème héraldique ken-hanabishi. L’ensemble est complété par un masque facial en fer laqué (ressei menp?) à l’expression intimidante, muni d’une moustache et d’une protection pour la gorge. Saotome Iesada était un armurier japonais de renom, actif dans la province d’Hitachi — aujourd’hui la préfecture d’Ibaraki — au début de la période Edo. Fils de Saotome Ienari, il fut le quatrième maître de la prestigieuse école Saotome, spécialisée dans la fabrication de casques techniquement complexes, en particulier le suji-bachi à 62 plaques. Son œuvre s’inscrit dans la continuité d’une tradition d’armuriers alliant la résistance défensive à un savoir-faire méticuleux en matière de forme et d’ornementation. Des exemples de son œuvre ont été présentés lors d’expositions consacrées aux armures de samouraïs, comme celle organisée au musée Fortuny de Venise.
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