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JACOB HENDRIK PIERNEEF (SUD-AFRICAIN, 1886-1957) DAR EL SALEM [SIC] Signé et daté DARES SALEM, 18 février 1926, en bas à gauche crayon et aquarelle sur papier 24,4 x 34,3 cm (48,3 x 57,3 cm avec cadre) Provenant d’une collection privée, Cambridge Provenance Acquis par la fille de l’artiste, Marita Pierneef-Bailey Acquis auprès de celle-ci par le Dr CL Botha Vente aux enchères Strauss and Co Fine Art Auctioneers Acquis auprès de cette dernière par la collection privée DinksFãStan, Cambridge, Royaume-Uni Jacobus Hendrik Pierneef est né le 13 août 1886 à Pretoria de parents néerlandais. Pierneef a commencé ses études secondaires à la Staatsmodelschool de Pretoria, et c’est là qu’il a suivi ses premiers cours d’art. À la suite de la guerre de 1900 entre les Boers et les Anglais, la famille Pierneef a décidé de retourner aux Pays-Bas en 1901, où Hendrik a poursuivi sa scolarité. Cette expérience permit à Pierneef de découvrir les œuvres des grands maîtres, ce qui marqua durablement sa sensibilité. Il étudia à temps partiel à la Rotterdamse Kunsakademie. C'est un homme transformé qu'il retrouva l'Afrique du Sud à l'âge de 18 ans. De retour à Pretoria, le jeune artiste croisa le chemin d’autres artistes déjà reconnus, tels qu’Anton van Wouw, Hugo Naude, Frans Oerder, ainsi que l’artiste irlandais George Smithard, qui joua un rôle important dans l’enseignement des techniques graphiques comme la gravure à l’eau-forte et la linogravure. Le 12 janvier 1926, Pierneef et sa deuxième épouse, Marian Frances Schoop, qu’il venait d’épouser, embarquèrent à bord d’un cargo, le SS Toba, pour rejoindre l’Afrique du Sud via Port-Saïd, en longeant la côte est. C’est au cours de ce voyage de noces qu’il peignit plusieurs de ses tableaux impressionnistes les plus spontanés qui aient été conservés. Le SS Toba étant resté à quai à Dar es Salaam pendant plusieurs jours au cours de la troisième semaine de février 1926, Pierneef put esquisser plusieurs vues évocatrices de la vieille ville, tant depuis le pont du bateau à vapeur que depuis la terre ferme. Ils étaient les deux seuls passagers à bord, ce qui permit à Pierneef d’installer son chevalet et d’utiliser son carnet de croquis pour capturer en plein air l’architecture vernaculaire exotique et les scènes portuaires de Dar es Salaam . Associées au lot x, ces aquarelles soulignent encore davantage sa fascination pour la lumière tropicale, les palmiers et les paysages urbains côtiers, marquant un écart extrêmement rare par rapport à ses représentations habituelles de paysages sud-africains pour se tourner vers des sujets urbains et côtiers d’Afrique de l’Est.
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