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Tapisserie ; Bruxelles, probablement EVRARD III, LEYNERS, début du XVIIe siècle. « Les Mois ». Laine et soie. Motif inspiré des modèles de Jérôme de Potter. Dimensions : 240 x 307 cm. Tapisserie flamande tissée en laine et en soie, faisant partie d’une série consacrée à la représentation allégorique des mois de l’année, associée en l’occurrence à l’été ou à la moisson dans la série dite « des Mois de Lucas » ou « de Mortlake ». La représentation combine des éléments de paysage, des figures humaines et des activités liées à la vie rurale, établissant un lien entre le cycle naturel des saisons et les occupations typiques de chaque période de l’année. La riche palette de couleurs et l’utilisation combinée de la laine et de la soie créent des textures, des nuances de lumière et une profondeur spatiale caractéristiques des tapisseries flamandes de grande qualité. Cette pièce est associée à l’œuvre de la famille Leyniers, l’une des plus importantes dynasties de maîtres tapissiers de Bruxelles, dont l’activité est attestée dès le XVIe siècle et s’est étendue sur plusieurs générations.L’attribution à Everaert III Leyniers (1597–1680) correspond au style de son atelier, l’un des plus éminents de la ville au XVIIe siècle. Everaert était une figure de proue de la guilde des tapissiers de Bruxelles, dont il devint doyen en 1635, et il participa à la création d’importantes séries textiles destinées au marché international.La composition est également liée à des dessins attribués à Jérôme de Potter, dessinateur et concepteur de cartons de tapisserie dont l’œuvre est associée à diverses séries consacrées aux mois de l’année. Sa contribution consistait à concevoir la composition, qui était ensuite transposée sur le tissu grâce au travail spécialisé de maîtres tisserands de tapisserie. Cette distinction entre le créateur du dessin et la personne chargée de son exécution est fondamentale pour comprendre le système de production artistique des ateliers flamands. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, Bruxelles s’est imposée comme l’un des principaux centres européens de production de tapisseries. Ses ateliers ont acquis un prestige international grâce à la qualité technique de leurs tissages, à la richesse de leurs matériaux et à la collaboration entre d’éminents peintres, dessinateurs et maîtres tisserands.Les tapisseries flamandes étaient des objets d’une valeur économique et artistique extraordinaire. Elles étaient commandées par des monarques, des membres de la noblesse et de grandes institutions religieuses pour orner des palais et des demeures seigneuriales.
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