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Joseph FOUCHE (1759-1820). Manuscrit autographe intitulé « Circulaire aux préfets et agens du ministère de la police, au sujet de la rentrée du Roi dans la capitale, et des nouveaux rapports qui vont s’établir entre le ministre et ses subordonnés ». S.l.n.d. [circa juillet 1815]. 3 pp. petit in-folio. Ratures, ajouts et corrections. Après les Cent-Jours, Fouché, ministre de la Police reconduit, appelle à l’union nationale autour de Louis XVIII pour ramener le calme en France et sauver la Patrie : Le Roi a repris l’exercice [phrase biffée]. Vos relations vont s’établir sur deux grands objets, l’affermissement de l’ordre public et la pacification de la France. Dans les circonstances où nos revers nous avoient placés aucun moyen de Salut ne pouvoit plus être tenté sans avoir un gouvernement reconnu des autres puissances. Cet obstacle vient de cesser et cette première condition est remplie par la rentrée du Roi dans la capitale. Cet événement qui a arresté le cours de nos malheurs nous rendroit bientôt la paix. Si les voeux du roi étoient exaucés ; mais on ne peut parler de paix aux souverains aussi longtemps qu’ils ne verront pas dans la fin de nos agitations et dans l’union du peuple et du trône un gage certain de notre repos et du repos de l’Europe. Nos discordes nous ont fait assez de mal : faut-il encore leur sacrifier notre existence nationale ? Quand il n’a été question que des moyens de prévenir ou de repousser la guerre, le patriotisme a pu hésiter entre diverses opinions. Il ne peut avoir maintenant qu’un seul but, celui de mettre un terme aux ravages de la France. La nécessité désarme même le courage. Le vœu de la paix sort de tous les cœurs parce qu’il est l’expression de tous les intérêts. Il subjuguera tous les partis, il triomphera de leurs passions parce que tous les partis sont composés de français. Les conditions même de la paix dépendent encore de notre union intime avec le Monarque. La lutte des négociations est toute nationale et se lie à la cause de notre indépendance. Quels que soient ses revers un grand peuple, par la voix du chef de l’Etat peut encore réclamer et faire triompher ses droits parce que la justice est est [sic] hors d’atteinte des coups de la fortune, mais la voix des factions justement repoussée ne parviendrait pas à se faire entendre. La résistance physique n’étant plus légitime, la résistance morale est inutile, le véritable devoir comme le vrai courage est maintenant de nous réunir en faisceau autour du monarque. Que l’armée recueille un honneur nouveau en suivant l’exemple de cette union, et notre patrie en reprenant son rang parmi les Etats de l’Europe retrouvera dans sa fidélité et dans une longue paix de nouvelles sources de prospérité. La dernière page porte l’ébauche d’une proclamation adressée aux Français de tous les partis, de toutes les opinions, de toutes les classes leur promettant toute l’étendue des libertés et des droits que vous désirez depuis 1789 : représentation nationale indépendante, des chambres dotées de vastes pouvoirs, ministère prudent et responsable, liberté de la presse, abolition des droits féodaux et des privilèges, etc.
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