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live 24 novembre | 13:30
AZ Auction

131 - Léon SPILLIAERT (1881-1946)

Mise à prix

40 000 €

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Estimation

40 000 - 50 000 €

Frais de vente

28 %

Léon SPILLIAERT (1881-1946) Avenue de la Reine à Ostende / Koninginnelaan in Ostende, 1909 Lavis d’encre de Chine, pinceau, pastel gras, aquarelle, gouache, grattages sur papier Signé et daté en bas à droite: "L. Spilliaert 09" 65 x 50 cm Provenance: - Christian Fayt Gallery, Knokke-Paris (de 1976 à 1981) - Christie’s Londres, Modern Belgian Paintings, Drawings and Sculptures, vente du 19 octobre 1989 (cat. 23 reproduit) -Galerie Ronny Van de Velde, Anvers (1998) -Imelda Delvaux Art Gallery, Knokke (2001) -Collection Maurice Verbaet, Anvers (de 1998 à 2003) -Collection d'une importante institution financière belge, Bruxelles Expositions: -Paris, "Hommage à Léon Spilliaert", Christian Fayt Art Gallery, du 16 octobre au 19 décembre 1981, (cat. 14 reproduit) - Ostende, "Van Ensor tot Delvaux", PMMK Museum voor Moderne Kunst, du 5 octobre 1996 au 2 février 1997 (cat. p.191 reproduit) - Anvers, "Léon Spilliaert (1881-1946)", Galerie Ronny Van de Velde, du 14 novembre 1998 au 23 janvier 1999, (cat. 61, p.133 reproduit) -Knokke-Le-Zoute, Imelda Art Gallery, OFFA, du 3 août au 30 septembre 2001 (cat. 84 p.44-45 reproduit) - Tokyo, "Léon Spilliaert", Bridgestone Museum of Art, du 9 avril au 6 juin 2003 (cat. 84 p.170-171 reproduit) -Himeji, "Léon Spilliaert", Himeji City Museum of Art, du 14 juin au 27 juillet 2003(cat. 84 p.170-171 reproduit) - Nagoya, "Léon Spilliaert", Aichi Prefectural Museum of Art, du 5 août au 23 septembre 2003(cat. 84 p.170-171 reproduit) -Ostende, "Brise d'Ostende :Léon Spilliaert en Oostende Venetiaanse Gaanderijen", du 3 juin au 17 septembre 2006 (sans catalogue) Bibliographie : - Francine-Claire Legrand, Léon Spilliaert et son époque, Anvers, Fonds Mercator / Léon Spilliaert in zijn tijd, Lannoo, Tielt, 1981, cat. 87 reproduit - Michael Palmer, D’Ensor à Magritte, Art belge 1880-1940,Éditions Racine, Bruxelles, 1994, p.128 reproduit - Xavier Tricot, Léon Spilliaert, les années 1900-1915, Crédit Communal, Bruxelles, 1996, p.125 reproduit - Anne Adriaens-Pannier, Léon Spilliaert ou la beauté d’intelligence de cœur, Pandora-Ronny Van de Velde, Anvers, 1998, p.111, reproduit p.133 Cette œuvre sera reprise, avec les connaissances actuelles, dans le catalogue raisonné Léon SPILLIAERT en préparation par Dr. Anne ADRIAENS-PANNIER. Une copie de l'avis d'inclusion au catalogue raisonné sera remise à l'acquéreur. L’année 1909 est marquée par la première exposition de Léon Spilliaert, au Salon de Printemps à Bruxelles. Originaire d’Ostende, le peintre y vit jusqu’en 1917. Il s’y promène longuement et régulièrement, insomniaque, ses pérégrinations prennent souvent place la nuit. Spilliaert est un observateur, il peint ce qui l’entoure. Le réel est son sujet, il l’isole puis l’éclaire de son monde intérieur, le rendant mystérieux, voire fantastique et empreint de solitude. À cette période, ses vues d’Ostende sont des lieux désertiques et énigmatiques qu’il dépouille jusqu’à leur essentielle âme. Ses digues, ses Galeries royales, ses plages, ses phares deviennent des lieux intemporels. Ce dépouillement important se traduit par une simplification de l’espace et des volumes, Léon Spilliaert schématise les formes et découpe les espaces. Ici, il traite l’avenue de la Reine avec ce même dépouillement extrême. Il supprime les architectures, les réverbères, les figures humaines. Il utilise également un mouvement de fuite vers l’horizon pour faire rejoindre le ciel et la terre, et un découpage rythmé des espaces, de la même manière que pour ses digues de 1909. Ligne droite construite par l’homme, la digue rectiligne de Spilliaert s'oppose à la ligne courbe des éléments naturels comme les eaux et les vents de la côte belge. L’avenue de la Reine semble être ici une étendue immense, comme ses eaux infinies de la Mer du Nord. On notera que cette avenue est bleue, rythmée de courbes, elle s’apparente à l’eau ondulée par le vent. On remarque également l’importance des arbres qui rythment et délimitent la composition. Leurs troncs et leurs branches courbes sont des éléments naturels qui font écho à l’eau. Léon Spilliaert a 28 ans lorsqu’il réalise cette Avenue de la Reine à Ostende, lui qui avouera plus tard qu’il avait déjà tout dit à 30 ans.

Vente

Tableaux & Objets d'Art
mardi 24 novembre
13:30
Avenue des casernes, 39b
1040 Bruxelles, Belgique

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