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École anversoise vers 1530, entourage du maître de 1518 (volets intérieurs) et École rhénane, entourage de Bartel BRUYN (volets extérieurs) Deux volets de retable sainte Véronique et sainte Marie-Madeleine Au dos, saint Venceslas et saint Benoit Paire de panneaux. Haut. : 89 cm ; Larg. : 25,5 cm Avec le cadre - Haut. : 100 cm ; Larg. : 36 cm Les bordures en faux marbre sont ajoutées. Le commanditaire de ces panneaux les a probablement fait réaliser en deux temps. Il a demandé à un peintre maniériste anversois de peindre les volets intérieurs et probablement le panneau central, aujourd'hui disparu. Son auteur est proche de Jan de Beer, du maître de 1518, du maître de Francfort ; les paysages lumineux évoquent ceux de Joachim Patinir. Sainte Élisabeth porte un costume somptueux aux broderies précieuses et une coiffe élaborée. Elle tient devant elle un voile déployé sur lequel apparaît miraculeusement le visage du Christ. Son geste est calme et solennel, mettant en valeur la relique sacrée qu'elle présente. Dans un second temps, cette paire a été confiée à un peintre allemand qui a réalisé les portraits et leurs saints protecteurs, pour les faces extérieures, quand le triptyque est fermé, Celui de droite montre un saint en armure, tenant des armoiries avec l'aigle bicéphale, emblème du Saint-Empire romain germanique. Leur style évoque Bartel Bruyn l'ancien et les peintres de l'école colonnaise vers 1530 (par exemple, la mise en page du Rink-Altar de Bruyn, à la Alte Pinakothek). De façon exceptionnelle, certains tableaux débutés à Anvers pouvaient être terminés à Cologne surtout si le commanditaire ne pouvait se déplacer pour qu'on y inclut son portrait, de nombreux bateaux effectuant régulièrement à l'époque la liaison entre les deux villes. Expert : Stéphane PINTA | Cabinet TURQUIN
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