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Pandolfini

136 - Peintre siennois, XVIIe siècle

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Peintre siennois, XVIIe siècle LA FUITE DE CLOELIA DU CAMP DE PORSENNA huile sur toile, 198 x 301 cm Peintre siennois, XVIIe siècle LA FUITE DE CLOELIA huile sur toile, 198 x 301 cm Ce tableau inédit, dont il est question ici, représente La fuite de Clelia du camp de Porsenna, l’un des épisodes les plus célèbres de la tradition historique et légendaire romaine. Selon le récit transmis par les sources antiques, la jeune Clelia, livrée en otage au roi étrusque Porsenna après le siège de Rome, réussit à s’échapper en traversant le Tibre à la nage avec d’autres jeunes filles romaines, devenant ainsi un symbole de courage, de vertu civique et d’amour de la patrie. Ce sujet, particulièrement apprécié dans la culture figurative de l’époque moderne pour sa forte valeur morale et héroïque, offre au peintre l’occasion de développer une composition riche en personnages, en gestes emphatiques et en contrastes chromatiques. D’un point de vue stylistique, l’œuvre révèle des caractéristiques qui s’inscrivent pleinement dans la tradition de la peinture siennoise de la seconde moitié du XVIIe siècle. La construction monumentale des personnages, la plasticité accentuée des corps, le caractère théâtral des poses et le goût pour les drapés amples et très animés renvoient à la culture figurative qui s’est développée à Sienne au milieu du XVIIe siècle. La palette, dominée par des couleurs brillantes et émaillées, contribue à conférer à la scène une intensité narrative vivante, tandis que le trait pictural, à la fois souple et énergique, met en évidence la volonté d’exalter la dimension héroïque de l’épisode. Les comparaisons stylistiques les plus convaincantes peuvent être établies avec l’œuvre de Bernardino Mei, dont le tableau rappelle la monumentalité des figures, l’élégance des drapés et la richesse chromatique, sans pour autant offrir suffisamment d’éléments pour en soutenir une attribution directe. De même, les affinités avec le langage de Raffaello Vanni sont évidentes, notamment en raison de ce classicisme encore bien ancré dans la structure compositionnelle, mais ravivé par une gamme chromatique intense et lumineuse, capable de conférer une force expressive particulière au récit. Le choix, anachronique mais parfaitement cohérent avec la culture figurative du XVIIe siècle, de placer en arrière-plan une vue de la Rome contemporaine de l’artiste présente un intérêt particulier. Bien que l’histoire se déroule traditionnellement au VIe siècle av. J.-C., le peintre insère en effet, dans la partie supérieure droite de la composition, une vue synthétique mais reconnaissable de la ville, dans laquelle on distingue, de droite à gauche, le château Saint-Ange, la basilique Saint-Pierre et le Colisée. Les monuments sont représentés selon une disposition délibérément condensée et idéalisée, dépourvue de toute intention topographique, mais conçue pour réunir en une seule vue les principaux symboles de la Ville éternelle. Ce procédé, fréquent dans la peinture baroque, ne répond pas à des exigences de véracité historique, mais à la volonté d'établir un dialogue entre le passé héroïque de Rome et sa grandeur monumentale, en offrant à l'observateur une image immédiatement reconnaissable et fortement évocatrice de la capitale de la chrétienté.

Texte traduit par DeepL.
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Vente

Arcade | Peintures du XVe au XVIIIe siècle
mercredi 11 novembre
10:00
Palazzo Ramirez Montalvo, 26 Borgo degli Albizi
50122 Florence, Italie

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