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ROCHEFORT, Henri L.A.S. à "Cher Monsieur [Léon] Bérardi". S.l. [août 1868] 2 pp. in-8°, bifeuillet de papier vélin teinté (traces de plis dus à l'envoi avec min. déch. sans perte en bas de page, lég. brunissures au 1er f., pet. taches marg. au 2e f.). Intéressante lettre du célèbre pamphlétaire relative aux poursuites suscitées par "La Lanterne", son journal satirique lancé en mai 1868. "Parti subitement" de Bruxelles à l'annonce de son jugement, Rochefort remercie Bérardi et son épouse de leur accueil et affirme sa détermination à poursuivre son combat contre le régime impérial. Aucun imprimeur parisien ne voulant se charger du numéro de "La Lanterne" paru à Bruxelles, il se dit prêt "dussé-je acheter moi-même une presse", à le tirer "à dix mille et s'il n'est pas saisi je décuplerai la dose". Le contexte permet de situer la lettre en août 1868, au moment où, poursuivi pour ses articles, Rochefort faisait imprimer "La Lanterne" à Bruxelles. Déjà condamné à quatre mois de prison, il vient d'écoper d'une nouvelle peine d'un an, dont il entend faire appel en confiant sa défense à Jules Favre : "Je veux faire de ce procès une affaire un peu sonore qui, si elle n'aboutit pas à une diminution de peine, contribuera toujours à inquiéter le gouvernement". Prêt néanmoins à purger les seize mois de prison auxquels s'élèvent désormais ses condamnations cumulées, il ajoute : "C'est beaucoup de paille humide, mais je dois ce sacrifice à mon honneur". Il évoque aussi ses enfants restés avec leur bonne à Bruxelles et se propose de les faire conduire chez les Bérardi. Réf. BnF (notice sur "La Lanterne"). Joint : 1. Id. - L.A.S. à [Léon] Bérardi. S.l., 3 novembre [sans année]. 7 lignes. Il lui demande de remettre cent francs à "la pauvre Marie Sprimont". - 2. Mailly, Hippolyte - Portrait-charge de Rochefort. [Paris], Destouches, s.d. 14 x 8,5 cm (pet. rouss.). (3 pcs)
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